Trump menace l'Iran de frappes accrues si Téhéran refuse sa défaite. Brent en chute à 97 $, plan de paix en 15 points, détroit d'Ormuz au cœur du bras de fer.
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Sommaire
En bref
Les États-Unis ont transmis à l'Iran, via le Pakistan, un plan de paix en 15 points exigeant notamment l'abandon du programme nucléaire et la création d'une zone de libre navigation dans le détroit d'Ormuz.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a averti que Donald Trump frapperait l'Iran "plus durement que jamais" si Téhéran refusait de reconnaître sa défaite militaire.
Téhéran a rejeté toute idée de négociation directe avec Washington, affirmant n'avoir "aucune intention" d'organiser des pourparlers.
Le Brent a chuté de 6,3 % à 97,90 dollars le baril après que l'Iran a garanti le passage des navires non hostiles dans le détroit d'Ormuz.
Une trentaine de pays se coordonnent, sous l'impulsion de la France, pour constituer une coalition maritime de sécurité dans le détroit d'Ormuz, indépendamment de l'approche américaine.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a qualifié la situation de "hors de contrôle" et nommé un envoyé spécial français pour le dossier.
La Maison-Blanche a franchi un palier supplémentaire dans sa rhétorique mercredi 25 mars, lorsque sa porte-parole Karoline Leavitt a délivré un message sans ambiguïté aux journalistes réunis pour le point de presse quotidien. "Le président Trump ne bluffe pas et il est prêt à déchaîner les enfers", a-t-elle déclaré, avant d'ajouter que si Téhéran refusait d'admettre avoir "été vaincu militairement", l'Iran serait "frappé plus durement que jamais auparavant".
Cette déclaration s'inscrit dans un contexte de haute tension diplomatique. Dès samedi, Donald Trump avait fixé à l'Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le détroit d'Ormuz, menaçant d'anéantir le réseau électrique iranien en cas de refus. Lundi, le président américain avait lui-même annoncé des "points d'accord majeurs" dans les négociations, une affirmation aussitôt démentie par Téhéran, qui y a vu une manœuvre pour manipuler les cours du pétrole. La porte-parole a assuré mercredi que les négociations restaient "productives" et se poursuivaient.
Au cœur des tractations se trouve un document transmis à Téhéran via le Pakistan, un intermédiaire entretenant de bonnes relations avec les deux capitales. Le New York Times et la chaîne israélienne Channel 12 ont révélé l'existence de ce plan en 15 points, dont la teneur a été confirmée à Reuters par une source iranienne.
Parmi les dispositions les plus sensibles figure l'exigence que l'Iran renonce définitivement à l'arme atomique et démantèle ses sites nucléaires de Natanz, d'Ispahan et de Fordo. Le texte prévoit également l'arrêt du financement des milices régionales par Téhéran, ainsi que l'instauration d'une zone de navigation libre dans le détroit d'Ormuz. Karoline Leavitt n'a ni confirmé ni totalement démenti le contenu de ce plan, précisant seulement qu'il "y a des éléments de vérité, mais aussi des choses qui ne sont pas entièrement factuelles".
La Turquie et le Pakistan ont été évoqués comme lieux possibles pour d'éventuels pourparlers. Ankara, membre de l'OTAN, a confirmé par la voix de Harun Armagan, vice-président des Affaires étrangères du parti présidentiel, jouer un rôle actif dans la "transmission de messages" entre les deux camps, y compris vers les pays du Golfe.
La première réaction iranienne à ce plan n'a pas été "positive", a confié un haut responsable de Téhéran à Reuters. La réponse a été renvoyée au Pakistan pour transmission à Washington. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a été encore plus direct à la télévision d'État : son pays "n'a aucune intention" d'organiser des négociations directes avec Washington.
"Washington a échoué dans ses objectifs de guerre, n'obtenant ni de victoire rapide ni un changement de régime à Téhéran", a-t-il martelé, ajoutant que "les États-Unis ont échoué à protéger leurs alliés régionaux en dépit de la présence de bases militaires américaines." Dans le même discours, Araghchi a invité les pays voisins de l'Iran à "prendre leurs distances avec les États-Unis", présentant Téhéran comme une puissance indéfectible face aux pressions extérieures.
Du côté de l'armée, le porte-parole du commandement central, Ebrahim Zolfaqari, a tourné en dérision les annonces de Trump : "Les États-Unis négocient avec eux-mêmes", a-t-il lancé, dans une formule qui résume la profonde méfiance iranienne à l'égard de tout processus de paix proposé par Washington.
Loin d'une posture uniquement défensive, Téhéran a posé ses propres conditions. L'Iran réclame la reconnaissance de sa souveraineté pleine et entière sur le détroit d'Ormuz comme un "droit naturel et légal". Le président du Parlement iranien, Mohammed Baqer Ghalibaf, l'une des rares figures influentes encore en activité depuis le début des opérations militaires, a prévenu via le réseau X que son pays attaquerait des infrastructures vitales dans tout pays régional qui tenterait d'occuper une île iranienne.
L'agence semi-officielle Tasnim a de son côté évoqué la possibilité que Téhéran "active" le détroit de Bab el-Mandeb en mer Rouge, en s'appuyant sur les Houthis yéménites, alliés traditionnels de la République islamique.
Les marchés pétroliers ont réagi avec une sensibilité marquée à chaque annonce liée au détroit d'Ormuz. Mercredi matin, le baril de Brent a perdu 6,3 %, retombant à 97,90 dollars, sous la barre symbolique des 100 dollars, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) cédait 5,2 % à 87,52 dollars. Ce recul fait suite à un communiqué iranien garantissant le passage des "navires non hostiles" par coordination avec les autorités compétentes.
Un pétrolier thaïlandais de la compagnie Bangchak Corporation a d'ailleurs franchi le détroit lundi dernier, après des échanges directs entre le ministre des Affaires étrangères de Bangkok, Sihasak Phuangketkeow, et l'ambassadeur d'Iran en Thaïlande. Un cas d'école de la diplomatie pragmatique qui contourne les blocages entre grandes puissances.
La France, pour sa part, a annoncé une réunion imminente par visioconférence entre le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, et ses homologues d'une trentaine de pays souhaitant contribuer à la sécurité maritime dans le détroit, dans un cadre strictement défensif et sans lien avec l'approche américaine.
Les États arabes du Golfe vivent le conflit de l'intérieur. Devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, l'ambassadeur du Koweït a décrit une "menace existentielle pour la sécurité internationale et régionale", tandis que son homologue émirati dénonçait les "aventures expansionnistes inconsidérées" de Téhéran. Dans une déclaration conjointe, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Jordanie ont demandé à Bagdad d'empêcher les milices irakiennes pro-iraniennes de poursuivre leurs tirs vers des pays voisins.
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a nommé le diplomate français Jean Arnault comme envoyé spécial pour le conflit au Moyen-Orient, en soulignant que "le monde se trouvait au bord d'une guerre plus vaste". Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Volker Türk, a abondé dans le même sens lors d'une réunion d'urgence, déclarant que "le conflit a un pouvoir sans précédent de prendre au piège des pays partout dans le monde".
Emmanuel Macron a indiqué dans un post sur X avoir appelé son homologue iranien Massoud Pezeshkian pour lui rappeler la nécessité de rétablir la libre navigation dans le détroit d'Ormuz, de cesser les attaques contre les infrastructures énergétiques civiles et de s'engager dans des négociations de bonne foi. Le chef de l'État français a également demandé la libération des ressortissants français Cécile Kohler et Jacques Paris.
En Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a profité d'une séance parlementaire pour dénoncer la politique de Benyamin Netanyahou au Liban et qualifier le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei de "tyran tout aussi dictatorial, voire plus sanguinaire encore, que son père".
Sur le plan opérationnel, le Pentagone a annoncé des accords pour 500 millions de dollars avec BAE Systems, Lockheed Martin et Honeywell, destinés à accélérer la production de systèmes de défense et de munitions. Dans le même temps, la marine iranienne a affirmé avoir tiré des missiles de croisière en direction du porte-avions américain USS Abraham Lincoln, le contraignant "à changer de position". Téhéran a prévenu que le bâtiment serait pris pour cible chaque fois qu'il serait à portée de tir.
Sept soldats des Forces de mobilisation populaire (FMP), milices irakiennes soutenues par l'Iran, ont été tués dans la province d'Anbar lors de frappes sur leurs positions, selon un média d'État irakien. La Chine, de son côté, a confirmé être "en communication avec toutes les parties" pour permettre à ses navires de traverser le détroit d'Ormuz, Wang Yi ayant assuré que Pékin "travaillait sans relâche pour la paix".
Le conflit irano-américain et ses répercussions sur les marchés pétroliers rappellent avec acuité pourquoi de nombreux épargnants cherchent à s'affranchir partiellement du système bancaire traditionnel. Dans un contexte de tensions persistantes, de volatilité des cours énergétiques et d'incertitude sur les devises, les investissements en métaux physiques, lingots d'or, lingots d'argent ou pièces d'or comme le Napoléon ou le Krugerrand, représentent une forme de mise à l'abri réelle et tangible. Contrairement aux actifs papier, un lingot ne dépend d'aucun émetteur souverain ni d'aucune contrepartie bancaire. Pour les particuliers soucieux de sécuriser leur épargne face aux chocs extérieurs, la détention d'une part de patrimoine sous forme physique constitue une stratégie de débancarisation progressive qui a traversé les crises sans jamais perdre sa pertinence.
Sources : Cnews - Le Parisien - Rts - l'Echo
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