Budget 2026 : Lecornu porte les coupes à 6 milliards d'euros, le HCFP valide le scénario à 0,9 % de croissance mais dénonce un manque de précision.
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Sommaire
En bref
Le gouvernement a revu à la hausse ses coupes budgétaires à 6 milliards d'euros (contre 4 milliards initialement prévus), dont 4 milliards sur les dépenses de l'État et 2 milliards dans la sphère sociale.
Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) juge le scénario macroéconomique 2026 "cohérent", sous réserve d'un apaisement du conflit en Iran et d'une baisse du pétrole sous 80 dollars d'ici fin 2026.
La croissance française est révisée à 0,9 % et l'inflation à 1,9 % pour 2026, en raison de la crise au Moyen-Orient.
La Cour des comptes regrette de n'avoir pas reçu les données précises sur les mesures d'économies avant de rendre son avis.
L'objectif de déficit public est maintenu à 5 % du PIB pour 2026.
Le budget 2026 a connu un recalibrage express. Le 10 avril, Sébastien Lecornu soumet au Haut Conseil des finances publiques un plan d'économies chiffré à 4 milliards d'euros, répartis à égalité entre l'État et le social. Onze jours plus tard, le 21 avril, c'est un plan de 6 milliards qui est officialisé : 4 milliards à trouver sur les dépenses de l'État, soit le double du montant initial, et 2 milliards côté social.
La raison de cet ajustement ? Le coût du conflit en Iran, désormais estimé à 6 milliards d'euros par le Premier ministre, est venu modifier les calculs de Bercy. Ces 2 milliards supplémentaires, actés en quelques jours à peine, ont provoqué une réaction directe de la présidente de la première chambre de la Cour des comptes, Carine Camby : «C'est quand même moitié plus», a-t-elle relevé, déplorant que le HCFP n'ait pas disposé des «informations importantes relatives aux mesures d'économies envisagées» au moment de formuler son avis.
Le Haut Conseil des finances publiques a rendu son verdict sur le rapport annuel d'avancement (RAA) transmis à Bruxelles ce mercredi en Conseil des ministres. Sa conclusion : le scénario économique actualisé du gouvernement est «cohérent», mais assorti de réserves sérieuses.
La prévision de croissance 2026 a été abaissée à 0,9 % (contre 1 % précédemment), tandis que l'inflation est remontée à 1,9 % (contre 1,3 % en prévision initiale). Ces révisions font suite à la flambée des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. Pour construire son scénario central, Bercy a retenu une hypothèse de détente progressive : le baril de Brent se maintient autour de 100 dollars jusqu'à fin mai, avant de refluer vers 80 dollars d'ici fin 2026.
Le HCFP avalise ce cadrage «sous cette hypothèse de normalisation progressive au second semestre», mais prévient que le scénario reste «soumis à un aléa majeur relatif à l'évolution de l'environnement international». Bercy a par ailleurs modélisé un scénario dégradé dans lequel le baril de Brent atteindrait en moyenne 117 dollars sur l'année, avec des répercussions notables sur l'inflation et l'activité économique.
Sur la forme, le HCFP ne cache pas son inconfort. L'institution admet avoir rendu son avis «sans disposer d'informations précises sur les mesures d'économies envisagées». Si les 4 milliards de coupes côté État correspondent à des mécanismes de régulation budgétaire déjà utilisés en 2025, les 2 milliards dans la sphère sociale restent, selon le Haut Conseil, «imprécis».
L'impact réel de ces mesures sur le déficit en comptabilité nationale «n'a pas non plus été clarifié», pointe l'institution. Une lacune qui fragilise la lisibilité du plan, alors que l'objectif affiché reste le maintien du déficit public à 5 % du PIB en 2026.
Le HCFP formule également des réserves sur le rendement réel des mesures fiscales adoptées dans la dernière loi de finances, dont certains effets pourraient s'avérer inférieurs aux estimations officielles.
Face aux pressions inflationnistes liées à la hausse du pétrole, le gouvernement a écarté toute mesure généralisée, comme une réduction des taxes sur les carburants. La stratégie retenue privilégie des dispositifs de soutien ciblés vers les secteurs les plus exposés à la hausse des prix de l'énergie.
Le HCFP conditionne le respect de l'objectif de déficit à deux prérequis : une «mise en œuvre effective» des économies annoncées et «l'absence de mesures discrétionnaires non financées en réponse à la crise». Un rappel qui souligne combien la trajectoire budgétaire française reste étroite, alors que la réduction du déficit en 2025 avait reposé presque exclusivement sur des hausses d'impôts, sans économies structurelles réelles.
Selon notre expert : Les tensions au Moyen-Orient et la remontée du pétrole à 100 dollars rappellent pourquoi l'or physique reste la boussole des investisseurs en période d'instabilité budgétaire mondiale
La fragilité des finances publiques françaises, couplée aux tensions géopolitiques qui font fluctuer le pétrole et l'inflation, rappelle l'intérêt de diversifier son patrimoine au-delà des placements traditionnels. L'or physique, sous forme de lingots ou de pièces d'or telles que le Napoléon ou le Krugerrand, offre une réserve de valeur éprouvée, décorrélée des aléas budgétaires et monétaires. L'argent physique constitue également une alternative accessible pour sécuriser une partie de son épargne dans une logique de débancarisation. À l'heure où le déficit français atteint 5 % du PIB et où les perspectives de croissance se tassent, ces métaux d'investissement méritent une place dans toute stratégie patrimoniale de long terme.
Sources : BDOR
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