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Après une année record, le cours de l’or peut‑il poursuivre sa progression en 2026 ?

Or 2026 entre envolée vers 5 000 dollars et scénario de stabilisation. Analyse complète des prévisions des grandes banques et des moteurs du marché.

Temps de lecture : 2 minutes

Après une année record, le cours de l’or peut‑il poursuivre sa progression en 2026 ?

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En bref

• L’or signe en 2025 sa plus forte performance depuis 1979, porté par l’affaiblissement du dollar, les baisses de taux et les achats massifs des banques centrales• Les grandes institutions financières anticipent encore une progression en 2026, avec des scénarios allant de la stabilisation autour de 4 400 dollars à des pics proches ou au-dessus de 5 000 dollars• Les politiques budgétaires américaines, la crédibilité de la Fed, la géopolitique et l’appétit des investisseurs institutionnels resteront les moteurs clés• Certains acteurs comme Citi envisagent aussi un scénario de repli progressif si l’économie américaine retrouve une trajectoire jugée plus rassurante

Une année record qui bouscule les repères historiques

L’année 2025 restera comme un tournant pour le cours de l’or, avec une envolée supérieure à 70% après une progression déjà marquante en 2024. Cette dynamique rappelle la période explosive de 1979, lorsque la matière première avait bondi sous l’effet des chocs énergétiques et des tensions économiques globales. Les comparaisons ne servent pas uniquement la nostalgie financière, elles soulignent surtout une transformation profonde de la perception de l’or par les marchés.

Les tensions politiques, la volatilité liée aux choix économiques américains, l’affaiblissement notable du dollar face aux grandes devises, mais aussi les fragilités du marché obligataire ont renforcé la recherche d’actifs jugés protecteurs. Dans ce contexte, l’or a retrouvé un statut central pour de nombreux investisseurs institutionnels et étatiques.

A lire aussi : Le choc financier qui se prépare pourrait propulser l’or vers des sommets jamais imaginés, ceux qui n’anticipant rien risquent d’assister impuissants au basculement.

Les banques centrales, véritable moteur du marché

Les achats prolongés des banques centrales, particulièrement en Asie et dans plusieurs économies émergentes, constituent un soutien déterminant. La diversification hors dollar est devenue une stratégie assumée. L’accumulation d’or ne relève plus seulement d’une réaction défensive face à des sanctions financières internationales, elle s’inscrit désormais dans une logique d’indépendance monétaire accrue et de restructuration des réserves.

Les baisses de taux opérées par la Réserve fédérale, enclenchées dès l’automne 2025, renforcent encore cette dynamique. Un coût de l’argent plus faible augmente l’attrait d’un actif qui ne verse ni dividende ni coupon, mais qui offre une stabilité recherchée face aux incertitudes macroéconomiques. La baisse marquée du dollar a ajouté une impulsion supplémentaire, rendant les achats plus attractifs pour les investisseurs dont la référence n’est pas la devise américaine.

2026 peut-elle pousser l’or vers une nouvelle dimension ?

Le marché se tourne désormais vers 2026 avec une question centrale : la progression peut-elle continuer ou la phase actuelle marque-t-elle un sommet ? Les grandes banques d’investissement semblent loin d’afficher une vision homogène, preuve que l’année s’annonce stratégique.

Les scénarios optimistes : les 5 000 dollars en ligne de mire

Goldman Sachs entrevoit encore une phase haussière, avec un objectif proche de 4 900 dollars l’once fin 2026. La banque mise sur une poursuite des achats par les banques centrales, sur de nouveaux assouplissements monétaires américains et sur l’appétit croissant des ETF spécialisés. Deutsche Bank adopte une posture proche, avec une moyenne autour de 4 450 dollars et des pics possibles entre 3 950 et près de 5 000 dollars.

UBS souligne une maturation progressive du marché de l’or, désormais vu comme un actif stratégique de long terme plutôt qu’un simple outil défensif. La banque helvétique estime que la trajectoire haussière pourrait encore s’étirer avant une stabilisation plus tardive, tout en laissant ouverte la possibilité d’un test technique vers les 5 000 dollars.

Les projections prudentes : un marché robuste mais pas éternellement haussier

D’autres acteurs privilégient une vision plus tempérée. Bank of America anticipe un palier autour de 4 500 dollars en 2026 avant une détente possible en 2027. Citi se distingue encore davantage en évoquant un scénario de recul progressif après un premier trimestre solide. Si l’économie américaine montre des signes convaincants de redressement, si les tensions commerciales s’allègent et si la confiance revient, l’attrait refuge pourrait logiquement se réduire.

Cette prudence ne supprime pas l’idée d’un marché résilient. Même dans ce cadre plus mesuré, Citi reconnaît qu’une probabilité non négligeable existe pour un scénario fortement haussier, soutenu par une inquiétude durable sur la dette américaine, la stabilité des politiques économiques et la géopolitique.

2026 sera aussi une affaire de politique monétaire et de confiance

La désignation du futur président de la Fed par Donald Trump constitue une variable clé. La pression exercée sur la politique monétaire américaine pourrait modifier profondément la perception des investisseurs. Moins de crédibilité monétaire, plus de doutes sur la gouvernance économique et davantage de volatilité budgétaire renforceraient mécaniquement l’intérêt porté au cours de l’or.

Les investisseurs surveilleront également la dynamique du marché obligataire, la solidité du système financier, l’évolution des tensions géopolitiques et la manière dont les ménages réorientent ou non une part plus importante de leur patrimoine vers l’or physique, les ETF, ou les valeurs minières.

Le poids croissant des investisseurs privés

Un élément attire l’attention : la place de l’or dans les portefeuilles des ménages atteint déjà un sommet, autour de 3,5% de leurs actifs selon les estimations. L’entrée progressive de nouveaux profils d’investisseurs, plus jeunes, plus technophiles, et davantage attentifs à la notion de protection du patrimoine, contribue à élargir la base du marché. Cette tendance structurelle, si elle se confirme, peut prolonger le cycle actuel.

Sources : BDOR

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