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La fed admet un resserrement discret et ouvre la porte à une baisse des taux

La Fed reconnaît un resserrement monétaire passif et envisage des taux plus bas, alors que l’inflation se rapproche de la cible.

Temps de lecture : 2 minutes

La fed admet un resserrement discret et ouvre la porte à une baisse des taux

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En bref

  • La politique monétaire américaine se serait resserrée de manière passive.

  • L’inflation, corrigée de certains biais, serait proche de l’objectif.

  • Le marché du travail présenterait encore des marges de manœuvre.

  • Une baisse des taux d’intérêt serait envisageable sans risque inflationniste majeur.

  • Le dollar conserve son statut, soutenu par une croissance américaine robuste.

Les déclarations de Stephan Miran, membre du Board of Governors de la Réserve fédérale, reconfigurent la lecture actuelle de la politique monétaire américaine. Loin d’un discours alarmiste, le responsable estime que le resserrement est déjà à l’œuvre, non pas par un durcissement spectaculaire des décisions, mais par un mécanisme plus insidieux : un ajustement progressif des conditions financières.

 

A lire aussi : Le cours de l’or pourrait surprendre les marchés plus vite que prévu face aux hésitations de la Fed.

 


Un resserrement monétaire plus strict qu’anticipé

 

Selon Miran, le marché sous-estime le degré réel de restriction monétaire. La politique monétaire se serait contractée passivement, sous l’effet combiné des taux déjà élevés et du ralentissement de certains segments économiques. Autrement dit, la Fed aurait davantage freiné l’activité qu’elle ne le pense elle-même.

Cette analyse renverse la perception dominante selon laquelle l’institution maintiendrait encore une posture trop accommodante. À ses yeux, le curseur serait déjà placé sur une position restrictive.

 


Une inflation proche de la cible

 

Le responsable monétaire avance un argument central : l’inflation corrigée de certains biais statistiques évoluerait désormais très près de l’objectif officiel. Les prix apparaissent globalement stables, sans dynamique de spirale préoccupante.

Sa vigilance se concentre principalement sur le marché locatif. Seule une accélération marquée des loyers pourrait raviver le risque inflationniste. En l’absence de ce signal, la pression sur les prix resterait contenue.

Autre élément notable : les effets des droits de douane n’auraient pas généré d’onde inflationniste significative. Le canal commercial, souvent cité comme facteur de tension, ne constituerait pas une menace immédiate.

 


Un marché du travail encore perfectible

 

Miran identifie un léger relâchement sur le marché du travail. Le taux de chômage naturel serait proche de 4 %, ce qui suggère l’existence d’un certain réservoir de main-d’œuvre. Cette marge offrirait à la banque centrale la possibilité d’assouplir sa stratégie sans alimenter de surchauffe.

L’idée centrale repose sur un équilibre offre-demande : si la capacité productive progresse parallèlement à la demande, une croissance soutenue peut coexister avec une stabilité des prix. La Fed disposerait donc d’un espace d’intervention pour soutenir l’emploi.

 


Vers des taux d’intérêt plus bas ?

 

Le message est limpide : des taux d’intérêt plus bas seraient compatibles avec la situation actuelle. La banque centrale pourrait alléger son dispositif sans compromettre la stabilité monétaire.

Cette position tranche avec la prudence affichée ces derniers mois. Elle suggère que le principal risque pour la croissance ne serait plus l’inflation, mais une politique monétaire maintenue trop longtemps en territoire restrictif.

 

Selon notre expert : Une inflexion monétaire américaine suffirait à déclencher un mouvement brutal sur l’équilibre financier mondial.

 


Dollar et perspectives budgétaires

 

Sur le plan macroéconomique, Miran souligne l’amélioration du cadre budgétaire américain et la surperformance de la croissance des États-Unis. Ces facteurs consolident le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale.

Au moment de ces déclarations, l’indice du dollar (DXY) évoluait autour de 97 points, en légère progression quotidienne. Les cambistes semblent intégrer progressivement l’hypothèse d’un ajustement monétaire à venir.

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