Nouveaux taux des livrets annoncés jeudi : Livret A promis au-dessus de l’inflation, LEP avec avantage marqué, arbitrage final de Bercy.
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Sommaire
En bref
• La Banque de France annoncera jeudi sa proposition de nouveaux taux pour l’épargne réglementée, dont le Livret A.
• François Villeroy de Galhau promet un taux du Livret A « significativement supérieur » à l’inflation.
• Le LEP conservera un « avantage marqué », confirmant son statut de livret le plus rémunérateur pour les ménages éligibles.
• La décision finale reviendra au ministre de l’Économie, après publication des chiffres d’inflation de décembre par l’Insee.
• La Banque de France pointe un taux d’épargne élevé (18,4% au T3 2025) et appelle à mieux orienter l’épargne vers l’investissement et le capital-risque.
La révision des taux de l’épargne réglementée s’apprête à tomber comme un verdict attendu par des millions de Français. Jeudi, la Banque de France transmettra au ministre des Finances sa proposition sur les rémunérations des livrets emblématiques, à commencer par le taux du Livret A. Et si la mécanique de calcul laisse théoriquement entrevoir une baisse, le message du gouverneur François Villeroy de Galhau est limpide : le Livret A restera au-dessus de l’inflation, tandis que le LEP conservera une avance nette.
Cette annonce, faite mercredi devant les sénateurs de la commission des Finances, vient replacer l’épargne populaire au centre d’un débat plus large : comment rémunérer les ménages sans désorganiser le financement de l’économie, tout en tenant compte du ralentissement de l’inflation.
A lire aussi : Le cours de l’or ne prévient jamais avant d’accélérer, et le marché semble déjà sentir la prochaine secousse mondiale.
Le calendrier est serré. La Banque de France doit finaliser son calcul, mais un dernier paramètre manquait encore au moment de l’audition : les chiffres de l’inflation de décembre, publiés jeudi matin par l’Insee. Une fois ce chiffre intégré, la proposition officielle sera formulée.
François Villeroy de Galhau a déjà donné la direction :
un taux du Livret A « significativement supérieur » à l’inflation ;
un « avantage marqué » pour le Livret d’épargne populaire (LEP).
Derrière cette formule, il y a une intention claire : préserver l’attrait de l’épargne réglementée dans une phase où l’inflation recule, sans donner le sentiment d’un décrochage brutal du rendement.
Aujourd’hui, le Livret A affiche 1,7% (taux également appliqué au LDDS). Or, avec une inflation en décélération, la formule standard de calcul pourrait logiquement tirer le taux vers le bas.
Le gouverneur, lui, insiste sur un point : le rendement restera plus attractif que la hausse des prix. Il a cité une inflation à 0,7% en décembre selon l’indice harmonisé, un niveau inférieur à la moyenne européenne proche de 2%.
Cette configuration change la lecture : quand l’inflation tombe, un livret à 1,7% redevient mécaniquement « protecteur » pour l’épargne de précaution, même si l’écart avec des offres bancaires promotionnelles reste visible.
Même si la Banque de France propose, c’est bien Bercy qui décide. Le ministre de l’Économie Roland Lescure devra valider, ou non, la recommandation, vraisemblablement dans la journée de jeudi.
Cet arbitrage final n’a rien d’anecdotique : il touche à la fois au pouvoir d’achat des ménages, à l’équilibre des circuits de financement (notamment du logement social, lié au Livret A) et au signal donné aux épargnants.
Sur ce point, la Banque de France adopte un ton presque militant. François Villeroy de Galhau a rappelé que le LEP constitue, selon lui, le produit d’épargne populaire le plus avantageux.
Actuellement rémunéré à 2,7% depuis le 1er août, il a reculé par rapport à son ancien niveau de 3,50%. Malgré cette baisse passée, le gouverneur promet donc qu’il conservera un avantage net, ce qui laisse entendre un maintien d’un différentiel significatif par rapport au Livret A.
Ce livret reste toutefois conditionné à des plafonds de revenus, ce qui explique un paradoxe persistant : sa rémunération est supérieure, mais son taux de détention demeure inférieur au Livret A, plus universel.
Le gouverneur a aussi relié cette séquence à une réalité macroéconomique : les ménages continuent d’épargner massivement.
Le taux d’épargne atteignait 18,4% au troisième trimestre 2025, soit environ trois points au-dessus du niveau observé avant la crise sanitaire. Cette accumulation de liquidités traduit une logique de prudence : incertitudes économiques, trajectoire budgétaire, perception du risque sur l’emploi et les revenus.
Le sujet ne se limite donc pas à « combien rapporte le livret ». Il renvoie à une question plus vaste : pourquoi l’argent reste immobile, et comment l’orienter.
Selon notre expert : Quand la finance mondiale se crispe, l’or n’attend pas l’autorisation pour franchir un nouveau cap.
Autre message fort : la France ne manque pas de crédits. Autrement dit, le financement bancaire existe, les canaux sont ouverts, et la machine du prêt n’est pas le principal goulot d’étranglement.
Ce qui manque, selon la Banque de France, c’est du capital :
des fonds propres ;
du capital-risque ;
une capacité accrue à financer l’innovation via des apports en actions, plutôt que via la dette.
Le gouverneur a illustré cet écart par une comparaison frappante : le financement en fonds propres des sociétés non financières représenterait 85% du PIB en zone euro, contre 220% aux États-Unis. Pour les décideurs monétaires, ce différentiel pèse lourd sur la compétitivité, l’innovation et la croissance.
La séquence des livrets d’épargne rappelle une chose : l’épargne dite « sans risque » reste incontournable, mais elle n’épuise pas la question de la protection patrimoniale.
Face à un cycle économique instable, certains ménages cherchent des solutions d’investissements alternatifs, notamment via la détention de métaux, de lingots d’or et d’argent ou encore de pièces d’or, avec un objectif clair : réduire la dépendance au système bancaire, sécuriser une partie de l’épargne et conserver un actif tangible en cas de tension financière.
Cette logique de débancarisation attire particulièrement lorsque la visibilité sur les taux, l’inflation et la politique monétaire se brouille, et lorsque l’épargne de précaution ne suffit plus à rassurer sur le long terme.
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