Le baril de Brent bondit de 7 % à 83 dollars après l’escalade entre Washington et Téhéran. Le détroit d’Ormuz cristallise les risques sur l’offre mondiale.
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Sommaire
En bref
Le Brent grimpe de plus de 7 % à 83,3 dollars, un sommet inédit depuis janvier 2025.
Le WTI progresse de 7,4 % à 76,5 dollars sur le Nymex.
Le détroit d’Ormuz, par où transite près d’un cinquième du pétrole mondial, est de facto bloqué.
Les déclarations américaines et iraniennes accentuent la tension militaire.
Les analystes évoquent un Brent à 120-150 dollars si le conflit s’installe.
La nouvelle poussée des cours du pétrole s’impose comme le signal le plus visible de l’escalade militaire entre Washington et Téhéran. Mardi matin, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai s’envole de plus de 7 % à 83,3 dollars à Londres, un niveau qui n’avait plus été observé depuis janvier 2025. La veille, la référence mondiale avait déjà gagné près de 7 %. Sur le Nymex, le WTI avance de 7,4 % à 76,5 dollars.
Ce mouvement brutal illustre la sensibilité extrême des marchés énergétiques aux risques géopolitiques, surtout lorsqu’ils touchent un point névralgique des flux mondiaux.
La montée des prix s’explique d’abord par la paralysie du détroit d’Ormuz, passage stratégique qui concentre environ 20 % de la consommation pétrolière mondiale. La riposte annoncée par l’Iran, visant Israël et les États hébergeant des forces américaines, s’accompagne de menaces explicites sur le trafic maritime. Des pétroliers et méthaniers se retrouvent empêchés de franchir ce corridor essentiel.
Côté américain, le président Donald Trump affirme que les États-Unis feront « tout le nécessaire » pour atteindre leurs objectifs. Le secrétaire d’État Marco Rubio évoque une intensification des opérations militaires. En Iran, un conseiller du Corps des gardiens de la révolution islamique déclare à la télévision nationale que tout navire tentant de traverser le détroit pourrait être pris pour cible.
Le risque ne se limite donc pas à une perturbation ponctuelle : il concerne la continuité même des flux énergétiques mondiaux.
Malgré l’ampleur géographique du conflit et la proximité d’infrastructures énergétiques majeures, la hausse demeure, pour l’instant, relativement contenue au regard des scénarios extrêmes redoutés par certains opérateurs. Les surplus d’offre disponibles ailleurs dans le monde ont partiellement amorti le choc initial.
Les analystes de JP Morgan Chase & Co soulignent que la prime de risque est déjà largement intégrée aux prix actuels. Ils préviennent toutefois qu’une fermeture prolongée du passage pourrait forcer plusieurs producteurs du Golfe à réduire leur production si leurs capacités de stockage venaient à saturation.
La situation évolue rapidement : plus le blocage se prolonge, plus la probabilité d’une contraction effective de l’offre mondiale augmente.
La pression s’est accentuée avec un incendie survenu dans un important centre de stockage à Fujairah, aux Émirats arabes unis, à la suite de débris issus de l’interception d’un drone. Le sinistre a été maîtrisé, mais l’épisode illustre la vulnérabilité des installations régionales.
Pour Tony Sycamore, analyste chez IG, l’absence de perspective de désescalade rapide entretient un biais haussier sur les prix. Tant que le détroit d’Ormuz reste fermé de facto et que les infrastructures énergétiques demeurent exposées, le marché intègre un scénario de tension durable.
Les projections commencent déjà à s’ajuster. Bernstein relève son estimation moyenne du Brent pour 2026 à 80 dollars, contre 65 dollars précédemment. Le scénario extrême, celui d’un conflit prolongé et d’une rupture persistante des flux, ouvre la voie à un baril entre 120 et 150 dollars.
Une telle envolée modifierait en profondeur les anticipations d’inflation, les trajectoires monétaires et l’équilibre budgétaire des États importateurs d’énergie. Les banques centrales seraient confrontées à un arbitrage délicat entre maîtrise des prix et soutien à l’activité.
La remontée du pétrole intervient alors que le cours de l’or flirte avec des sommets historiques et que les capitaux se repositionnent vers les actifs tangibles. Une rupture durable des flux énergétiques pourrait précipiter un choc sur les devises et propulser l’once vers des niveaux encore inimaginables.
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