Le dollar index recule vers 99,10 tandis que la crise US-UE sur le Groenland s’envenime et que la Fed ouvre la voie à de nouvelles baisses de taux.
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Sommaire
En bref
• Le US Dollar Index recule vers 99,10 en début de semaine, plombé par une tension politique entre Washington et l’Union européenne sur la souveraineté du Groenland.
• Donald Trump menace d’imposer des droits de douane de 10 % sur certains pays européens, avec une entrée en vigueur annoncée au 1er février.
• Ursula von der Leyen dénonce un risque de spirale dangereuse pour les relations transatlantiques, avec un impact potentiel sur la stabilité commerciale.
• Le franc suisse s’impose comme la devise la plus forte face au dollar sur la séance, signe d’un retour vers les actifs jugés défensifs.
• La Fed, via Michelle Bowman, entretient une lecture plus accommodante des taux, citant la fragilité persistante du marché du travail.
La semaine démarre sur un signal clair : le billet vert perd du terrain. L’indicateur de référence US Dollar Index (DXY), qui mesure l’évolution du dollar contre un panier de six grandes devises, cède du terrain et glisse vers 99,10–99,15. Cette baisse ne se limite pas à un mouvement technique : elle reflète la combinaison explosive d’un choc politique transatlantique et d’une lecture monétaire devenue plus accommodante du côté de la Réserve fédérale.
Deux forces s’additionnent et fragilisent le dollar : d’un côté, une montée de tension diplomatique autour du Groenland ; de l’autre, un discours de Fed perçu comme favorable à de nouvelles baisses de taux. Dans ce type de configuration, la prime de risque s’élargit vite, et les flux se redirigent brutalement vers les valeurs refuges.
A lire aussi : Le cours de l’or envoie un signal que les marchés refusent encore de regarder et cette fois les banques centrales n’attendent personne.
Le catalyseur initial vient de la dégradation rapide du climat entre Washington et plusieurs capitales européennes. Donald Trump a relancé publiquement l’idée d’un rachat du Groenland, ce qui a entraîné une opposition immédiate en Europe.
La réponse américaine ne s’est pas limitée à une posture symbolique : le président des États-Unis a brandi la menace de droits de douane de 10 % sur des importations provenant de plusieurs membres de l’Union européenne. L’annonce s’accompagne d’une échéance : application à compter du 1er février.
Ce type de menace change immédiatement la lecture des marchés :
la visibilité sur les échanges se dégrade,
le risque de représailles augmente,
l’investissement transatlantique devient plus fragile,
les acteurs financiers re-prixent l’incertitude géopolitique.
Ursula von der Leyen a durci le ton. Selon la présidente de la Commission européenne, le projet américain touche à l’intégrité territoriale et à la souveraineté, ce qui peut fragiliser les relations transatlantiques. Elle évoque même le risque d’une “spirale dangereuse”, message lourd de sens dans une période où le commerce est déjà sous tension.
Sur le marché des changes, la conséquence est nette : dès qu’un choc politique devient un choc commercial potentiel, la monnaie de référence mondiale peut cesser d’être un refuge automatique.
La dynamique est encore embryonnaire, mais elle fait partie des scénarios que les desks FX surveillent. Une crise durable entre les États-Unis et l’Union européenne augmente la probabilité que “le vieux continent” cherche d’autres solutions de règlement pour ses échanges, ou diversifie ses mécanismes de paiement.
Un tel mouvement, même lent, a un effet corrosif : il grignote l’acceptabilité internationale du dollar sur les flux commerciaux à long terme. Le sujet n’est pas la disparition du dollar comme pivot, mais l’érosion progressive de son statut de passage obligé.
Autrement dit : ce n’est pas la chute qui inquiète, c’est l’idée que le monde pourrait apprendre à faire sans le dollar dans certains segments.
La réaction des marchés a également une signature classique : la recherche d’actifs défensifs. Sur la séance, le dollar apparaît comme particulièrement faible face au franc suisse, qui affiche la progression la plus marquée contre le billet vert.
Ce mouvement est cohérent : quand les tensions géopolitiques montent, les investisseurs réduisent le risque, raccourcissent la duration, privilégient la liquidité et la stabilité. Dans cette logique, le CHF reprend mécaniquement une place centrale.
Le second facteur de fragilisation vient des États-Unis eux-mêmes. Michelle Bowman, vice-présidente de la Fed en charge de la supervision, a livré un message favorable à une détente monétaire.
L’idée est simple : si le marché du travail reste fragile, la Fed devrait être prête à ramener les taux vers leur niveau “neutre”. Pour le dollar, le mécanisme est immédiat :
plus de baisses de taux probables
→ rendements attendus plus faibles
→ attractivité du dollar en recul
→ pression baissière sur le DXY
Le point central, ici, n’est pas seulement la baisse du dollar du jour. C’est le fait que la Fed accepte que la croissance et l’emploi puissent nécessiter un soutien monétaire, au moment même où un conflit commercial potentiel se profile.
Selon notre expert : Le système financier craque par endroits et l’or devient l’indicateur qui révèle la vraie température mondiale.
Quand une devise est attaquée par la politique et par la banque centrale en même temps, la réaction peut devenir auto-entretenue. La tension US-UE déclenche la prudence, la Fed augmente la probabilité d’un dollar moins rémunérateur, et la liquidité se déplace vers des monnaies jugées plus “propres” en période d’incertitude.
Résultat : le US Dollar Index encaisse un recul qui paraît modeste en pourcentage, mais qui est lourd en symbolique puisqu’il met en lumière une fragilité structurelle : la confiance dans le dollar dépend autant du rapport de force diplomatique que de la trajectoire des taux.
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