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CSG 2026 : le Livret A et le LEP bientôt taxés ?

La hausse de la CSG en 2026 épargne le Livret A et le LEP, mais pèse sur assurance-vie, PEA, PEL et plus-values.

Temps de lecture : 2 minutes

CSG 2026 : le Livret A et le LEP bientôt taxés ?

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En bref

  • Le taux de CSG sur les revenus du capital passera de 9,2 % à 10,6 % dès janvier 2026.

  • Livret A, LDDS et LEP restent exonérés : ni impôt, ni prélèvements sociaux.

  • Sont concernés : assurance-vie, PEA, PEL, comptes-titres, plus-values…

  • Cette mesure pourrait rapporter 2,8 milliards d’euros à la Sécurité sociale.

Le vote à l’Assemblée nationale du 5 novembre 2025 marque un tournant pour l’épargne fiscalisée en France. Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, une augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) a été validée, visant les revenus du capital.

A lire aussi : L’or tutoie les sommets historiques alors que la fiscalité flambe : faut-il accélérer la débancarisation ?

Une taxe défendue comme “solidaire”

Portée par le député socialiste Jérôme Guedj, la mesure a été adoptée à 168 voix contre 140, bénéficiant du soutien d'une partie de la majorité présidentielle. Le gouvernement justifie cette hausse comme un levier pour compenser la suspension de la réforme des retraites et soutenir financièrement l’hôpital public.

Face à ce vote, l’opposition dénonce une pression fiscale accrue sur les classes moyennes, accusant la réforme de cibler l’épargne populaire.

Le nouveau taux de CSG sur les revenus du capital atteindra 10,6 %, contre 9,2 % actuellement. Ce relèvement de 1,4 point s’additionnera aux autres prélèvements sociaux, alourdissant la fiscalité globale sur certains produits d’investissement.

Les livrets réglementés restent intouchables

Les détenteurs de Livret A, de Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ou de Livret d’épargne populaire (LEP) peuvent souffler. Le texte préserve totalement leur statut défiscalisé : les intérêts perçus ne seront ni imposables, ni soumis aux prélèvements sociaux.

Ces produits conservent ainsi leur avantage fiscal historique, ce qui renforce leur attractivité dans un contexte d'incertitude réglementaire sur les autres formes d’épargne.

Assurance-vie, PEA, PEL : des placements directement visés

À l'inverse, les produits financiers soumis à la fiscalité sur le capital verront leur rendement net se réduire.

Sont concernés :

  • les contrats d’assurance-vie (hors exonérations spécifiques),

  • les plans d’épargne en actions (PEA),

  • les plans d’épargne logement (PEL) imposables,

  • les comptes-titres,

  • l’épargne salariale,

  • et certaines plus-values mobilières ou immobilières.

Les effets concrets, bien qu’apparemment minimes à l’échelle individuelle, représentent une perte de rendement réelle. À titre d’exemple :

  • Un PEL à 2 % sur 50 000 € générait 700 € nets par an ; il ne produira plus que 686 €.

  • Un contrat d’assurance-vie de 10 000 € à 2,5 % voit son gain net passer de 248 € à 244 €.

Ce recul modéré sur chaque contrat cumule néanmoins un manque à gagner de plusieurs milliards d’euros pour les épargnants, converti en recettes pour la Sécurité sociale.

Une réforme assumée au nom de l’intérêt général

Pour Frédéric Puzin, président de CORUM Épargne, cette mesure touchera une large frange de la population, 40 % des Français possédant une assurance-vie. Du côté des initiateurs du texte, le Parti socialiste assume une réforme ciblée.

Philippe Brun, député PS, justifie ainsi ce rééquilibrage fiscal :

« Personne ne va mourir de cette augmentation, mais elle permet de dégager 2,5 milliards d’euros pour la Sécu et un milliard pour l’hôpital. »

Une fiscalité qui pèse davantage sur les placements longs

Dans les faits, cette hausse renforce la fiscalité sur les supports d’épargne de moyen et long terme, déjà soumis à la flat tax (30 %) depuis 2018. Si le Livret A reste un refuge stable et net d’impôt, l’assurance-vie, les PEA ou les comptes-titres perdent en compétitivité pour les profils prudents.

Cette dynamique fiscale pourrait modifier les arbitrages d’épargne dès le début de l’année 2026.

Sources : BDOR

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