L’euro dépasse 1,20 dollar pour la première fois depuis 2021, porté par l’affaiblissement du billet vert et les choix économiques de Donald Trump.
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Sommaire
En bref
– L’euro repasse au-dessus de 1,20 dollar pour la première fois depuis plus de quatre ans
– La baisse du dollar s’accélère après les déclarations rassurantes de Donald Trump
– Les ménages européens profitent d’importations moins coûteuses
– Les exportateurs, notamment industriels et du luxe, subissent une pression accrue
– L’euro gagne en crédibilité financière sans détrôner le dollar comme monnaie de référence
Le seuil des 1,20 dollar pour un euro a été franchi mardi, marquant un niveau inédit depuis 2021 sur le marché des changes. La progression de la monnaie européenne s’inscrit dans un mouvement plus large de recul du dollar, affaibli par les orientations politiques et économiques de la nouvelle présidence Trump.
En l’espace d’une semaine, la devise américaine a cédé plus de 2 % face à l’euro et à la livre sterling. L’accélération est intervenue après des déclarations publiques de Donald Trump minimisant la chute du dollar, affirmant que celui-ci « se porte très bien », malgré une nervosité croissante des marchés.
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Au sein de l’administration américaine, plusieurs conseillers économiques défendent l’intérêt d’une monnaie affaiblie pour soutenir les exportations nationales. Selon certains analystes, ce positionnement relève d’un pari mesuré visant à stimuler la compétitivité industrielle des États-Unis.
Une devise plus basse facilite les ventes à l’étranger, tout en renchérissant les importations. Ce mécanisme, souvent utilisé comme levier commercial indirect, reste délicat à manier lorsque la confiance des investisseurs commence à s’éroder.
L’euro avait vu le jour en 1999 autour de 1,17 dollar avant d’atteindre un sommet supérieur à 1,60 dollar lors de la crise financière de 2008, période où la devise américaine subissait de fortes tensions. Par la suite, la monnaie unique avait connu une longue phase de repli, ponctuée par un dernier passage au-dessus de 1,20 dollar durant la reprise post-pandémie.
Le niveau actuel renoue avec cette dynamique haussière, portée par la perception d’une Europe institutionnellement plus stable face aux secousses politiques américaines.
Une part importante des importations de la zone euro est libellée en dollars, notamment l’énergie, les matières premières industrielles et de nombreux produits manufacturés. La hausse de l’euro allège mécaniquement leur coût pour les consommateurs et les entreprises.
Cette évolution soutient le pouvoir d’achat des foyers européens et favorise les dépenses à l’étranger, en particulier dans le secteur du tourisme hors zone euro. Les entreprises fortement dépendantes des intrants importés bénéficient également de marges plus confortables.
À l’inverse, un euro fort pénalise les groupes tournés vers l’exportation. Les secteurs de l’automobile, de la mécanique industrielle et des biens d’équipement voient leurs produits devenir plus chers sur les marchés internationaux.
Le luxe européen n’échappe pas à cette dynamique, déjà confronté à un ralentissement de la demande mondiale. L’Allemagne, pilier exportateur de l’Union européenne, figure parmi les économies les plus exposées à cette appréciation de la monnaie unique.
À cela s’ajoutent les droits de douane américains récemment instaurés, qui alourdissent encore la facture pour les entreprises européennes exportant vers les États-Unis.
La vigueur de l’euro contribue à contenir l’inflation importée, notamment sur l’énergie et les produits industriels. Cette désinflation relative pourrait offrir à la Banque centrale européenne une marge supplémentaire pour ajuster ses taux directeurs à la baisse.
Des conditions de crédit plus favorables soutiendraient alors l’investissement et la consommation en zone euro, dans un contexte économique encore fragile.
Plusieurs responsables monétaires européens rappellent que la monnaie unique ne remplacera pas le dollar comme pilier du système financier mondial à court terme. La devise américaine conserve son rôle dominant dans les échanges internationaux et les réserves de change.
La perte de confiance progressive envers la politique américaine renforce toutefois l’attrait des actifs libellés en euros, notamment la dette publique européenne. Certains États pourraient ainsi bénéficier de coûts d’emprunt plus faibles, un avantage historiquement réservé aux États-Unis.
Des incertitudes persistent, notamment liées aux tensions politiques internes et aux trajectoires budgétaires européennes, qui freinent toute ascension rapide de l’euro au sommet de la hiérarchie monétaire mondiale.
Selon notre expert : Les marchés financiers s’emballent pendant que l’or attire les capitaux en quête de protection
Il y a encore un an, la parité euro-dollar semblait proche, dopée par les anticipations d’inflation américaine liées aux politiques protectionnistes annoncées par Donald Trump. Depuis son retour au pouvoir, la monnaie européenne s’est appréciée d’environ 15 % face au billet vert.
Les marchés redoutent une gouvernance imprévisible, mêlant pressions sur la Réserve fédérale, menaces commerciales, revirements diplomatiques et tensions institutionnelles. À l’opposé, l’Europe apparaît comme un espace de stabilité relative, facteur déterminant dans l’arbitrage des capitaux internationaux.
Face aux secousses monétaires et aux incertitudes budgétaires, une partie des investisseurs se tourne vers des solutions de protection patrimoniale. L’or physique, les lingots, les pièces d’investissement et l’argent métal conservent une place stratégique dans une logique de débancarisation partielle et de sécurisation de l’épargne.
Ces supports tangibles, indépendants des politiques monétaires, offrent une couverture contre la dépréciation des devises et les chocs financiers, particulièrement lorsque les équilibres monétaires mondiaux se fragilisent.
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