Acheter de l’or trop tard : des milliers de Français disent regretter d’avoir attendu
L’or atteint 4.967,25$ l’once le 23 janvier 2026. En France, de nombreux épargnants regrettent d’avoir attendu trop longtemps avant d’acheter.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 2 minutes

Sommaire
- Un record qui transforme le regret en phénomène collectif
- « J’aurais dû le faire avant » ce que disent les épargnants
- 5.000 dollars : une barrière symbolique qui change tout
- Les banques parlent déjà d’après 5.000 dollars
- Acheter trop tard : oui… mais acheter au pire moment existe aussi
- Investissements alternatifs sécuriser son épargne hors des circuits bancaires
En bref
L’once d’or a franchi la barre des 4.900 dollars et a touché un sommet à 4.967,25 dollars le 23 janvier 2026.
Cette hausse accélère la crainte d’avoir “raté le bon moment”, un sentiment qui se généralise chez de nombreux épargnants français.
Après +65% en 2025, l’or poursuit sa progression en 2026, rendant l’accès psychologique et financier plus difficile.
Plusieurs banques estiment que 5.000 dollars pourrait être dépassé, certains scénarios allant jusqu’à 7.150 dollars l’once.
Attendre trop longtemps peut coûter cher, mais acheter au sommet sans stratégie expose aussi à une mauvaise allocation.
Le regret s’installe souvent quand le marché valide un nouveau record. Et l’or, en ce début 2026, en offre l’illustration parfaite. Le 23 janvier, l’once a franchi les 4.900 dollars, jusqu’à inscrire un sommet à 4.967,25 dollars. Un niveau impensable pour beaucoup il y a encore quelques mois, mais qui alimente désormais une question très concrète : les Français ont-ils attendu trop longtemps avant d’acheter ?
Ce sentiment de “trop tard” ne relève plus d’un simple discours de comptoir. Il se diffuse dans les échanges entre épargnants, chez les professionnels du secteur, et jusque dans les arbitrages patrimoniaux. Lorsque le prix accélère, le doute change de camp : ceux qui ont acheté hésitent à renforcer… ceux qui n’ont rien fait commencent à calculer ce qu’ils ont perdu.
Un record qui transforme le regret en phénomène collectif
Le marché de l’or ne progresse pas doucement : il impose des ruptures. Or c’est précisément dans ces phases que se crée la frustration. Quand un actif passe d’un niveau “élevé mais accessible” à un niveau “exceptionnel”, la psychologie bascule.
La hausse récente se nourrit d’un cocktail explosif :
-
tensions géopolitiques persistantes
-
frictions commerciales et menaces de nouvelles barrières tarifaires
-
interrogations autour de la stabilité monétaire américaine
-
affaiblissement du dollar
Ce cadre pèse sur les marchés traditionnels et renforce mécaniquement l’attrait pour l’or. Conséquence : les records s’enchaînent… et ceux qui attendaient “une correction” voient le train s’éloigner.
« J’aurais dû le faire avant » ce que disent les épargnants
Chez beaucoup de particuliers, l’achat d’or n’est pas un acte spontané. Il est précédé de mois, parfois d’années, d’hésitation. Les raisons sont connues :
-
peur d’acheter au mauvais moment
-
manque de compréhension sur le fonctionnement du marché
-
crainte de se faire “avoir” sur les primes ou les frais
-
absence de stratégie patrimoniale claire
Pendant ce temps-là, le marché avance. Et lorsque les prix dépassent une nouvelle marche, le doute initial laisse place à une autre émotion : la certitude d’avoir laissé passer une opportunité.
Cette mécanique se répète à chaque cycle, mais la violence de la progression récente la rend plus visible. Après +65% en 2025, l’or continue de grimper en 2026. Pour un épargnant, le problème devient autant financier que mental : acheter maintenant coûte plus cher… et semble plus risqué.
L’effet pervers du “je vais attendre encore un peu”
L’erreur classique tient dans une croyance très ancrée : celle du point d’entrée parfait. Beaucoup repoussent la décision en espérant une baisse. Or, quand le marché est porté par des facteurs structurels, il peut rester cher longtemps… et devenir encore plus cher.
Le fait que l’once ait atteint 4.967,25 dollars renforce ce biais : l’épargnant se dit qu’un retour en arrière est inévitable. Pourtant, les marchés n’ont aucune obligation de corriger au moment où cela arrange l’acheteur.
5.000 dollars : une barrière symbolique qui change tout
Sur le plan technique et psychologique, 5.000 dollars agit comme une ligne rouge. Une fois franchie, la perception du grand public pourrait se durcir : l’or deviendrait “trop cher” dans l’imaginaire collectif, même si les dynamiques monétaires restent favorables.
Les analystes interrogés par la London Bullion Market Association (LBMA) estiment que 5.000 dollars pourrait être dépassé, soutenu notamment par :
-
une pression sur les taux réels
-
un dollar susceptible de continuer à perdre du terrain
Autrement dit : le seuil est proche, et le marché semble prêt à le tester.
Les banques parlent déjà d’après 5.000 dollars
Les projections des grandes institutions renforcent l’idée que l’or pourrait rester élevé, voire continuer sa progression.
Goldman Sachs vise 5.400 dollars en fin d’année… un niveau déjà dépassé
Goldman Sachs évoque un objectif de 5.400 dollars en fin d’année. Ironie de marché : l’once a déjà dépassé cette cible, ce qui montre à quelle vitesse les modèles doivent être réajustés.
ICBC Standard Bank évoque 7.150 dollars : un scénario extrême mais révélateur
La banque ICBC Standard Bank va plus loin, avec une hypothèse à 7.150 dollars. À partir du sommet de 4.967,25 dollars, le potentiel théorique ressort à environ +44,0%.
Ce chiffre n’est pas une promesse. Il fonctionne plutôt comme un révélateur : certains stratèges considèrent désormais que le marché peut aller beaucoup plus haut si l’environnement politique et monétaire se détériore.
MKS PAMP table sur 5.400 dollars
MKS PAMP vise une zone à 5.400 dollars, soit environ +8,71% par rapport au record du 23 janvier. Là encore, le message est clair : 5.000 dollars pourrait n’être qu’une étape.
Selon notre expert : Banques centrales en alerte, dollar sous pression et tensions partout l’or envoie un signal que beaucoup risquent de regretter très vite.
Acheter trop tard : oui… mais acheter au pire moment existe aussi
Le sujet mérite une nuance essentielle. Regretter d’avoir attendu ne signifie pas qu’il faut acheter dans la précipitation.
Une entrée mal calibrée au sommet peut conduire à :
-
un achat trop important en une seule fois
-
une absence de diversification
-
une stratégie émotionnelle, donc fragile
-
une déception si une consolidation intervient ensuite
La vraie question n’est donc pas “est-ce trop tard ?”, mais “comment éviter de se tromper maintenant ?”
Une approche progressive, étalée, avec un montant cohérent dans l’allocation globale, reste souvent plus rationnelle qu’un achat impulsif déclenché par un record.
Investissements alternatifs sécuriser son épargne hors des circuits bancaires
Dans un climat où les repères monétaires se brouillent, certains épargnants réorientent une partie de leur patrimoine vers des investissements alternatifs adossés à des actifs tangibles. L’acquisition de lingots d’or, de lingots d’argent ou de pièces d’or s’inscrit souvent dans une logique de débancarisation partielle, avec l’objectif de sécuriser une fraction de l’épargne en dehors des circuits bancaires, tout en conservant un actif liquide, reconnu et facilement transmissible.
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?
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