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Livret A : une nouvelle baisse du taux attendue cette semaine

Bercy pourrait officialiser une nouvelle baisse du taux du Livret A dès cette semaine, sous l’effet du recul de l’inflation en France.

Temps de lecture : 2 minutes

Livret A : une nouvelle baisse du taux attendue cette semaine

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En bref

• Une nouvelle baisse du taux du Livret A pourrait être annoncée cette semaine, après un recul déjà marqué en 2025.
• Le taux actuel (1,7 %) devrait être recalculé le jeudi 15 janvier, avec une possible validation immédiate par Bercy.
• Le ralentissement de l’inflation en France pèse mécaniquement sur la formule officielle de calcul.
• Des économistes évoquent un taux autour de 1,4 %, soit plus de deux fois inférieur aux 3 % de janvier 2025.
• Cette baisse allègerait le coût de financement du logement social et profiterait aussi aux banques.
• Les épargnants s’orientent davantage vers l’assurance vie, dont les rendements redeviennent plus attractifs début 2026.


Une décision imminente pour un placement ultra-populaire

 

Le taux du Livret A pourrait connaître une nouvelle réduction dans les prochains jours. Selon les informations attendues cette semaine, Bercy pourrait acter un mouvement désormais très probable : une baisse supplémentaire du rendement de ce produit d’épargne réglementée, détenu par près de 57 millions de Français.

Après être passé de 3 % à 1,7 % en 2025, le Livret A se retrouve à nouveau sous l’effet direct d’un paramètre macroéconomique majeur : le net ralentissement de l’inflation. La Banque de France doit procéder au recalcul officiel du nouveau taux le jeudi 15 janvier, avec une validation possible le même jour par le ministre de l’Économie.

 

A lire aussi : L’or affole les compteurs alors que la finance mondiale vacille et ce signal inquiète déjà les investisseurs.

 


La formule légale rattrape le Livret A

 

Le mécanisme de calcul du Livret A n’a rien d’un vote politique au quotidien : il s’appuie sur une formule encadrée, liée à deux composantes clés :

  • un indicateur influencé par la politique monétaire de la Banque centrale européenne,

  • l’inflation hors tabac observée sur le second semestre 2025.

Or, le deuxième facteur change radicalement la donne : en France, la progression des prix s’est fortement tassée, ce qui améliore la respiration des ménages sur le plan du pouvoir d’achat, mais réduit mécaniquement la rémunération du Livret A.

Cette situation ouvre la voie à une baisse qui, cette fois, ne surprendrait personne.

Un scénario à 1,4 % de plus en plus crédible

Selon Éric Dor, professeur à l’IESEG School of Management cité par l’AFP, un taux à 1,4 % est aujourd’hui cohérent avec la formule officielle. Cela représenterait un décrochage spectaculaire en seulement douze mois : plus de deux fois moins que le taux de 3 % en vigueur en janvier 2025.

Le Livret A, pilier historique de l’épargne défensive des ménages, subirait ainsi une normalisation accélérée, dans un paysage où l’inflation n’impose plus le même niveau de rémunération.

 


Le gouverneur peut arbitrer… mais le cap est donné

 

La Banque de France ne se contente pas d’une calculette. Le gouverneur dispose d’une possibilité de dérogation à la formule s’il estime que la situation économique le justifie. Pour l’instant, le ton reste mesuré : François Villeroy de Galhau a indiqué que le taux « restera significativement supérieur à l’inflation », actuellement autour de 0,8 %.

Le message est clair : même en baisse, le Livret A devrait conserver un rendement réel positif, ce qui reste loin d’être anodin dans un contexte de retour à des prix plus calmes.

Autre signal sous-jacent : les autorités observent aussi le niveau d’épargne très élevé des Français, souvent perçu comme un frein à la consommation et donc à la croissance.

 


Les épargnants se détournent déjà du Livret A

 

L’évolution n’est pas seulement théorique. Les flux d’épargne montrent que le Livret A perd de son attrait relatif. Ces derniers mois, de nombreux ménages ont réorienté leurs versements vers l’assurance vie.

La raison est simple : les contrats d’assurance vie affichent début 2026 des rendements globalement stables, voire en amélioration, ce qui renforce leur avantage face au Livret A si ce dernier descend vers 1,4 %.

La comparaison devient alors plus rude pour un produit réglementé qui, malgré sa liquidité et sa simplicité, n’offre plus la même protection contre l’érosion monétaire qu’au plus fort de la hausse des prix.

 

Selon notre expert : Le cours de l’or s’emballe pendant que les grandes économies tremblent et la suite pourrait surprendre même les plus prudents.

 


Les gagnants silencieux : logement social et banques

 

Une baisse du Livret A n’a pas uniquement des perdants. Deux catégories d’acteurs y trouvent un intérêt économique direct.

D’abord, les acteurs du logement social : leurs conditions d’emprunt étant indexées sur le taux du Livret A, une baisse réduit leur coût de financement, ce qui peut faciliter certains programmes.

Ensuite, les banques. Une rémunération plus faible de l’épargne réglementée leur est favorable : elle diminue une partie de leur charge, tout en rendant plus compétitifs les produits alternatifs qu’elles commercialisent, souvent plus rentables pour elles.

 


Les alternatives de sécurisation patrimoniale reviennent sur le devant de la scène

 

Quand les rendements des livrets reculent, une partie des épargnants cherche des solutions plus autonomes, surtout dans un contexte où le système financier reste exposé à des risques multiples : instabilité géopolitique, dettes publiques, tensions monétaires, fragilité bancaire.

Dans cette logique, les investissements alternatifs prennent de la place dans la stratégie de diversification, notamment via l’acquisition de lingots d’or et d’argent ou encore de pièces d’or, souvent choisis pour leur capacité à être détenus en direct. Cette démarche s’inscrit, pour certains profils, dans un objectif de débancarisation et de sécurisation d’une partie de l’épargne sur le long terme, en dehors des circuits financiers traditionnels.

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