Consensus rassurant, risques géopolitiques, inflation en repli, taux appelés à baisser: une lecture 2026 et une allocation axée obligations et liquidités.
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Sommaire
En bref
Un consensus de prévisions très serré table sur une année 2026 « normale », ce qui alimente un signal d’alerte chez certains stratégistes.
Zone euro attendue autour de 1 % de croissance, portée surtout par l’Allemagne et ses plans défense-infrastructures.
Chine vue en léger ralentissement après une année dopée par les exportations, pendant que la consommation reste en retrait.
Aux États-Unis, le scénario se joue entre freinage économique et relance orientée pouvoir d’achat énergie crédit logement, avec l’ombre des élections de mi-mandat.
Vision à contre-courant inflation orientée vers le bas et baisse des taux d’intérêt plus marquée que prévu, y compris via une action sur les taux longs.
Allocation privilégiant les produits de taux obligations et dette privée, prudence sur les actions jugées chères, constitution de liquidités pour viser une correction de 10 à 15 %.
Risque de change euro-dollar neutralisé via des supports couverts, logique de protection du capital.
Fil conducteur diversification et arbitrages réguliers en gestion pilotée.
Janvier installe souvent un décor de prévisions bien rangées. Les grandes maisons, les institutions internationales et les bureaux d’étude publient leurs trajectoires de croissance, d’inflation et de politique monétaire. Cette fois, un point ressort avec force : les estimations se ressemblent à quelques décimales près. Un alignement qui donne l’image d’un atterrissage sans heurts, comme une répétition de 2025, avec des frictions commerciales supposées moins présentes.
Le problème tient moins aux chiffres qu’à la mécanique de marché qu’ils peuvent déclencher. Quand les anticipations se rejoignent trop vite, la marge d’erreur se rétrécit. Et l’année 2026 a déjà montré, en quelques semaines, sa capacité à remettre la géopolitique au centre de l’équation, du dossier Groenland aux tensions impliquant l’Iran et le Venezuela, sans oublier le retour des débats sur les droits de douane.
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La lecture pour la zone euro paraît la plus simple dans ce cadre. L’activité reste fortement corrélée au moteur allemand. Les plans annoncés sur la défense et les infrastructures sont appelés à irriguer l’économie, avec un effet maximal plutôt attendu en 2027. Une partie de l’impulsion pourrait tout de même se matérialiser dès 2026.
Le résultat projeté reste modeste : une zone euro autour de 1 % de croissance, proche de son régime de croisière, sans accélération spectaculaire. La France serait en mesure de faire un peu mieux que les scénarios prudents, autour de 1,2 % dans l’hypothèse la plus favorable.
La Chine a affiché une progression conforme à son objectif politique, portée par une dynamique d’exportations très offensive. Les flux vers les États-Unis ont reculé, puis les volumes ont été réorientés vers l’Asie du Sud-Est et l’Europe. Cette stratégie a soutenu l’activité, pendant que la consommation intérieure restait plus fragile.
La suite est décrite comme un ralentissement contrôlé, avec une croissance susceptible de glisser vers 4,6 % si la demande domestique ne prend pas le relais. Un plan de relance demeure une option plausible pour stabiliser le rythme, sans promesse d’un retour aux cadences d’il y a dix ans.
L’incertitude majeure se situe côté américain, avec une fourchette de croissance bien plus large que dans les autres zones. Des signaux de ralentissement existent, notamment sur le marché du travail. En face, une stratégie très lisible se dessine : s’attaquer aux trois gros postes du budget des ménages.
La baisse du prix de l’énergie apparaît comme une cible politique. Le raisonnement combine plusieurs leviers : montée en puissance progressive du Venezuela, pression pour maintenir une offre élevée côté saoudien, volonté de remettre des barils iraniens sur le marché via un durcissement du rapport de force et un jeu sur les sanctions. L’idée n’est pas un choc immédiat, plutôt une trajectoire qui vise un pétrole nettement plus bas, avec un cap affiché autour de 50 dollars et un scénario de long terme encore plus agressif.
Autre angle : le coût des cartes de crédit, jugé excessif. L’annonce d’un plafond très bas sert de point d’ancrage pour obtenir une baisse effective, tout en renforçant le pouvoir d’achat par le canal du crédit. Un chèque direct aux ménages est aussi évoqué comme instrument de soutien.
Le troisième volet porte sur l’immobilier : réduire les contraintes réglementaires et accélérer la construction pour créer une offre abondante, avec l’objectif de peser sur les prix. La baisse des taux intervient ici comme amplificateur, à condition d’agir aussi sur la partie longue de la courbe.
Les élections de mi-mandat reviennent comme une horloge interne de la stratégie américaine. Une perte de majorité au Congrès peut bloquer une partie du programme et ouvrir un front judiciaire beaucoup plus lourd. Cette contrainte de calendrier pousse à des actions rapides et à des annonces fortes, avec une volatilité politique susceptible de se transmettre aux marchés.
Un diagnostic structurel accompagne cette lecture : la croissance mondiale suivrait une pente descendante de long terme. La démographie sert de fil rouge. La baisse des taux de fécondité, l’accélération du vieillissement et la diminution de la population active pèsent sur le potentiel de croissance, en Chine comme au Japon, et plus largement dans les économies développées.
Ce cadre change la lecture des cycles : moins de croissance tend à limiter les tensions de demande et modifie l’équilibre inflation-emploi.
Le consensus décrit une inflation qui se stabilise à un niveau « normatif ». Une autre lecture met l’accent sur des forces désinflationnistes : ralentissement conjoncturel, dégradation de l’emploi, hausse de productivité liée à l’automatisation, à la robotisation et à la digitalisation, marges moins faciles à étendre, énergie moins explosive.
Dans ce scénario, l’inflation continuerait de reculer, vers un voisinage de 1 % en zone euro et vers 2 % aux États-Unis.
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La variable qui pilote le reste reste le niveau des taux. Là encore, le consensus estime que le cycle de baisse touche à sa fin. La thèse inverse parie sur de nouvelles baisses en Europe, et sur des baisses plus massives aux États-Unis.
La mécanique évoquée va au-delà des taux courts : une pression politique viserait aussi les taux longs, via un retour d’achats d’actifs, pour faciliter le crédit et redonner de l’oxygène au logement. La boucle recherchée devient cohérente : taux courts en baisse, taux longs contenus, crédit moins cher, immobilier plus accessible.
Dans une allocation présentée comme équilibrée, le choix central consiste à capter un niveau de rendement encore élevé par rapport à l’inflation, avant une éventuelle détente.
Renforcement des expositions obligations via des fonds datés, avec une attention portée aux maturités autour de 2031 et possiblement au-delà.
Maintien d’un socle en dette privée, considéré comme un pilier, tout en gardant une taille maîtrisée compte tenu du risque.
Poids total des produits de taux pouvant approcher 35 % (obligataire coté et dette privée réunis) dans l’exemple donné.
Le compartiment actions est traité avec davantage de réserve. Les valorisations liées à l’intelligence artificielle sont jugées exigeantes, avec une dépendance forte à la poursuite d’une croissance rapide des résultats. Une réduction de l’exposition actions autour de 20 % est citée, accompagnée d’un renforcement de liquidités logées sur des supports prudents, dans l’attente d’un point d’entrée.
Une correction de 10 à 15 % est évoquée comme fenêtre possible pour remonter l’exposition vers 27-28 %, voire davantage si le mouvement est plus profond.
Sur le non coté, l’idée repose sur l’apparition d’opportunités, avec une « réalité des prix » plus visible sur certains actifs. L’accent est mis sur des véhicules evergreen, plus liquides que les fonds traditionnels bloqués.
Les matières premières sont abordées à faible allocation, avec une attente d’opportunité, cohérente avec une vision de baisse des matières énergétiques.
Côté immobilier, le scénario devient plus constructif : croissance modérée et détente des taux forment un cocktail plus favorable. Une poche disposant de liquidités peut alors se permettre d’attendre des points d’entrée sans pression d’investissement immédiat.
L’expérience de 2025 a rappelé qu’une performance boursière américaine peut être effacée en euros quand la devise se retourne. La réponse décrite est nette : ne pas transformer l’allocation en pari de change. La couverture est privilégiée via des supports couverts, avec un objectif premier de préservation du capital en devise domestique.
La conclusion opérationnelle tient en une discipline : diversification, transparence et rééquilibrages réguliers. Les arbitrages deviennent plus tactiques quand les indices s’écartent, avec des seuils d’alerte prêts à être activés. La recherche vise un couple rendement-risque cohérent avec le profil, plus qu’une course au coup parfait.
Une partie des épargnants complète ce type d’allocation financière par des investissements alternatifs orientés protection. L’or physique et l’argent physique, via lingots d’or, lingots d’argent ou pièces d’or, restent souvent cités pour réduire l’exposition au système bancaire, limiter le risque de contrepartie et conserver un actif tangible en réserve de valeur. Cette démarche s’inscrit dans une logique de débancarisation partielle et de sécurisation de l’épargne, avec une gestion prudente des montants, de la liquidité et du stockage.
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