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Prix du gaz en février : la baisse se confirme, mais à quel prix

Baisse du prix du gaz en février : la CRE corrige son calcul après un oubli fiscal. La baisse sera bien plus limitée que prévu.

Temps de lecture : 2 minutes

Prix du gaz en février : la baisse se confirme, mais à quel prix

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En bref

  • Une baisse du tarif repère du gaz est confirmée pour février, mais elle sera moins importante que prévu.

  • La CRE a publié une correction car le prix initial ne prenait pas en compte la hausse de l’accise sur les gaz naturels.

  • L’accise grimpe de 15,43 à 16,40 €/MWh, soit +6,29 %, ce qui réduit mécaniquement l’ampleur de la baisse attendue.

  • La baisse moyenne du prix repère en février atteint finalement 1,75 %, contre environ 3 % annoncés au départ.

  • Les abonnements augmentent déjà en janvier, avec un impact plus marqué pour les foyers chauffés au gaz.

  • De nouvelles hausses sont déjà programmées au printemps et à l’été via les tarifs de transport, stockage et distribution.


Une baisse annoncée… puis immédiatement corrigée

 

Les ménages chauffés au gaz espéraient un répit plus net en février. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a bien confirmé une diminution du Prix Repère de Vente de Gaz (PRVG), mais l’annonce initiale a été rapidement réajustée.

En cause, une correction publiée le lundi 19 janvier : le calcul communiqué au départ ne reflétait pas une composante fiscale devenue incontournable. Résultat : la baisse du prix du gaz reste réelle, mais sa portée est revue à la baisse, ce qui change concrètement la lecture de la facture.

 

A lire aussi : L’or explose pendant que les marchés retiennent leur souffle face aux tensions monétaires et au choc énergétique.

 


Le détail de l’erreur : une taxe oubliée qui change la facture

 

La correction provient d’un paramètre qui pèse directement sur le tarif final : l’accise sur les gaz naturels.

La CRE a reconnu que le PRVG publié initialement était erroné, car il n’intégrait pas la hausse de cette accise, réévaluée de 15,43 à 16,40 €/MWh, soit +6,29 %. Cette révision correspond à un ajustement lié à l’inflation et à la gestion de certains coûts spécifiques, notamment dans des zones non interconnectées comme les îles françaises.

Sur le terrain, cette ligne “invisible” pour beaucoup de consommateurs se traduit pourtant très simplement : environ 1 € de plus par mégawattheure vient atténuer l’effet de la baisse attendue. Le gain espéré diminue, parfois de façon frustrante, car l’annonce initiale laissait croire à une baisse plus franche.

Pourquoi ce détail compte vraiment

Sur les marchés de l’énergie, une variation fiscale peut neutraliser une partie des baisses tarifaires liées à l’approvisionnement, aux coûts d’acheminement ou à l’évolution des indices utilisés dans le calcul.

Autrement dit : même si la partie “énergie” baisse, la partie “taxes” peut reprendre ce qui a été donné.

 


Quelle baisse en février ? Une diminution, mais plus limitée

 

La CRE annonce désormais une baisse moyenne du prix repère de 1,75 % pour février.

C’est nettement moins que les environ 3 % initialement anticipés dans la première version de la publication. La baisse ne disparaît pas, mais elle change de dimension : elle devient une correction légère plutôt qu’un vrai soulagement mensuel.

Pour beaucoup de foyers, l’impression de “douche froide” vient précisément de ce décalage psychologique : entre la promesse implicite d’un recul marqué et une réalité bien plus modeste une fois l’ajustement fiscal réintégré.

 


Une hausse de l’abonnement qui alourdit la lecture du “bilan” gaz

 

Autre élément qui rend cette baisse moins perceptible : les abonnements de gaz ont déjà augmenté en janvier.

Le mouvement touche particulièrement les consommateurs dont le gaz sert au chauffage. Les hausses annoncées atteignent environ :

  • +4 % pour les abonnements liés à la cuisson,

  • près de +10 % pour les abonnements liés au chauffage,

avec un impact estimé autour de +11 €/an en moyenne pour les foyers concernés.

Cette évolution découle d’une nouvelle méthode de calcul qui intègre désormais le biogaz, ce qui modifie la structure des tarifs appliqués aux consommateurs.

Même si le prix repère recule en février, une partie des ménages verra le bénéfice “absorbé” par la mécanique de l’abonnement et par le contexte de hausses déjà enclenché.

 

Selon notre expert : Le système financier tremble et l’or attire tous les regards au moment où la volatilité mondiale s’emballe.

 


D’autres hausses sont déjà dans le calendrier 2026

 

La séquence ne s’arrête pas à février. La CRE prévoit déjà d’autres ajustements tarifaires qui auront un effet haussier.

Deux rendez-vous sont identifiés :

  • Avril : révision des tarifs de transport et de stockage, avec un impact évalué autour de +1 à 2,5 €/an ;

  • Juillet : révision du tarif de distribution, représentant +3 à 10 €/an supplémentaires.

Ce calendrier montre une réalité souvent difficile à lire pour les consommateurs : le tarif global du gaz dépend d’une addition de postes (taxes, transport, stockage, distribution, part énergie). Une baisse sur un mois peut coexister avec une trajectoire annuelle plus contrastée.

 


Énergie et inflation : un rappel utile pour la stratégie d’épargne

 

Les variations du prix du gaz illustrent un point très concret : le budget énergétique dépend d’arbitrages techniques (méthodes de calcul, fiscalité, infrastructures), et pas uniquement du niveau de tension sur les marchés.

Pour les ménages, ces ajustements ont un effet immédiat : l’inflation “du quotidien” n’est pas seulement liée aux prix affichés, elle provient aussi des taxes et des abonnements, souvent plus stables à la hausse qu’à la baisse.

 


Investissements alternatifs : sécuriser une partie de son épargne hors circuit bancaire

 

Face aux incertitudes économiques, une partie des épargnants cherche aussi à diversifier avec des investissements alternatifs orientés vers la protection du capital. Les solutions les plus souvent utilisées reposent sur l’achat de lingots d’or et d’argent ou de pièces d’or, dans une logique de débancarisation et de sécurisation de l’épargne, en complément des placements traditionnels exposés aux décisions monétaires et au risque inflationniste.

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