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L'Italie toujours un danger pour l'Europe

Depuis ces dernières années, l’Italie a bien du mal à maintenir la tête hors de l’eau et ce, malgré une politique accommodante menée par la Banque Centrale Européenne (BCE). Alors que la BCE entend bien changer de braquet en septembre et envisage de relever ses taux directeurs, devons-nous nous inquiéter ?

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L'Italie toujours un danger pour l'Europe

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Depuis ces dernières années, l’Italie a bien du mal à maintenir la tête hors de l’eau et ce, malgré une politique accommodante menée par la Banque Centrale Européenne (BCE). Alors que la BCE entend bien changer de braquet en septembre et envisage de relever ses taux directeurs au début de l’année 2019, on est en droit de s’inquiéter au sujet de l’Italie, elle représente un danger potentiel pour l’économie de l’Union européenne…

Cours de l'Or du 26/03/2018 :

Lingot d'Or = 34 280,00 € Lingotin d'Or 5g = 190,00 € 20 Francs Or Napoléon = 205,20 €50 Pesos Or = 1 300,50 €

Cours de l'Or

Des banques italiennes à l’agonie

L’Italie, en plus d’être dans une situation politique complexe, après l’absence d’une majorité à l’issue des élections législatives et sénatoriales qui ont eu lieu début mars, est en difficulté financière. Plusieurs banques régionales ont déjà fait faillite l’an passé et l’une des plus anciennes banques au monde, Monte dei Paschi, n’est pas passée loin de la banqueroute.

Le sauvetage de la banque italienne historique a d’ailleurs coûté la modique somme de 5,4 milliards d’euros à l’État italien.

Il y a eu aussi deux banques vénitiennes, Banco Popolare di Vicenza et Veneto Banca, qui ont fait l’objet d’un sauvetage public pour échapper à leur mise en liquidation par l’Europe. Et à ce jour, le système bancaire italien dans son ensemble reste particulièrement fragile.

Un État en mauvaise posture

L’État italien est donc intervenu pour éviter la faillite de ces banques qui elles-mêmes ont investi massivement dans la dette gouvernementale, comme c’est le cas ailleurs dans les autres pays européens. Ces banques sont donc désormais intimement liées à leur gouvernement et vice-versa. Une relation de codépendance que l’on peut pour le moins qualifier de malsaine : si l’État est moins performant, le secteur bancaire peut être impacté… et si les banques vacillent, c’est l’État qui doit mettre la main au porte-monnaie au risque de se retrouver bien démuni. Le serpent qui se mord la queue en quelque sorte.

Des bons du Trésor encombrants

Les banques italiennes ont commencé à se débarrasser de leurs bons du Trésor italien courant 2016. Ils représentent encore pourtant 20 % de leurs actifs, ratio parmi le plus élevé au monde, la Banque centrale italienne en a déjà racheté 350 milliards. Elle en détient plus que la totalité des banques italiennes ! Elle est ainsi le deuxième porteur de dette italienne…

Banque centrale comme banques italiennes sont ainsi surexposées à la dette italienne. Mais elles ne sont pas les seules : de nombreuses banques de pays européens eux aussi en difficulté détiennent de la dette italienne – comme la belge Dexia, la portugaise Caixa Central de Crédito Agrícola Mútuo, l’espagnole Banco de Sabadell ou les françaises SFIL… ou BNP Paribas – ce qui augmente les risques de crise majeure en Europe en cas de crise bancaire italienne…

Un danger pour l’Europe

Quand on sait que les banques italiennes dépendent de la Banque d’Italie (banque centrale italienne), qui est elle même une succursale de la BCE, on est en droit de s’inquiéter sur le fait que 18% de la dette du pays soit ainsi détenue par la BCE. Au dernier trimestre 2017, les banques italiennes ont ainsi revendu 40 milliards de dette à la BCE (traduction concrète de ce que l’on appelle les « rachats d’actifs »). Imaginez ainsi la situation si les banques italiennes faisaient faillite. Mais la Banque Centrale Européenne est également responsable de la situation : durant les dernières années, elle a fourni une quantité colossale de liquidités aux banques italiennes et européennes, les maintenant sous assistance respiratoire, ainsi qu’au marché obligataire. Mais avec la fin des QE et de sa politique accommodante, la BCE risque d’achever les malades.

Enfin n’oublions pas qu’à ce jour, l’Italie est dans l’impossibilité de former un gouvernement, et qu’en dehors de la Grèce, nos amis transalpins sont le pays le plus endettés d’Europe… L’économie italienne n’a pas la taille de l’économie grecque, et les Allemands ne voudraient sans doute pas sauver Rome en cas de faillite… or l’Italie c’est presque 132% de dettes sur PIB soit 2 300 milliards d’euros !

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crédit photo : By Lalupa (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], via Wikimedia Commons

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Sources : BDOR

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