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Banques : ce placement va disparaître, 2 millions d’épargnants sont concernés

Les PEL ouverts avant 2011 offrent jusqu'à 6,3 %. Deux millions d’épargnants doivent refuser leur clôture automatique prévue en mars 2026.

Temps de lecture : 2 minutes

Banques : ce placement va disparaître, 2 millions d’épargnants sont concernés

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En bref

  • Environ 2 millions de plans d’épargne logement (PEL) rapportent plus de 3,5 % par an, soit le double du Livret A.

  • Ces PEL ouverts avant mars 2011 échappent à la limitation des 15 ans et restent entièrement disponibles.

  • À partir du 1er mars 2026, les banques vont automatiquement clôturer les PEL dépassant cette durée réglementaire.

  • Les rendements élevés fixés à l’ouverture, parfois jusqu’à 6,3 %, sont devenus très rares aujourd’hui.

  • Malgré leur disparition progressive, ces PEL anciens devraient absolument être conservés pour préserver leur rendement sécurisé.


Le PEL, placement oublié mais redoutablement rentable

 

Le plan d’épargne logement, souvent relégué au second plan dans les comparatifs d’épargne moderne, revient sur le devant de la scène pour une raison simple : ses taux historiques sont aujourd’hui imbattables. Alors que la rémunération du Livret A plafonne à 1,7 %, certains PEL ouverts entre les années 1980 et 1990 offrent encore des taux supérieurs à 4 %, voire jusqu’à 6,3 % pour les plans les plus anciens.

Ces rendements, totalement garantis et exonérés de risque, n’existent plus sur le marché actuel, y compris parmi les placements indexés sur l’inflation ou les marchés financiers.

 

A lire aussi : Les épargnants fuient les banques centrales : le cours de l’or devient le dernier baromètre de confiance.

 


Une rémunération fixée à vie

 

Contrairement à la majorité des produits d’épargne dont le rendement évolue selon les décisions politiques ou conjoncturelles, le taux du PEL est verrouillé dès l’ouverture. Ainsi, les titulaires d’un plan ouvert dans les années 80 ou 90 bénéficient toujours du taux initial, même plusieurs décennies plus tard.

Cette spécificité historique permet aujourd’hui à certains épargnants de toucher 4,62 % nets, un niveau exceptionnel pour un produit à capital garanti.

 


Deux millions de contrats à préserver

 

D’après la Banque de France, près de 2 millions de PEL toujours actifs dépassent 3,5 % de rendement annuel, ce qui les place très largement au-dessus de la moyenne actuelle des produits d’épargne réglementée.

Leur atout majeur ? Ils sont intégralement disponibles et ne sont pas encore soumis à la durée maximale de 15 ans, du moins pour ceux ouverts avant le 1er mars 2011. C’est ce point qui change la donne.

À partir du 1er mars 2026, une disposition réglementaire obligera les établissements bancaires à clôturer automatiquement tous les PEL dépassant les 15 années de détention. Or, pour les détenteurs de PEL antérieurs à 2011, cette obligation ne s’applique pas.

 


Une extinction programmée… mais évitable

 

La dynamique actuelle montre une érosion accélérée du nombre de PEL en France. Près d’un million de contrats ont été clôturés entre 2023 et 2024. Ce mouvement s’intensifiera logiquement avec l’application automatique des fermetures à partir de 2026.

Ce reflux massif ne doit pas entraîner dans son sillage les PEL historiques, qui constituent un des derniers remparts contre l’érosion de la rentabilité de l’épargne.

 


Garder ou perdre : une décision aux effets irréversibles

 

Conserver un PEL à 4 ou 5 %, dans un environnement à taux bas et à inflation molle, équivaut à verrouiller un privilège financier à durée illimitée. Y renoncer reviendrait à abandonner un des derniers produits d’épargne à la fois liquides, stables et rémunérateurs.

Ceux qui détiennent encore un tel plan ont donc tout intérêt à refuser toute clôture automatique non justifiée, et à exiger de leur banque le maintien du contrat si celui-ci a été ouvert avant mars 2011.

 

Selon notre expert : À mesure que les taux se figent, l’or s’émancipe des marchés : attention aux prochaines secousses monétaires.

 


Envisager la débancarisation via les investissements alternatifs

 

Dans un climat où les produits réglementés traditionnels voient leur rendement s’éroder ou leur existence remise en cause, certains épargnants se tournent vers des actifs tangibles non bancaires pour sécuriser leur capital à long terme. À ce titre, les investissements alternatifs comme les lingots d’or, lingotins d’argent, ou encore pièces d’or historiques (Napoléon 20F, 20 Mark or, 5 Dollars US) connaissent un regain d’intérêt, notamment chez ceux qui cherchent à diversifier hors du système bancaire.

Cette logique de débancarisation partielle ou progressive séduit de plus en plus de profils patrimoniaux soucieux de préserver leur pouvoir d’achat face aux décisions unilatérales des établissements financiers ou aux risques liés aux taux réels négatifs. Ces actifs physiques, déconnectés des plateformes numériques bancaires, sont également valorisés pour leur portabilité, leur liquidité et leur conservation à long terme en dehors des circuits institutionnels.

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

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