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Gaz plus cher, électricité moins taxée : les décisions du Sénat pour 2026

Le Sénat approuve une hausse des taxes sur le gaz et rejette la fin des avantages fiscaux sur les biocarburants.

Temps de lecture : 2 minutes

Gaz plus cher, électricité moins taxée : les décisions du Sénat pour 2026

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En bref

  • Le Sénat vote une augmentation des taxes sur le gaz afin de réduire les factures des ménages chauffés à l'électricité.

  • Baisse estimée : entre 11 et 45 € par an pour les foyers électriques, hausse entre 12 et 80 € pour ceux au gaz.

  • Le gouvernement adopte une position de neutralité, tandis que l’opposition de gauche redoute une inégalité de traitement.

  • La suppression des avantages fiscaux sur le B100 et le E85 est rejetée, au grand soulagement des filières agricoles.


Un arbitrage énergétique qui redistribue les cartes fiscales

 

En pleine tension budgétaire, le Sénat a décidé samedi 29 novembre de modifier l'équilibre fiscal entre les différentes sources d’énergie. En votant une augmentation des accises sur le gaz, la chambre haute souhaite réduire le coût de l’électricité pour les ménages, une mesure saluée comme un levier de soutien à la transition énergétique.

Concrètement, les foyers utilisant l’électricité pour se chauffer verraient leur facture annuelle allégée de 11 à 45 euros, selon leur niveau de consommation. En contrepartie, ceux qui se chauffent au gaz pourraient subir une hausse de 12 à 80 euros par an, soit 1 à 7 euros mensuels. Ce rééquilibrage s'inscrit dans une logique de long terme, visant à inciter au basculement vers l’électricité, jugée plus propre et moins dépendante des importations.

 

A lire aussi : L'or franchit une zone de turbulence : les banques centrales s’activent en coulisses, un signal pour les investisseurs ?

 


Gaz carboné contre électricité décarbonée : le choix politique

 

Jean-François Husson (LR), rapporteur général du budget, justifie cette orientation par le niveau jugé encore bas du prix du gaz. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a salué une volonté de souveraineté énergétique, rappelant que l’électricité française, en grande partie nucléaire, est moins émettrice de CO₂ que le gaz importé.

Ce signal politique ne fait cependant pas l’unanimité. Le sénateur socialiste Thierry Cozic alerte sur l’impact pour les foyers déjà contraints d’utiliser le gaz, parfois faute d’alternative technique ou financière. Selon lui, cette évolution fiscale pourrait accentuer les inégalités énergétiques sur le territoire.

 

Selon notre expert : Sous la pression du dollar et des incertitudes géopolitiques, le cours de l’or pourrait bien exploser avant la fin de l’année…

 


Les biocarburants sous pression… mais épargnés pour l’instant

 

Autre sujet de tension dans les discussions budgétaires : le sort réservé aux avantages fiscaux accordés à certains biocarburants. Comme les députés auparavant, les sénateurs ont rejeté la suppression de l’exonération pour le B100 (biogazole issu du colza) et le E85 (éthanol à base de betterave).

La résistance du monde agricole n’a pas faibli. Soutenus par la FNSEA, les producteurs de betteraves et de colza ont fait valoir le risque économique pour leurs filières. Pour les transporteurs également, qui dépendent massivement du E85, le maintien de la fiscalité actuelle est jugé stratégique.

Néanmoins, cette décision n’est pas encore définitive : le projet de loi de finances sera débattu jusqu’à la mi-décembre, dans le cadre de la navette parlementaire.

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