Le Dow Jones chute, la guerre en Iran et la politique monétaire restrictive de la Fed entraînant une quatrième semaine de baisse consécutive
Le Dow Jones enchaîne une quatrième semaine de baisse sous l’effet de la guerre Iran–Israël et d’une Fed plus stricte, bousculant l’or, le pétrole et les marchés.
Par Enzo BECHER
Temps de lecture : 2 minutes

Sommaire
- Une quatrième semaine de recul qui inquiète
- Une correction alimentée par la Fed et les taux
- Le pétrole s’impose comme variable centrale
- Dollar fort et chute brutale des métaux précieux
- Des entreprises qui résistent malgré le choc
- Marchés actions : une correction encore incomplète ?
- Une allocation qui se redéfinit face aux incertitudes
En bref
Quatrième semaine consécutive de baisse pour les marchés américains
Conflit Iran–Israël et tensions énergétiques au cœur du repli
Fed plus stricte que prévu, anticipations de taux profondément revues
Chute marquée de l’or et de l’argent sous l’effet du dollar et des taux
Pétrole en forte hausse depuis février, actions énergétiques en tête
Volatilité accrue liée à l’expiration massive de produits dérivés
Une quatrième semaine de recul qui inquiète
La dynamique enclenchée sur les marchés américains s’est prolongée sans véritable interruption. Le Dow Jones a cédé environ 1,5 % sur la semaine, enregistrant une quatrième séquence négative consécutive. Vendredi, l’indice a reculé d’environ 257 points, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq ont respectivement abandonné 0,8 % et 1,2 %.
Le climat général s’est nettement dégradé à mesure que les tensions géopolitiques se multipliaient. Les frappes entre l’Iran et Israël, combinées à des attaques sur des infrastructures énergétiques dans le Golfe persique, ont profondément pesé sur le sentiment des investisseurs. À cela s’ajoute une montée en puissance militaire américaine dans la région, renforçant les anticipations d’un conflit prolongé.
Un facteur technique est venu amplifier ces mouvements : l’échéance trimestrielle des contrats dérivés, connue sous le nom de quadruple witching, a entraîné des volumes exceptionnels et des variations intraday particulièrement marquées.
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Une correction alimentée par la Fed et les taux
Le point de bascule s’est matérialisé après la réunion de la Réserve fédérale. Le Dow Jones a basculé d’un sommet proche de 47 400 points vers un creux annuel autour de 45 700 points en l’espace de quelques séances.
Le discours de Jerome Powell a modifié la perception du marché. La banque centrale maintient ses taux entre 3,50 % et 3,75 %, mais surtout, elle réduit fortement les perspectives d’assouplissement monétaire. Le nouveau scénario évoque une seule baisse de taux en 2026, contre plusieurs anticipées auparavant.
Les indicateurs d’inflation, notamment les prix à la production, ont accentué cette révision. Les marchés obligataires ont immédiatement réagi, avec une remontée des rendements, renforçant la pression sur les actifs risqués.
Les probabilités implicites montrent désormais une forte conviction : les taux pourraient rester inchangés jusqu’à la fin de l’année, avec même un risque non négligeable de hausse supplémentaire.
Le pétrole s’impose comme variable centrale
Le conflit au Moyen-Orient s’est imposé comme le principal moteur macroéconomique. Le Brent a brièvement approché les 120 dollars, porté par les attaques sur des installations stratégiques en Iran et au Qatar.
Une tentative de stabilisation est apparue après des déclarations israéliennes évoquant la réouverture du détroit d’Ormuz, axe clé du commerce mondial d’énergie. Malgré ce repli ponctuel, les prix du pétrole restent en hausse de plus de 40 % depuis la fin février.
Cette flambée a favorisé certains segments du marché. Les groupes énergétiques, à l’image de Chevron, ont mieux résisté, tandis que les acteurs du gaz naturel liquéfié ont enregistré des performances hebdomadaires à deux chiffres, soutenus par la tension persistante sur les prix européens.
Dollar fort et chute brutale des métaux précieux
Le repositionnement monétaire a entraîné un renforcement marqué du dollar américain, dont l’indice a franchi les 100,50 en milieu de semaine avant de se stabiliser autour de 99,60.
Ce mouvement combiné à la hausse des rendements a provoqué une correction sévère sur le cours de l’or et le cours de l’argent. L’or a rompu le seuil symbolique des 5 000 dollars avant de chuter vers 4 650 dollars, un niveau inédit depuis début février. L’argent a subi une pression encore plus violente, avec une baisse supérieure à 8 % en une seule séance.
Le phénomène s’explique par la liquidation rapide de positions à effet de levier. Les valeurs minières ont particulièrement souffert, à l’image de Newmont et Alcoa, fortement sanctionnées en Bourse.
Des entreprises qui résistent malgré le choc
Dans ce contexte tendu, certaines publications ont apporté un contraste notable. FedEx s’est distinguée avec une progression marquée après des résultats largement supérieurs aux attentes et un relèvement de ses perspectives annuelles.
À l’inverse, Micron a reculé malgré des résultats solides, les investisseurs se focalisant sur l’augmentation des dépenses d’investissement. D’autres dossiers ont été pénalisés par des événements spécifiques, notamment dans le secteur technologique.
Marchés actions : une correction encore incomplète ?
Les grands indices américains se rapprochent désormais d’une zone de correction, évoluant à plus de 8 % de leurs sommets récents. Certains stratèges estiment que les marchés n’intègrent pas encore pleinement les conséquences économiques du conflit et du resserrement monétaire.
L’histoire montre que les marchés américains atteignent souvent un point bas quelques semaines après un choc géopolitique. Pourtant, la visibilité actuelle reste limitée, et les flux d’actualité pourraient continuer à dicter les mouvements à court terme.
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Une allocation qui se redéfinit face aux incertitudes
La période actuelle remet au premier plan les stratégies de diversification. L’exposition aux actifs tangibles retrouve un intérêt particulier dans une logique de protection patrimoniale.
Les lingots d’or, pièces d’or et argent physique s’inscrivent dans une approche de sécurisation de l’épargne, en dehors du système bancaire traditionnel. Cette orientation séduit une part croissante d’épargnants cherchant à limiter leur exposition aux cycles financiers et aux décisions monétaires.
Sources : BDOR
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