L’AMF fixe ses priorités 2026 : supervision européenne renforcée, relance des marchés, finance innovante, sécurité et confiance accrue.
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Sommaire
En bref
• L’AMF place en tête de ses priorités 2026 la montée en puissance d’une supervision européenne moins morcelée, pour bâtir un marché des capitaux plus unifié.
• Bruxelles veut renforcer les pouvoirs de l’Esma, étape centrale vers l’Union de l’épargne et de l’investissement, afin de mieux orienter l’épargne vers l’économie réelle.
• Le diagnostic est posé sans détour : l’Europe doit financer 750 à 800 milliards d’euros d’investissements annuels, alors que l’épargne reste majoritairement immobilisée sur des livrets.
• La place de Paris veut regagner en dynamique après une année boursière 2025 jugée décevante face à Francfort, Londres, Milan ou Madrid, avec un marché des IPO à l’arrêt.
• L’AMF ajoute trois chantiers structurants : encadrer l’innovation financière à l’ère de l’IA, renforcer la sécurité et la résilience des marchés, et consolider son rôle de référence de confiance.
L’Autorité des marchés financiers aborde 2026 avec un message clair : la compétitivité européenne ne se gagnera pas avec 27 régulations qui avancent en ordre dispersé. À l’occasion de ses vœux à la presse, sa présidente, Marie-Anne Barbat-Layani, a remis au centre du jeu une priorité politique et technique à la fois : pousser vers une supervision financière européenne moins fragmentée, capable de faire émerger un marché des capitaux cohérent face aux mastodontes américain et chinois.
Le sujet dépasse le cadre institutionnel. Il touche directement au financement des entreprises, à la capacité d’innovation du continent et à l’attractivité des grandes places financières européennes Paris en tête, qui entend défendre son rang.
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La Commission européenne a donné le tempo dès le 5 décembre avec une série de propositions visant à renforcer les pouvoirs de l’autorité européenne Esma, jusque-là cantonnée à un rôle de coordination. La logique de Bruxelles est assumée : transférer davantage de leviers à l’échelle européenne et réduire la prééminence des régulateurs nationaux, afin de rapprocher les règles et d’accélérer la convergence.
Au cœur de cette trajectoire se dessine une ambition plus large : l’Union de l’épargne et de l’investissement. L’objectif affiché consiste à fluidifier le passage entre l’épargne disponible et les besoins de financement, en particulier pour soutenir l’investissement productif.
Du côté de l’AMF, le soutien est net. Marie-Anne Barbat-Layani décrit un projet global, pensé comme une réforme structurante, et insiste sur plusieurs axes fortement défendus par le régulateur français : extension de la supervision directe de l’Esma, création d’une logique de groupe européen pour les sociétés de gestion, et reconnaissance d’un statut adapté aux infrastructures de marché paneuropéennes.
Le débat n’est pas uniquement juridique. L’Esma est basée à Paris, ce qui confère à la France un intérêt stratégique à voir son poids renforcé dans l’architecture de supervision. À l’inverse, certains États membres entendent préserver une régulation plus proche du terrain.
Le Luxembourg, en particulier, se montre attentif à conserver une gestion nationale ajustée aux réalités locales, dans un contexte où la gestion d’actifs constitue un marqueur économique majeur pour le pays. Cette tension annonce des arbitrages délicats, car la réforme touche au nerf politique de l’Union : le partage de souveraineté financière.
Le besoin est chiffré et il frappe par son amplitude. Selon le rapport Draghi, l’Union européenne devrait mobiliser 750 à 800 milliards d’euros d’investissements chaque année pour préserver sa compétitivité. Or, une large partie du capital européen reste immobilisée hors des circuits de financement long.
L’AMF pointe un constat devenu central dans la réflexion des régulateurs : environ 70% de l’épargne des Européens se concentre dans des livrets bancaires. Ces supports protègent la liquidité des ménages, mais irriguent faiblement le financement direct des entreprises, notamment via les marchés actions.
Ce décalage, entre épargne abondante et sous-financement relatif du tissu productif, nourrit l’idée qu’une réforme de la supervision et plus largement des marchés de capitaux devient un passage obligé.
L’AMF ne se contente pas d’un discours européen. Le régulateur replace aussi la question de l’attractivité nationale au centre des priorités 2026, en assumant que 2025 n’a pas été une année favorable pour la place de Paris.
Sur le papier, le CAC 40 a progressé d’environ 10,42% en 2025, avec de nouveaux records en séance et en clôture. Le chiffre reste respectable, mais l’écart se creuse avec plusieurs voisins européens :
Francfort : hausse autour de 23% pour le Dax
Londres : progression proche de 21% pour le FTSE 100
Milan : environ +31%
Madrid : environ +49%
La comparaison alimente une inquiétude : les performances relatives comptent autant que les performances absolues quand il s’agit d’attirer des capitaux internationaux, des investisseurs institutionnels, ou des entreprises candidates à une cotation.
L’autre chiffre qui pèse lourd, c’est celui du marché primaire. En France, aucune introduction en bourse n’a été enregistrée sur le marché réglementé en 2025. Ce constat intervient alors que, selon un rapport EY publié mi-décembre, l’Europe a globalement enregistré une baisse de 13% du nombre d’introductions en bourse.
Le contraste est marqué avec d’autres pôles : la Chine et les États-Unis affichent, eux, une progression des IPO, respectivement de 24% et 27%. Cette divergence nourrit l’idée d’un décrochage progressif du financement boursier européen, au profit des grandes zones concurrentes.
Selon notre expert : Les investisseurs retiennent leur souffle face au prochain mouvement qui peut tout changer.
Au-delà de l’unification de la supervision et de la relance de l’attractivité, l’AMF a identifié trois chantiers complémentaires pour 2026.
L’accélération technologique impose une adaptation du cadre de surveillance. L’intelligence artificielle bouleverse déjà :
les outils de trading et d’exécution,
la gestion des risques,
la relation client et le conseil,
la détection d’abus de marché,
l’automatisation de la conformité.
L’AMF entend offrir un cadre propice à l’innovation, tout en gardant une ligne de protection du marché et des investisseurs. Un équilibre délicat, car l’innovation financière progresse souvent plus vite que les textes.
L’environnement de marché reste exposé à des chocs : volatilité, cybermenaces, incidents opérationnels, stress de liquidité. La robustesse des infrastructures et la fiabilité des acteurs deviennent un marqueur de puissance financière.
Cette priorité vise à rendre les marchés plus résistants, y compris lors des phases de tension où la confiance peut se détériorer très vite.
Dans une période faite d’incertitudes et de mutations rapides, l’AMF revendique un cap : réguler la finance pour renforcer la confiance. La présidente insiste sur une méthode combinant détermination, agilité et lisibilité.
Le message est stratégique : dans un marché où la crédibilité institutionnelle influence le coût du capital, la stabilité et la capacité d’attraction, le régulateur se présente comme un acteur de compétitivité, pas seulement comme un gardien.
Face aux incertitudes macroéconomiques, aux tensions sur les marchés financiers et aux risques liés aux intermédiaires, une partie des épargnants se tourne vers des investissements alternatifs visant à diversifier hors des circuits bancaires classiques. Dans ce cadre, les métaux physiques occupent une place particulière : lingots d’or, lingots d’argent, pièces d’or et pièces d’argent répondent à une logique de détention directe, sans risque de contrepartie lié à un émetteur financier.
Cette approche s’inscrit souvent dans une stratégie de débancarisation, avec un objectif clair : sécuriser une fraction de son patrimoine via des actifs tangibles, facilement conservables et historiquement reconnus comme réserve de valeur.
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