Le dollar recule à la réouverture de Wall Street, tandis que le S&P 500 s’oriente vers une baisse marquée. Davos et l’Europe au centre du jeu.
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Sommaire
En bref
• Le dollar recule légèrement à la réouverture des marchés américains, dans un climat d’aversion au risque.
• Le S&P 500 est attendu en baisse d’environ 1,5 %, dans le sillage de la nervosité observée sur les places européennes.
• Les tensions autour du Groenland sortent temporairement du radar immédiat, faute de nouvelles majeures pendant la nuit.
• Le débat se déplace vers Davos, les prises de parole de Donald Trump, et la possibilité d’une réponse européenne via les investissements.
• ING estime qu’une fuite massive des capitaux européens hors des actifs américains reste improbable à court terme.
• Les ventes de Treasuries par certains acteurs officiels étrangers se poursuivent, mais la demande privée absorbe le flux.
• Côté macro, le calendrier US est léger avec seulement l’ADP hebdomadaire, attendu autour de 10–12k créations.
• Le DXY semble tenté par une extension baissière vers 98,65, mais le rebond de l’USD/JPY pourrait limiter le mouvement.
La réouverture de Wall Street après le jour férié américain remet brutalement le marché face à ses propres fragilités. Le dollar américain apparaît légèrement plus faible sur l’ensemble du marché des changes, dans un contexte où l’appétit pour le risque se dégrade. Un point fait toutefois exception dans ce tableau : la paire USD/JPY, dont le comportement reste à part et pèse sur la lecture globale des indices dollar.
A lire aussi : L’or s’affole pendant que les marchés vacillent et que les capitaux menacent de changer de camp.
Le signal le plus visible vient des futures actions : le S&P 500 est attendu en repli proche de 1,5 % par rapport à la clôture de vendredi. Une telle baisse replacerait les actions américaines dans une dynamique de correction comparable au décrochage observé sur les places européennes la veille.
La mécanique est classique : lorsque les actions se replient rapidement, les desks réévaluent les expositions, les couvertures se reforment et les ajustements se propagent au marché des devises. Dans cette séquence, la pression se traduit par un reflux du billet vert, même si la divergence de l’USD/JPY suggère qu’une partie du mouvement provient de flux spécifiques vers le yen ou de repositionnements tactiques.
Aucune nouveauté majeure sur le dossier Groenland pendant la nuit : cette absence de catalyseur immédiat laisse le champ libre à un autre centre de gravité pour les opérateurs. Les regards se tournent vers Davos, et surtout vers les interviews et publications attendues du président américain Donald Trump au cours de la journée de mercredi, entre déclarations publiques et messages sur les réseaux sociaux.
Le marché traite désormais un scénario plus large que le simple bruit géopolitique : le niveau de tension diplomatique pourrait devenir un paramètre de flux, et donc un paramètre de prix.
L’un des thèmes qui a dominé les discussions récentes est celui de la « weaponisation of capital », autrement dit l’idée que l’Europe pourrait utiliser ses positions financières comme levier de réponse face aux États-Unis.
Les chiffres cités sur le marché sont impressionnants : l’Europe pourrait théoriquement réduire ses investissements aux États-Unis, en questionnant une exposition estimée entre 8 000 et 12 000 milliards de dollars.
La thèse s’appuie sur un autre indicateur structurel : le déficit américain de NIIP (Net International Investment Position), souvent estimé autour de 27 000 milliards de dollars après des décennies de déficits jumeaux. Le NIIP mesure, en substance, l’écart entre les engagements américains envers l’étranger et la position d’actifs détenus à l’étranger.
Le dernier pointage du NIIP est jugé « instructif » par ING, car l’augmentation des engagements américains au troisième trimestre (environ 3 200 milliards de dollars) aurait été alimentée pour moitié par des effets de valorisation.
Ce point est central dans l’analyse. Une partie importante de l’investissement européen dans les marchés américains n’est pas guidée par une logique politique, mais par une logique d’allocation : performance, profondeur de marché, liquidité et effet valorisation.
Les effets de valorisation des actifs américains constituent précisément l’un des moteurs qui attirent et retiennent le buy-side européen. Tant que les anticipations de performance des marchés américains ne se détériorent pas de manière nette, une sortie massive et désordonnée paraît difficile à justifier économiquement, même si le débat devient plus bruyant.
ING ajoute une nuance importante : la situation n’est plus celle de l’épisode « sell America » du printemps dernier. À l’époque, certaines expositions étrangères étaient insuffisamment couvertes contre le risque de change. Désormais, les investisseurs internationaux appliquent des ratios de couverture de change plus adaptés sur les actifs américains, réduisant la probabilité d’un mouvement violent de type -10 % sur le dollar.
Le marché obligataire reste une pièce maîtresse de cette séquence. ING observe que le secteur officiel étranger vend des Treasuries depuis un certain temps. Pourtant, le marché n’a pas été désorganisé : la demande du secteur privé a largement absorbé cette offre.
Ce détail compte : tant que la liquidité reste robuste et que la demande structurelle demeure présente, une spirale auto-entretenue sur la dette américaine devient moins probable. Les mouvements de change et de sentiment peuvent être rapides, mais ils ne prennent une dimension systémique que lorsque le financement se grippe.
Selon notre expert : Une onde de choc financière se prépare et l’or pourrait en être le grand gagnant.
Côté statistiques américaines, la séance ne propose qu’un seul rendez-vous réellement surveillé : les chiffres ADP hebdomadaires. Le consensus évoque environ 10 000 à 12 000 créations, soit un rythme cohérent avec un marché de l’emploi à faibles embauches, sans dégradation brutale.
Ce type de profil entretient une lecture assez particulière : la croissance ralentit, mais ne décroche pas ; la dynamique salariale perd de l’intensité, mais ne s’effondre pas ; la récession n’est pas le scénario central, mais l’économie n’offre pas non plus un argument puissant pour renforcer le dollar.
Sur le plan technique, l’indice DXY paraît chercher une extension baissière. ING mentionne des risques orientés vers une exploration à la baisse avec un niveau surveillé autour de 98,65.
La capacité du DXY à rejoindre cette zone pourrait toutefois être limitée par un facteur clé : la résilience de l’USD/JPY, qui part « bid » et agit comme un stabilisateur indirect sur l’ensemble de l’indice.
Dans ce climat où les devises se réajustent, où les indices actions rechignent et où les équilibres géopolitiques influencent les flux, la question de la protection du patrimoine revient naturellement sur le devant de la scène.
Les investissements alternatifs liés aux métaux, via des lingots d’or et lingots d’argent, ou encore des pièces d’or, sont souvent envisagés comme une stratégie de débancarisation partielle. L’objectif n’est pas de spéculer au quotidien, mais de diversifier l’épargne avec un actif tangible, décorrélé des risques bancaires immédiats et moins exposé aux aléas d’un système financier qui peut devenir instable lors des phases de stress.
Ce type d’approche s’inscrit généralement dans une logique patrimoniale : conserver une fraction de la valeur hors des circuits purement financiers, renforcer la résilience de l’épargne, et limiter la dépendance aux fluctuations de court terme des marchés.
Partager l'article :
Découvrir aussi

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
À PROPOS
L’Agence BDOR est une agence privée et indépendante, experte en achat et vente d’or - Gold & Silver. Nous proposons le cours de l’or et le prix de l’or en direct, ainsi que la valeur des lingots d’or et des pièces d’or comme le Napoléon d’or (Louis d’Or), le 50 Pesos ou encore le Souverain. Nos experts en numismatique sont là pour vous aider à valoriser votre pièce d’or ou d’argent. Bénéficiez des meilleures offres de rachat d’or et d’argent pour vos bijoux ou vieil or afin d’obtenir la meilleure cotation de l’or et ceci au meilleur moment.
ACHAT VENTE OR
- Fiscalité Or
- Lutte contre le blanchiment d'argent et financement du terrorisme (LCB-FT)
- Fraude et sécurité bancaire
- Comment acheter de l'Or ?
- Pourquoi acheter de l'Or ?
- Reconnaître de l'Or
- Achat Or et Argent Strasbourg
- Achat Or et Argent Colmar
MON COMPTE
- Acheter or en ligne
- Guide d’achat d’or
- Livraison
- Conditions générales des ventes
- Créer mon compte
INFORMATIONS
- Cours de l’Or
- Cours de l’Argent
- Avis Clients
- Espace Presse
- FAQ
- Lexique Métaux Précieux
- Transmettre de l'Or
- BDOR France
- Guide Or
- Carrière
- Conditions générales d'utilisation
- Mentions légales
- Plan du site
AGENCE BDOR 67000 STRASBOURG 2 Rue du Travail (Place des Halles) - AGENCE BDOR 68000 COLMAR 24 Avenue de la République (en face du manège)