Poutine reconnaît le ralentissement russe, entre PIB en recul, déficit budgétaire, inflation persistante et risque bancaire.
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Sommaire
En bref
Vladimir Poutine a publiquement demandé des explications sur la faiblesse des indicateurs économiques russes.
Le PIB russe aurait reculé de 1,8 % sur janvier et février.
L’industrie, la production manufacturière et la construction affichent une dynamique négative.
Le déficit budgétaire s’est creusé au premier trimestre, tandis que les revenus pétroliers ont chuté.
Le marché du travail reste extrêmement tendu, avec un chômage proche de 2 %.
Plusieurs alertes évoquent un risque de crise bancaire si les défauts de paiement se multiplient.
Le ton employé par Vladimir Poutine lors d’une réunion télévisée consacrée à l’économie russe marque un changement notable dans la communication du Kremlin. Après plusieurs mois d’alertes internes sur les déséquilibres financiers du pays, le président russe a publiquement reconnu que les indicateurs macroéconomiques évoluaient en dessous des attentes.
Selon les éléments présentés lors de cette réunion, le PIB russe aurait reculé de 1,8 % en cumul sur janvier et février. La production manufacturière, l’industrie et la construction ont également basculé en territoire négatif, ce qui traduit un essoufflement plus large que le simple ralentissement conjoncturel.
Vladimir Poutine a demandé à ses responsables économiques de détailler les causes de cette trajectoire inférieure aux prévisions des experts, du gouvernement et de la Banque centrale de Russie. Autour de la table figuraient notamment le Premier ministre Mikhaïl Michoustine, Maxim Orechkine, Denis Mantourov, Alexandre Novak, Elvira Nabioullina et le dirigeant de la banque PSB.
A lire aussi : Le cours de l’or pourrait devenir le refuge que les marchés sous-estiment encore face au choc financier mondial.
Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, l’économie russe fonctionne sur un équilibre fragile. Les sanctions occidentales ont réduit une partie des débouchés énergétiques, tandis que les dépenses militaires massives ont soutenu artificiellement l’activité.
Cette mécanique avait permis à la Russie d’afficher une croissance de 4,1 % en 2023 puis de 4,9 % en 2024. Le ralentissement s’est accentué ensuite, avec une progression limitée à 1 % l’an dernier. Pour l’année en cours, le Kremlin tablait encore sur une croissance de 1,3 %, une prévision désormais fragilisée par la faiblesse des premiers mois.
Le budget russe subit aussi la baisse des recettes liées au pétrole. Le déficit budgétaire aurait atteint 58,6 milliards de dollars au premier trimestre, tandis que les revenus fiscaux pétroliers du mois de mars auraient chuté de moitié sur un an.
La flambée des prix du pétrole liée à la guerre en Iran aurait pu offrir une bouffée d’oxygène à Moscou. La levée de certaines sanctions américaines sur le pétrole russe par l’administration Trump ouvrait aussi la voie à des revenus supplémentaires.
La Russie ne parvient pourtant pas à exploiter pleinement cette fenêtre. Les attaques répétées de drones ukrainiens contre des infrastructures d’exportation russes perturbent les flux et limitent la capacité de Moscou à transformer la hausse des prix en recettes budgétaires immédiates.
Cette contrainte renforce la vulnérabilité d’un modèle économique déjà dépendant des hydrocarbures, des dépenses publiques et du financement de guerre.
Elvira Nabioullina, gouverneure de la Banque centrale de Russie, a rappelé que le chômage restait à un plus bas historique proche de 2 %. Derrière ce chiffre flatteur, l’économie russe affronte surtout une raréfaction de la main-d’œuvre disponible.
La guerre a absorbé une partie des travailleurs, obligeant les entreprises à se concurrencer pour recruter. Cette pénurie entretient les hausses de salaires, alimente l’inflation et complique la tâche de la banque centrale.
La responsable monétaire a décrit une situation inédite dans l’histoire récente du pays : des limites durables sur le travail disponible, combinées à une détérioration persistante des conditions extérieures pour les exportations comme pour les importations.
La tension sur le marché du travail et l’inflation élevée ont maintenu les taux directeurs à des niveaux restrictifs. Même avec un léger assouplissement récent, le coût du crédit reste lourd pour les entreprises et les ménages.
Plusieurs responsables russes auraient averti Vladimir Poutine qu’une crise financière pouvait apparaître dès l’été si l’inflation continuait de déraper. Des entreprises fragilisées par les taux élevés et la consommation plus faible retardent les paiements, réduisent les horaires ou placent des salariés en congé forcé.
Le risque se transmet ensuite aux ménages. Des emprunteurs moins payés ou moins employés remboursent plus difficilement leurs crédits, ce qui accroît le danger pour les banques.
Un responsable russe cité anonymement par le Washington Post évoquait déjà la possibilité d’une crise bancaire ou d’une crise des impayés. Le Center for Macroeconomic Analysis and Short-Term Forecasting, un institut russe soutenu par l’État, avait aussi averti qu’une crise bancaire pouvait survenir si les problèmes de prêts s’aggravaient et si les déposants retiraient leurs fonds.
Selon notre expert : L’or grimpe pendant que les banques tremblent et ce détail pourrait changer la stratégie des épargnants.
Les banques russes ont déjà alerté sur un risque de crise de la dette, nourri par les taux élevés et la capacité réduite des emprunteurs à honorer leurs échéances. Le président de l’Union russe des industriels et entrepreneurs a même décrit de nombreuses sociétés comme proches d’une situation de pré-défaut.
Cette expression traduit une fragilité concrète : des entreprises encore actives, mais incapables de supporter longtemps la combinaison entre crédit cher, demande affaiblie, coûts salariaux élevés et recettes d’exportation instables.
Le malaise exprimé par Vladimir Poutine ne relève donc pas uniquement d’un écart statistique. Il révèle une économie de guerre qui a longtemps résisté grâce aux dépenses publiques, mais qui commence à rencontrer ses propres limites financières.
Sources : BDOR - BFM - Blue News - L'Express
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