Découvert à Sizewell C, un dépôt de 321 pièces d’argent du XIe siècle révèle les mécanismes monétaires, fiscaux et politiques de l’Angleterre médiévale.
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Sommaire
En bref
• 321 pennies d’argent frappés entre 1036 et 1044 ont été mis au jour sur le site de Sizewell C
• La majorité des pièces date des règnes de Harold Ier et d’Harthacnut
• Quatre émissions monétaires distinctes illustrent le contrôle royal sur la monnaie
• Le dépôt correspondrait aux économies d’un notable local
• L’enfouissement coïncide avec les tensions politiques de 1042
La découverte réalisée sur le site de Sizewell C a été qualifiée de véritable capsule temporelle par les équipes de Oxford Cotswold Archaeology. L’excellent état de conservation du dépôt a permis une analyse fine des 321 pièces d’argent exhumées, toutes des pennies frappés sur une période courte comprise entre 1036 et 1044.
L’étude des inscriptions et des motifs montre une prédominance des frappes réalisées sous Harold Ier, surnommé « Pied-de-Lièvre », suivies d’un ensemble significatif émis durant le règne d’Harthacnut. Seules 24 pièces sont attribuées à Édouard le Confesseur, ce qui permet de dater avec précision l’enfouissement du trésor au tout début de son règne.
Au XIe siècle, la monnaie anglaise se distinguait par une succession rapide de types officiels. Le trésor de Sizewell C en fournit une illustration concrète avec quatre émissions clairement identifiables. Les types « Croix de Joyaux » et « Fleur de Lys » correspondent au règne de Harold Ier, tandis que les motifs « Arme et Sceptre » sont liés à Harthacnut. Le type « PACX », plus rare dans le dépôt, marque l’arrivée d’Édouard le Confesseur.
Ce renouvellement fréquent ne relevait pas uniquement d’un choix esthétique. Les changements de motifs limitaient les risques de contrefaçon, stimulaient la circulation monétaire et servaient aussi de levier fiscal. À chaque réémission, les détenteurs devaient échanger leurs anciennes pièces contre les nouvelles, une opération souvent accompagnée d’un prélèvement au profit du pouvoir royal.
Chaque pièce porte au revers le nom du monnayeur et celui de l’atelier de frappe. Cette organisation permettait d’identifier précisément l’origine des émissions et d’assurer un contrôle étroit de la production. Le monnayeur n’était pas un simple exécutant, mais le responsable de l’ensemble du dispositif : approvisionnement en argent, organisation de l’atelier et supervision du personnel.
L’analyse révèle l’existence d’une trentaine d’ateliers actifs à travers le royaume. Près de 40 % des pièces proviennent de Londres, confirmant son rôle central. D’autres pôles apparaissent nettement, notamment Thetford et Norwich en East Anglia, Bedford, Cambridge, ainsi que Lincoln et Stamford plus au nord. Quelques pièces isolées attestent aussi d’ateliers du sud-ouest, tels qu’Axbridge et Langport.
La valeur cumulée des 321 pièces représentait une somme conséquente pour l’époque, sans correspondre à une fortune aristocratique. Les chercheurs estiment qu’il s’agissait des économies d’un individu aisé, probablement un riche exploitant agricole ou un notable local.
L’enfouissement du trésor coïncide avec les tensions politiques de 1042, lors de l’accession d’Édouard le Confesseur au trône. Le retour de la maison de Wessex après plusieurs règnes d’origine danoise s’est accompagné de confiscations et de règlements de comptes. Dans ce climat d’incertitude, la dissimulation de liquidités est devenue une stratégie de protection, y compris pour des catégories sociales intermédiaires. La multiplication de dépôts similaires datés de la même période renforce cette lecture d’une méfiance économique largement partagée.
Selon notre expert : Quand la confiance vacille et que les monnaies doutent, l’or revient discrètement au centre des stratégies patrimoniales.
Ce trésor monétaire médiéval rappelle que la préservation de la valeur et la protection de l’épargne traversent les siècles. À l’époque, l’argent frappé constituait un refuge tangible face aux aléas politiques. Aujourd’hui, cette logique se retrouve dans l’intérêt porté à des actifs réels comme l’or physique, l’argent physique, les lingots ou les pièces. Ces supports sont souvent envisagés dans une démarche de débancarisation partielle et de sécurisation patrimoniale, en complément des circuits financiers classiques, afin de conserver un actif directement détenu et indépendant des systèmes monétaires.
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