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Fed : Jeffrey Schmid alerte sur une inflation encore trop élevée aux États-Unis

Jeffrey Schmid alerte sur l’inflation, le pétrole et la consommation aux États-Unis, malgré une économie encore solide.

Temps de lecture : 2 minutes

Fed : Jeffrey Schmid alerte sur une inflation encore trop élevée aux États-Unis

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En bref

  • Jeffrey Schmid juge l’inflation persistante comme le risque le plus urgent pour l’économie américaine.

  • L’économie des États-Unis reste robuste, portée par l’emploi, la consommation et l’investissement.

  • La hausse du pétrole pèse sur les ménages et augmente les coûts des entreprises.

  • Le secteur bancaire demeure solide selon le président de la Fed de Kansas City.


La Fed remet l’inflation au centre du débat économique

 

Jeffrey Schmid, président de la Fed de Kansas City, a livré un message direct lors d’une conférence bancaire : la persistance de l’inflation américaine reste, selon lui, le risque le plus pressant pour l’économie des États-Unis. Son constat intervient alors que la Réserve fédérale tente encore de ramener les prix vers une trajectoire compatible avec sa cible, sans casser une activité qui résiste mieux que prévu.

Le responsable monétaire reconnaît que l’inflation a nettement ralenti depuis ses pics, mais son niveau demeure trop élevé. Cette nuance change beaucoup de choses pour les marchés. Une économie solide peut justifier des taux élevés plus longtemps, surtout si les prix ne reviennent pas assez vite vers l’objectif de la Fed.

 

A lire aussi : Le cours de l’or recule, mais le marché pourrait préparer un piège spectaculaire aux investisseurs trop confiants.

 


Une économie américaine solide, mais vulnérable aux prix de l’énergie

 

Schmid souligne que les fondamentaux économiques restent sains. L’emploi fonctionne correctement, la consommation demeure le principal moteur de l’activité et les entreprises continuent d’investir, en particulier dans la technologie et l’intelligence artificielle.

La question du pétrole reste sensible. Les États-Unis sont aujourd’hui moins dépendants des chocs pétroliers mondiaux qu’autrefois, grâce à leur production énergétique nationale. Le danger n’a pas disparu pour autant. Des prix du brut élevés réduisent le pouvoir d’achat des ménages et gonflent les coûts opérationnels des entreprises.

Cette mécanique est redoutée par la Fed : l’énergie chère peut se diffuser dans les transports, la production, la distribution, puis les prix finaux. Pour les ménages, la facture se traduit par moins de marge pour consommer. Pour les entreprises, elle complique la gestion des marges.

 


Consommation, IA et banques encore solides

 

Le discours de Schmid ne décrit pas une économie fragilisée. Au contraire, la consommation tient bon, portée par les gains de patrimoine de nombreux ménages. L’investissement des entreprises reste dynamique, notamment dans les infrastructures liées à l’IA.

Le secteur bancaire reçoit aussi un satisfecit. Les conditions y sont jugées fondamentalement saines, un point surveillé depuis les tensions bancaires des dernières années. Cette stabilité permet à la Fed d’insister davantage sur les prix que sur le risque financier immédiat.

 


Des taux élevés plus longtemps restent possibles

 

Le message envoyé aux marchés est clair : tant que l’inflation ne ralentit pas assez, la Fed conserve peu de raisons de se précipiter vers un assouplissement monétaire. Les investisseurs qui espèrent des baisses de taux rapides doivent donc composer avec une banque centrale encore prudente.

Pour les marchés obligataires, le dollar, les actions et les matières premières, cette lecture compte. Une Fed ferme peut soutenir les rendements américains, renchérir le crédit et peser sur les actifs sensibles aux taux. Elle peut aussi limiter l’appétit pour le risque si les investisseurs anticipent une politique monétaire restrictive prolongée.

 

Selon notre expert : Entre inflation, pétrole et Fed, l’or vient peut-être d’entrer dans la séquence la plus explosive de 2026.

 


Les placements alternatifs gardent leur place

 

Face à une inflation persistante, à des taux incertains et à des tensions sur l’énergie, les investissements alternatifs conservent un intérêt patrimonial. Les métaux précieux, les lingots d’or et d’argent ou les pièces d’or peuvent répondre à une logique de diversification, de débancarisation partielle et de sécurisation de l’épargne.

Ces actifs ne remplacent pas une stratégie globale, mais ils permettent de réduire l’exposition exclusive aux produits bancaires et financiers classiques. Dans une période où l’inflation érode le pouvoir d’achat, cette approche attire les épargnants soucieux de préserver une partie de leur capital hors du système bancaire traditionnel.

 

Sources :  BDOR

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