Le CAC 40 teste les 8 000 points, freiné par Ormuz, l’énergie chère, l’inflation allemande et l’attente du CPI américain.
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Sommaire
En bref
Le CAC 40 évolue autour du seuil psychologique des 8 000 points après trois séances de repli.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran maintiennent les investisseurs en alerte, avec le détroit d’Ormuz au centre des inquiétudes.
Wall Street reste sur ses sommets, alors que Paris décroche malgré la résistance de quelques valeurs.
L’inflation allemande ressort à 2,9% sur un an, avant la publication très attendue du CPI américain.
Le Brent dépasse 105 dollars, l’euro/dollar évolue près de 1,1757 et l’once d’or se traite autour de 4 704 dollars.
La Bourse de Paris démarre la séance du 12 mai 2026 sur une ligne de crête. À 10h27, le CAC 40 recule de 0,62%, à 8 006,25 points, après avoir brièvement glissé sous le seuil symbolique des 8 000 points dès l’ouverture. L’indice parisien avait débuté en baisse de 1,02%, avant de réduire partiellement ses pertes autour de 9h30, à 8 008,67 points.
Le mouvement traduit une prudence marquée après trois séances consécutives de repli. Le contraste reste frappant avec les marchés américains, toujours installés sur leurs records. Paris peine à suivre l’élan de Wall Street, alors que les investisseurs européens restent davantage exposés aux risques énergétiques, monétaires et géopolitiques.
Le seuil des 8 000 points garde une forte valeur psychologique. Une cassure franche pourrait durcir la lecture technique de court terme, surtout si les publications macroéconomiques américaines renforcent la nervosité sur les taux. À l’inverse, une stabilisation rapide permettrait au marché parisien de contenir la correction sans remettre en cause la dynamique accumulée lors des semaines précédentes.
A lire aussi : L’or reste au-dessus de 4 700 dollars et ce niveau commence à raconter quelque chose que les marchés actions préfèrent ignorer.
Le dossier irano-américain continue de peser lourdement sur les anticipations. Les espoirs d’un accord de paix durable entre Washington et Téhéran ont été fragilisés lundi, après les propos de Donald Trump sur le cessez-le-feu temporaire, qualifié de situation « sous assistance respiratoire ».
Cette formule a immédiatement ravivé les craintes autour du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique du commerce maritime énergétique. Une prolongation des perturbations sur cette zone alimenterait la hausse des prix de l’énergie, déjà visible dans les cours du pétrole. Le baril de Brent se négocie à 105,22 dollars, un niveau qui renforce les craintes d’un choc sur les coûts de production, les marges des entreprises et le pouvoir d’achat.
La Bourse de Paris, plus cyclique et plus sensible aux secteurs dépendants de l’énergie, réagit avec plus de prudence que les indices américains. Cette divergence de comportement montre un marché européen moins disposé à ignorer le risque géopolitique, malgré la solidité de certains résultats d’entreprises.
La veille, Wall Street a encore progressé. Le Dow Jones a gagné 0,19%, à 49 704 points, le S&P 500 a également avancé de 0,19%, à 7 412 points, tandis que le Nasdaq a pris 0,10%, à 26 274 points. Les indices américains poursuivent ainsi leur marche en altitude, portés par la technologie, la liquidité et l’espoir d’un scénario économique encore maîtrisé.
Le décrochage relatif de Paris illustre une différence de perception. Les investisseurs américains semblent intégrer la hausse de l’énergie comme un risque contenu, tandis que l’Europe redoute davantage ses effets sur l’inflation importée. Le marché parisien reste donc coincé entre la résistance venue de Wall Street et les fragilités propres à la zone euro.
Le calendrier macroéconomique ajoute une dose de tension. En Allemagne, l’inflation ressort à 2,9% sur un an selon l’Office fédéral des statistiques, confirmant les premières estimations. Calculée selon les normes européennes, elle atteignait 2,8% en mars. Cette accélération complique la lecture de la Banque centrale européenne, déjà confrontée à des prix de l’énergie plus élevés.
La séance sera également rythmée par plusieurs indicateurs : production industrielle italienne, indice ZEW allemand du sentiment économique, indice ZEW de la situation actuelle, puis surtout indice des prix à la consommation américain d’avril à 14h30. La balance budgétaire américaine d’avril sera publiée plus tard dans la soirée.
Sur le marché des changes, la parité euro/dollar atteint 1,1757 dollar. Ce niveau traduit un équilibre encore fragile entre anticipation de taux, perception du risque américain et solidité relative de la monnaie européenne.
Quelques valeurs résistent à la baisse générale. SES grimpe de 6,75%, à 7,97 euros. Le groupe a publié un chiffre d’affaires de 847 millions d’euros au premier trimestre à taux de change constants, contre 509 millions un an plus tôt. L’EBITDA ajusté ressort à 404 millions d’euros. Les nouveaux contrats et renouvellements atteignent 306 millions d’euros sur le trimestre. Le groupe confirme viser une stabilité du chiffre d’affaires et de l’EBITDA ajusté sur un an, à périmètre et taux de change constants.
Rexel gagne 0,50%, à 37,41 euros, après l’annonce d’un accord définitif pour acquérir Revere Electrical Supply. Basée dans l’Illinois, cette société spécialisée dans les automatismes industriels a réalisé environ 330 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2025. L’opération marque la seizième acquisition de Rexel en Amérique du Nord depuis 2020 et devrait être immédiatement relutive.
Selon notre expert : Pendant que Wall Street bat des records, l’or grimpe dans l’ombre et le vrai stress financier pourrait déjà être inscrit dans les cours.
Du côté des replis, Chargeurs cède 1%, à 8,54 euros. Le chiffre d’affaires du premier trimestre 2026, Novacel inclus, s’établit à 165,7 millions d’euros, en baisse organique de 8,3% et en recul publié de 11,8%. Hors Novacel, les revenus tombent à 93,6 millions d’euros, soit une contraction organique de 13,6%.
Cellectis perd 3,65%, à 3,25 euros. La société disposait de 188 millions de dollars de trésorerie consolidée au 31 mars 2026, montant jugé suffisant pour financer ses activités jusqu’au quatrième trimestre 2027. Ses revenus trimestriels reculent à 7,5 millions de dollars, contre 12 millions un an plus tôt, principalement à cause de l’évolution de l’accord de recherche avec AstraZeneca. La perte nette attribuable aux actionnaires atteint 17,8 millions de dollars.
Sources : BDOR
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