Rystad Energy évalue à 58 Mds$ les dégâts sur les infrastructures pétrolières du Golfe. Iran et Qatar en première ligne, prix du baril attendu entre 80 et 85 dollars
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Sommaire
En bref
Les dommages sur les infrastructures énergétiques du Golfe sont estimés entre 34 et 58 milliards de dollars, dont 50 milliards pour les seules installations pétrolières et gazières (Rystad Energy).
Cette projection a plus que doublé en trois semaines, contre 25 milliards de dollars début avril.
Plus de 150 attaques ont visé des sites énergétiques depuis le début du conflit, dont 44 infrastructures pétrolières et gazières.
Un prix plancher du baril entre 80 et 85 dollars est anticipé par Saxo Bank, contre 70 dollars avant la guerre.
L'Iran recense les dégâts les plus lourds (19 milliards de dollars) ; le Qatar pourrait mettre jusqu'à cinq ans à réparer le complexe de Ras Laffan.
La guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran laisse une empreinte financière colossale sur les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient. Rystad Energy, cabinet d'analyse norvégien, chiffre désormais les coûts de réparation entre 34 et 58 milliards de dollars, dont 50 milliards pour les seules installations pétrolières et gazières. Début avril, ce même cabinet tablait sur 25 milliards de dollars.
Depuis le début des hostilités, plus de 150 attaques ont frappé des sites énergétiques de la région, dont au moins 44 infrastructures pétrolières et gazières (dépôts, raffineries, champs d'extraction) et une douzaine de sites de transport de l'énergie, selon un recensement de l'AFP à partir des données d'Acled. Les actifs de raffinage et de pétrochimie concentrent la part la plus lourde, en raison de leur complexité technique. Les infrastructures industrielles, électriques et de dessalement pourraient ajouter entre 3 et 8 milliards de dollars supplémentaires. La dépense moyenne totale devrait avoisiner 46 milliards de dollars, précise Rystad.
"Les travaux de réparation ne créent pas de nouvelles capacités. Ils mobilisent les capacités existantes, et cette réallocation se traduira par des retards de projets et une inflation qui se fera sentir bien au-delà du Moyen-Orient", déclare Karan Satwani, analyste senior chez Rystad, cité par Reuters.
La réouverture du détroit d'Ormuz constitue le préalable à tout retour à la normale. Avant la guerre, ce passage assurait le transit d'environ 20 % de la production mondiale de pétrole et de GNL. Même en cas de réouverture, un retour immédiat des volumes sur le marché serait illusoire. "Cela pourrait prendre des mois, voire davantage", affirme Ole Hansen, analyste de Saxo Bank.
Les chaînes d'approvisionnement désorganisées et des réservoirs saturés dans les pays du Golfe freineront la reprise. En sept semaines de conflit, "le monde a perdu plus de 500 millions de barils" de pétrole, ce qui a tendu le marché. Les pays importateurs devront par ailleurs reconstituer leurs réserves stratégiques, largement sollicitées pendant la crise.
L'ensemble de ces facteurs pourrait justifier un nouveau prix plancher du pétrole supérieur de 10 à 15 dollars au niveau d'avant-guerre de 70 dollars le baril, soit une fourchette de 80 à 85 dollars, selon Ole Hansen.
La reprise de la production ne suivra pas le même calendrier selon les géographies. Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler, estime que 70 à 80 % de l'offre pourrait être rétablie en quelques semaines. Pour les 20 % restants, les délais s'allongent.
L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis figurent parmi les mieux positionnés pour une remontée en charge rapide. L'Irak et le Koweït, dont les gisements contiennent davantage de pétrole lourd, devront compter sur plusieurs mois.
L'Iran et le Qatar font face aux perspectives les plus longues. L'Iran recense le plus grand nombre d'installations touchées, avec des coûts de réparation estimés à 19 milliards de dollars pour ses infrastructures de traitement du gaz, de raffinage et d'exportation. Au Qatar, QatarEnergy a indiqué le 20 mars avoir perdu 17 % de ses capacités d'exportation. Les attaques contre le complexe de Ras Laffan, principal site mondial de production de GNL, imposent des réparations susceptibles de durer jusqu'à cinq ans, avec le risque de perturber simultanément les projets d'expansion en cours.
L'acquisition d'équipements spécialisés et le recrutement de main-d'œuvre qualifiée constituent les principaux défis pour les opérateurs. Les délais d'approvisionnement en équipements critiques dicteront le rythme réel de la reprise, davantage que les seuls coûts financiers, selon Rystad.
Si le cessez-le-feu du 8 avril entre les États-Unis et l'Iran n'est pas prolongé ou qu'aucun accord définitif n'est conclu, "les conséquences à long terme de la guerre seront plus graves", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. Le GNL, le kérosène et le diesel seraient particulièrement exposés à des pénuries.
Selon notre expert : La guerre au Moyen-Orient redessine la carte des prix du pétrole pour les prochaines années et renforce l'attrait des valeurs refuges auprès des investisseurs en quête de stabilité.
La hausse attendue des prix du pétrole et l'instabilité persistante au Moyen-Orient soulignent l'intérêt de sécuriser une partie de son patrimoine hors du circuit bancaire traditionnel. L'or physique, sous forme de lingots d'or ou de pièces d'or, offre une protection historiquement reconnue contre l'inflation et les chocs géopolitiques. L'argent physique, plus accessible, répond à la même logique de préservation du pouvoir d'achat. À mesure que les prix de l'énergie se réajustent à la hausse sur fond de reconstruction prolongée dans le Golfe, les investisseurs prudents s'orientent vers ces actifs tangibles pour équilibrer une allocation exposée aux marchés financiers.
Sources : BDOR / Reuters
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