Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Livret A : pourquoi les Français retirent massivement leur argent depuis juillet 2025

Le Livret A affiche une décollecte historique en juillet 2025. Baisse de taux, épargne en berne, les Français changent de stratégie.

Temps de lecture : 2 minutes

Livret A : pourquoi les Français retirent massivement leur argent depuis juillet 2025

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • Décollecte nette de 70 millions d’euros en juillet, une première depuis octobre 2024

  • Taux de rémunération abaissé à 0,7 % au 1er août 2025

  • Les encours chutent à 445,4 Mds € malgré six mois précédents de collecte positive

  • Assurance-vie et PER regagnent du terrain avec des rendements plus attractifs

  • Le LEP et le LDDS enregistrent une collecte positive

Un signal d’alerte sur la confiance des épargnants

La décollecte nette de 70 millions d’euros enregistrée en juillet 2025 marque un tournant pour le Livret A, après six mois consécutifs de collecte positive. Cette inversion de tendance coïncide avec l’annonce de la baisse du taux de rémunération à 0,7 %, effective depuis le 1er août. Publiées le 21 août par la Caisse des dépôts, les données confirment une désaffection croissante des Français pour ce support d’épargne emblématique.

Selon le Cercle de l’épargne, une telle décollecte au mois de juillet ne s’était pas produite depuis dix ans. Les encours totaux s’élèvent désormais à 445,4 milliards d’euros, contre 445,5 milliards fin juin.

A lire aussi : Le cours de l’or s’envole face à la défiance croissante envers les produits d’épargne classiques. Faut-il sortir du Livret A pour sécuriser son capital en lingots ?

L’érosion de la rentabilité comme facteur déclencheur

Le ralentissement de la collecte n’est pas soudain. Depuis le début de l’année, les chiffres montrent une dynamique affaiblie. Sur les sept premiers mois de 2025, le Livret A n’a engrangé que 2,9 milliards d’euros, loin des 11,71 milliards de la même période en 2024. L’ajustement à la baisse du taux n’a fait qu’amplifier une tendance déjà bien installée.

Cette évolution profite à d'autres véhicules de placement. L’assurance-vie, les plans d’épargne retraite (PER) et d’autres produits à horizon plus long apparaissent désormais plus compétitifs, bénéficiant de rendements supérieurs et d’un cadre fiscal souvent plus avantageux.

Les autres livrets réglementés résistent mieux

À rebours du Livret A, certains produits conservent l’intérêt des épargnants. C’est le cas du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui affiche une collecte positive de 0,34 milliard d’euros à fin juillet. Un chiffre en progression par rapport au mois précédent, où elle s’élevait à 0,28 milliard. Les encours totaux du LDDS atteignent désormais 164 milliards d’euros.

Autre signal notable, le Livret d’épargne populaire (LEP) amorce un redressement après un premier semestre négatif. La collecte de juillet s’établit à +0,45 milliard d’euros, portant les encours à plus de 80 milliards d’euros. Ce rebond s’explique notamment par un plafond plus élevé et un taux d’intérêt encore jugé compétitif.

Réorientation de l’épargne : une recomposition en cours

Les arbitrages opérés par les épargnants confirment une mutation des comportements financiers. La liquidité immédiate du Livret A n’apparaît plus suffisante face à l’érosion de la rémunération réelle, dans un contexte de ralentissement inflationniste et de retour progressif à la consommation.

La hiérarchisation des supports d’épargne réglementée semble désormais se faire en fonction du rendement net plutôt que de la sécurité seule. Un signal que les gestionnaires d’actifs et les banques ne peuvent ignorer.

Une défiance bancaire qui alimente la recherche de refuges tangibles

La décollecte du Livret A, conjuguée à une érosion de la rentabilité des produits réglementés, alimente un mouvement plus large de débancarisation partielle. Dans un environnement où la liquidité n’offre plus de rémunération réelle, certains épargnants privilégient des valeurs refuges tangibles, à l’image des lingots d’or et des pièces d’investissement.

Cette recomposition patrimoniale s’accompagne d’une demande accrue pour des actifs considérés comme insensibles aux politiques monétaires ou aux défaillances bancaires. L’or physique, en particulier, est perçu comme un outil de protection patrimoniale directe, à l’abri des restrictions de retraits ou des fluctuations des produits à capital non garanti. Une tendance qui ne relève plus seulement d’un positionnement spéculatif, mais d’une stratégie de sécurisation du capital à long terme.

Sources : BDOR

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

La Russie vend 6 tonnes d'or : les sanctions poussent Moscou à liquider
23 octobre 2026
L'argent tombe à 47,89 euros l'once, au plus bas depuis novembre 2025, en deux semaines de chute
23 octobre 2026
L'or recule de 4,1 % en une semaine, la Fed et le pétrole pèsent sur les cours
23 octobre 2026