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Le cours de l'or reste au-dessus de 4 400 dollars, mais la Fed et l’Iran menacent son rebond

L’or résiste au-dessus de 4 400 dollars, mais emploi américain, inflation, Fed et tensions avec l’Iran pourraient provoquer un nouveau mouvement brutal.

Temps de lecture : 4 minutes

Le cours de l'or reste au-dessus de 4 400 dollars, mais la Fed et l’Iran menacent son rebond

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En bref

  • L’or reste installé au-dessus de 4 400 dollars après deux séances plus difficiles.

  • Les États-Unis ont créé 162 000 emplois en août, renforçant les arguments des membres de la Fed favorables à une politique monétaire restrictive.

  • L’inflation américaine des producteurs sera publiée le 10 septembre, celle des consommateurs le 11 septembre.

  • Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz entretiennent les risques sur le pétrole et l’inflation.

  • La tendance technique de fond reste constructive tant que la zone des 4 318-4 324 dollars résiste.

Le cours de l’or entame la semaine au-dessus de 4 400 dollars l’once, après avoir perdu une partie de son élan vendredi. Cette résistance est remarquable. Les taux américains pourraient rester élevés plus longtemps et le dollar bénéficie d’un regain d’intérêt, deux forces normalement défavorables à l’or. Pourtant, les acheteurs n’ont pas totalement quitté le marché.

BDOR situait déjà l’once autour de 4 450 dollars le 4 septembre 2026 avant la publication de l’emploi américain. Sa cotation du 7 septembre affiche parallèlement environ 3 811 euros l’once.

L’emploi américain redonne des arguments aux partisans d’une Fed ferme

Le rapport publié par le Bureau of Labor Statistics le 4 septembre a clairement surpris par sa vigueur. L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août 2026, alors que le chômage est resté à 4,1 %. Plus révélateur encore, cette progression dépasse largement la moyenne de seulement 31 000 créations mensuelles enregistrée au cours des douze mois précédents.

Les salaires horaires moyens ont, eux, progressé de 0,3 % sur un mois pour atteindre 37,75 dollars, soit une hausse annuelle de 3,1 % selon le BLS. Cela ne signifie pas qu’une hausse des taux est acquise. Le marché du travail paraît simplement assez robuste pour permettre à la Réserve fédérale de conserver une politique restrictive si l’inflation refuse de ralentir suffisamment.

La nuance est essentielle. Christopher Waller, gouverneur de la Fed, déclarait le 3 septembre qu’il serait plutôt favorable au maintien des taux si les prochaines statistiques confirmaient la désinflation. La Fed n’a donc annoncé aucune hausse. Sa prochaine réunion est programmée les 15 et 16 septembre 2026.

Pour l’or, cette hésitation crée une configuration inconfortable. Des taux élevés augmentent le coût d’opportunité de détention d’un actif sans rendement, tandis qu’un dollar plus ferme renchérit mécaniquement son achat pour les investisseurs utilisant d’autres devises. Mais une Fed moins agressive ferait rapidement renaître l’intérêt acheteur.

L’inflation devient le véritable juge de paix avant la réunion de septembre

Les prochains jours pourraient compter davantage que le rapport sur l’emploi. Le Bureau of Labor Statistics publiera l’indice des prix à la production d’août le 10 septembre, puis l’indice des prix à la consommation le 11 septembre. Le texte source inversait ces deux dates.

Une inflation supérieure aux attentes renforcerait la possibilité d’une Fed plus restrictive. C’est probablement le scénario le plus délicat à court terme pour le prix de l’or, puisqu’il pourrait simultanément soutenir les rendements obligataires américains et le dollar. Une inflation plus modérée changerait rapidement la lecture : les déclarations prudentes de Waller prendraient davantage de poids et la pression monétaire sur l’or pourrait s’alléger.

Il faut aussi regarder le pétrole. L’inflation américaine ne dépend évidemment pas uniquement de l’énergie, mais une hausse durable du brut peut compliquer le processus de désinflation. Or la situation au Moyen-Orient rend cette variable particulièrement instable.

L’EIA estimait en août 2026 que seulement 4,9 millions de barils par jour de pétrole et produits liquides avaient transité par le détroit d’Ormuz au deuxième trimestre, contre 21,6 millions au quatrième trimestre 2025 avant l’aggravation du conflit. L’écart est considérable. Il explique pourquoi chaque incident militaire dans cette zone peut rapidement réapparaître dans les anticipations d’inflation.

L’Iran et le détroit d’Ormuz compliquent la lecture technique de l’or

Le risque géopolitique reste impossible à isoler de la trajectoire des marchés. Le 5 septembre, le CENTCOM américain a officiellement annoncé avoir détruit trois pétroliers liés aux Gardiens de la révolution après des attaques iraniennes visant deux bâtiments de l’US Navy. Les conséquences économiques précises restent incertaines, mais la menace sur les routes énergétiques ne relève plus d’une simple hypothèse théorique.

Cette situation produit un paradoxe. Les crises internationales peuvent soutenir l’or par recherche de protection, mais elles peuvent aussi pousser le pétrole vers le haut, nourrir l’inflation américaine et renforcer le dollar. Le même événement peut donc envoyer plusieurs impulsions contradictoires au cours de l’or.

Techniquement, la zone comprise entre 4 318 et 4 324 dollars reste déterminante selon les niveaux issus du graphique étudié dans le texte source. Elle correspond à la moyenne mobile exponentielle à 200 jours et au retracement de Fibonacci de 50 %. Tant qu’elle tient, la structure haussière de fond n’est pas invalidée. Une rupture de 4 411 dollars remettrait 4 519 dollars dans le viseur, puis la zone du récent sommet autour de 4 693 dollars. Sous 4 318 dollars, les supports suivants se situeraient vers 4 237 puis 4 113 dollars. Ces niveaux constituent des repères techniques, pas des prévisions garanties.

Pour les épargnants souhaitant réduire leur dépendance au système bancaire, les investissements alternatifs peuvent aussi intégrer une stratégie patrimoniale diversifiée. Les lingots d’or, lingots d’argent ou pièces d’or d’investissement permettent de détenir une partie de son épargne sous forme d’actifs physiques, hors compte bancaire. Cette logique de débancarisation partielle peut contribuer à répartir les risques, à condition d’adapter l’allocation à son horizon, à sa situation patrimoniale et à ses besoins de liquidité.

Sources : BDOR - FXStreet - World Gold Council

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