Impôts : faut-il taxer « l’argent qui dort », une idée de Sébastien Chenu ?
Le RN veut taxer dividendes et rachats d’actions, mais pas l’immobilier familial. Analyse de sa vision de la justice fiscale.
Par Cécile DOERFLINGER
Temps de lecture : 3 minutes

Sommaire
- Une ligne fiscale axée sur les revenus financiers et les géants cotés
- Une différenciation nette entre capital immobilier et capital financier
- Justice fiscale ou populisme économique ?
- Une fiscalité de plus en plus contestée et l’essor des investissements alternatifs
- Vers une réforme de la fiscalité des grandes entreprises ?
En bref
Le RN vise la fiscalité des superprofits : dividendes, spéculation, rachats d’actions.
Le patrimoine immobilier des ménages serait épargné par cette politique.
Objectif affiché : protéger la transmission intergénérationnelle des biens familiaux.
Une ligne politique qui oppose capital dormant financier et capital productif personnel.
Une ligne fiscale axée sur les revenus financiers et les géants cotés
Le vice-président de l’Assemblée nationale, Sébastien Chenu, a récemment clarifié la position du Rassemblement national en matière de fiscalité. Dans une déclaration publiée le 14 septembre, il affirme vouloir cibler l’« argent qui dort », à savoir les revenus issus de la spéculation, les dividendes versés aux actionnaires et les programmes de rachat d’actions menés par les grandes entreprises.
Cette orientation marque une volonté politique assumée : concentrer l’effort fiscal sur les grandes structures cotées et non sur les contribuables détenant un patrimoine immobilier familial. Le parti oppose ainsi deux types de richesse : celle générée par le travail et la transmission d’un côté, et celle provenant de mécanismes financiers passifs de l’autre.
A lire aussi : Le cours de l’or défie les sommets historiques pendant que l’élite fiscale tente de se réorganiser.
Une différenciation nette entre capital immobilier et capital financier
Dans cette vision, la propriété immobilière est considérée comme un pilier légitime du patrimoine populaire français. La maison héritée ou acquise au fil d’une vie de travail ne devrait pas être assimilée à une source de rente spéculative. En revanche, les profits issus du capital financier, souvent concentrés dans les mains d’une minorité et déconnectés de l’économie réelle, seraient davantage mis à contribution.
Le RN propose donc un redéploiement de la charge fiscale : plutôt que d’alourdir l’imposition sur les ménages propriétaires, il envisage de mieux encadrer les flux financiers liés aux marchés, notamment ceux générés par les multinationales affichant des résultats records.
Justice fiscale ou populisme économique ?
Cette ligne, populaire auprès d’une partie de l’électorat attaché à la propriété privée, interroge néanmoins sur sa faisabilité et sa cohérence dans un environnement budgétaire contraint. En taxant davantage les revenus boursiers tout en épargnant le foncier, le RN tente d’imposer une lecture sociale du consentement à l’impôt.
Le concept d’« argent qui dort » constitue ici une formule politique, utilisée pour délégitimer certains circuits de création de valeur, perçus comme déconnectés de l’effort individuel. Une approche qui fait écho à d’autres propositions du parti en faveur d’un État protecteur, sans forcément remettre en cause le cadre fiscal général.
Selon notre expert : Quand les dividendes s’envolent, l’or redevient la valeur refuge absolue des investisseurs prudents.
Une fiscalité de plus en plus contestée et l’essor des investissements alternatifs
Alors que le débat sur la redistribution fiscale se recentre sur les grandes entreprises et les revenus financiers, un nombre croissant d’épargnants choisit de diversifier hors du système bancaire traditionnel. Dans un contexte où l’impôt sur le capital devient un sujet hautement politique, la débancarisation partielle gagne du terrain, en particulier chez les ménages souhaitant protéger leur pouvoir d’achat à long terme.
Parmi les alternatives privilégiées, l’acquisition de lingots d’or ou d’argent physiques se démarque par un régime fiscal avantageux. En cas de détention supérieure à 22 années, la plus-value réalisée lors de la revente devient entièrement exonérée d’impôt, contrairement à la majorité des produits financiers classiques. Cette caractéristique renforce l’attrait pour les actifs tangibles, jugés plus résilients face à l’inflation et aux ajustements législatifs.
La transformation patrimoniale amorcée par certains investisseurs reflète ainsi une défiance croissante envers les mécanismes de valorisation purement financiers, et un retour à des supports non digitalisés, liquides et transmissibles, en dehors du radar des politiques fiscales fluctuantes.
Vers une réforme de la fiscalité des grandes entreprises ?
Si ce positionnement devenait réalité gouvernementale, les mesures annoncées pourraient se traduire par :
-
Une taxation ciblée des rachats d’actions, déjà critiqués par plusieurs économistes comme des opérations favorisant les actionnaires au détriment de l’investissement.
-
Une fiscalité renforcée sur les dividendes, notamment ceux versés en période de ralentissement économique.
-
Une réduction des niches fiscales favorisant les produits financiers d’épargne longue au détriment de l’investissement productif.
L’absence de taxation accrue sur les résidences principales ou secondaires familiales serait alors perçue comme un signal fort adressé aux classes moyennes.
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?
Partager l'article :

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
Prix de l'Or
Mise à jour le 03/08/2026 à 13h30
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

