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« Le marché de l'emploi est trop faible » : un gouverneur de la Fed plaide pour une baisse des taux

La Fed pourrait baisser les taux dès décembre face à l’essoufflement de l’emploi et à la consommation en berne.

Temps de lecture : 2 minutes

« Le marché de l'emploi est trop faible » : un gouverneur de la Fed plaide pour une baisse des taux

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En bref

  • Christopher Waller (Fed) soutient une baisse de taux lors de la réunion de décembre

  • L’emploi américain stagne et freine la croissance

  • La consommation ralentit, l’inflation se stabilise autour de 2 %

  • La Fed donne la priorité au marché du travail face à un contexte économique incertain

  • Une nouvelle baisse de 25 points de base est fortement envisagée

Alors que les marchés anticipent un éventuel virage monétaire, Christopher Waller, membre influent du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine, a déclaré lundi que les conditions actuelles justifient une nouvelle baisse des taux dès la réunion de décembre. Ses déclarations, relayées par Bloomberg, mettent en lumière un diagnostic inquiétant du marché du travail américain.

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Un emploi au point mort, une consommation fragilisée

Dans ses prises de parole, Waller insiste : le marché de l’emploi montre des signes évidents d’essoufflement. Les embauches ralentissent, les perspectives se détériorent, et les entreprises annoncent de plus en plus de projets de suppressions de postes.

Du côté de la demande, le constat est tout aussi préoccupant. La consommation des ménages les plus modestes fléchit, notamment dans les secteurs de l’automobile et du logement, où les difficultés d’accessibilité continuent de peser lourdement. Les entreprises, elles, évoquent des arbitrages clairs : les investissements en intelligence artificielle se font souvent au détriment des embauches.

Un infléchissement des taux pour « assurer le coup »

Christopher Waller s’est déclaré favorable à une réduction d’un quart de point du taux directeur lors de la réunion prévue les 9 et 10 décembre. Ce mouvement aurait pour objectif de fournir une assurance supplémentaire au marché du travail, tout en considérant que l’inflation sous-jacente est désormais proche de la cible des 2 %.

Il souligne que les anticipations d’inflation restent bien ancrées, et que les récents droits de douane ne sont que des chocs ponctuels sur les prix, sans réel risque d’accélération généralisée. Autrement dit, selon lui, le contexte inflationniste actuel ne justifie plus une politique monétaire aussi restrictive.

Une économie à deux vitesses

Waller ne cache pas sa préoccupation face à une fracture croissante entre entreprises et ménages. Il estime que si les conditions de financement restent « lâches » pour les grandes entreprises, elles sont bien plus contraignantes pour les foyers américains, en particulier pour la moitié inférieure de l’échelle des revenus.

Le gouverneur juge également que les déficits publics ne constituent pas un danger immédiat, même si le niveau actuel de 6 % du PIB n’est pas soutenable à long terme. À court terme, aucun signal de stress majeur ne semble venir des marchés obligataires.

Une Fed divisée, des décisions plus incertaines

La tonalité générale du discours de Waller révèle une Fed plus hésitante qu’auparavant, où les votes se jouent parfois à une voix près. Cette instabilité contribue à l’incertitude des marchés, qui peinent à anticiper les décisions futures de l’institution.

Il confirme également qu’une reprise soudaine du marché de l’emploi pourrait retarder la prochaine baisse, mais que dans l’état actuel, les données disponibles suffisent pour justifier un assouplissement. D’autant que le retard pris dans certaines publications statistiques officielles ne change pas l’image globale de l’économie, jugée suffisamment claire pour agir dès à présent.

Vers une nouvelle expansion du bilan ?

Autre sujet sensible abordé : le bilan de la Fed. D’après Waller, les taux de marché remontent doucement, signalant une rareté croissante des réserves. Il anticipe une reprise de la croissance du bilan d’ici un à deux mois, une trajectoire désormais difficile à éviter.

Vers un nouveau régime monétaire ?

Les signaux sont nombreux : ralentissement économique, marché de l’emploi sous pression, consommation hésitante, inflation contenue. L’intervention de Christopher Waller marque un tournant dans la communication de la Fed, qui semble désormais prête à privilégier la stabilité de l’emploi à celle des prix.

En parallèle, l’environnement mondial devient de plus en plus incertain, entre pressions budgétaires et ajustements de politique monétaire. Cette évolution ouvre potentiellement un nouveau cycle plus accommodant avec des conséquences majeures pour les marchés obligataires, les devises et les actifs tangibles.

L’or, grand gagnant du changement de cap ?

Face à la perspective d’un assouplissement monétaire durable, les regards se tournent à nouveau vers l’or, valeur refuge par excellence. La faiblesse persistante du dollar, les tensions géopolitiques, les incertitudes fiscales et les doutes sur la croissance mondiale alimentent une dynamique favorable au métal jaune.

Dans ce contexte, les stratégies d’investissement dites « alternatives » prennent tout leur sens : achat d’or physique, débancarisation partielle, placements optimisés fiscalement ou encore transmission patrimoniale protégée. Un virage que nombre d’épargnants français semblent enclencher, à mesure que les signaux de la Fed se précisent.

Sources : BDOR

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