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Arrêt maladie avant 60 ans : cette décision de la Carsat peut peser sur votre retraite

Un arrêt maladie de 8 mois avant 60 ans valide vos trimestres, mais efface vos meilleures années de salaire du calcul de la pension retraite.

Par Trajce KOSTIK

Arrêt maladie avant 60 ans : cette décision de la Carsat peut peser sur votre retraite

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En bref

  • Un arrêt maladie de 8 mois avant 60 ans valide automatiquement les trimestres d'assurance retraite auprès de la Carsat

  • Les indemnités journalières ne comptent pas dans le salaire annuel moyen, ce qui peut effacer une année de haut salaire du calcul de la pension

  • Un exemple chiffré montre une perte pouvant atteindre 485 euros par an sur la pension de base

  • Le dispositif carrière longue n'accepte que les trimestres cotisés, pas les trimestres assimilés issus de la maladie

  • Vérifier son relevé de carrière et envisager un mi-temps thérapeutique permet de limiter les dégâts sur la future pension


Un trimestre validé qui masque un piège invisible

Huit mois d'arrêt maladie juste avant les 60 ans, un corps qui lâche, des indemnités journalières versées par l'Assurance maladie. Puis le courrier de la Carsat tombe : les trimestres sont validés. Soixante jours d'indemnisation suffisent pour ouvrir droit à un trimestre d'assurance retraite, et sur huit mois, environ 240 jours, le compte des quatre trimestres annuels est vite atteint. Aucune démarche particulière n'est nécessaire, la CPAM transmet directement les informations à l'Assurance retraite. Ces trimestres dits « assimilés » comptent bien dans la durée d'assurance requise pour un départ à taux plein. Jusque-là, rien d'alarmant.

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Le salaire annuel moyen, véritable angle mort du calcul

Les choses se compliquent ensuite. La pension de base ne se calcule pas sur la durée d'assurance seule, mais sur le salaire annuel moyen, établi à partir des 25 meilleures années de rémunération brute. Or les indemnités journalières perçues pendant l'arrêt ne sont pas soumises à cotisation vieillesse, sauf exceptions comme le temps partiel thérapeutique ou certaines conventions collectives. Le trimestre existe sur le papier, mais l'année de maladie n'apporte aucun salaire au calcul. Quand cette année tombe en fin de carrière, période où la rémunération atteint généralement son plafond, c'est précisément l'une des meilleures années potentielles qui s'évapore du dossier.

Un différentiel chiffré qui donne le vertige

Deux trajectoires suffisent à mesurer l'écart. Le premier salarié travaille cinq années entre 60 et 64 ans avec un meilleur salaire annuel de 40 000 euros. Le second traverse deux ans d'arrêt maladie sur cette période et voit s'intégrer, à la place, des années à 21 600 euros dans son calcul. La perte s'élève à 40,44 euros par mois sur la pension de base, soit 485,28 euros par an. Répétée sur vingt ou trente ans de retraite, la différence se chiffre en milliers d'euros, pour un événement de santé sur lequel personne n'a de prise.

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La carrière longue, une seconde trappe méconnue

Le dispositif carrière longue n'accepte que les trimestres cotisés, jamais les trimestres assimilés issus d'un arrêt maladie. Un arrêt prolongé peut ainsi repousser l'âge de départ anticipé, voire le rendre inaccessible, alors même que le projet était planifié depuis des années. Côté complémentaire, la situation reste moins pénalisante : au-delà de 60 jours d'arrêt consécutif, des points sont attribués sans cotisation, dans la limite du nombre obtenu l'année précédente. Une compensation partielle, qui ne rattrape jamais le manque à gagner sur la retraite de base.


Des leviers existent avant qu'il ne soit trop tard

La vérification du relevé de carrière sur le portail dédié à l'Assurance retraite reste le premier réflexe à adopter, bien avant l'approche de la date de départ. Conserver les justificatifs, notifications d'invalidité, relevés d'indemnités journalières, permet de faire rectifier une éventuelle erreur. Le mi-temps thérapeutique constitue un second levier trop souvent ignoré : il permet de continuer à valider des trimestres cotisés sur la base du salaire perçu, réintroduisant ainsi un revenu réel dans le calcul du SAM. Garder son statut de salarié le plus longtemps possible, plutôt que de basculer vers la retraite depuis un arrêt maladie, protège des ressources souvent supérieures à la pension. Un entretien d'information retraite, accessible dès 45 ans, permet d'anticiper ces arbitrages avant qu'ils ne deviennent irréversibles.


Sécuriser son épargne face aux imprévus de fin de carrière

Face à ces incertitudes qui pèsent sur le montant final de la pension, une partie de l'épargne se tourne vers des actifs tangibles, échappant aux aléas administratifs et bancaires. Les métaux précieux, sous forme de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or, permettent de constituer une réserve de valeur en dehors des circuits classiques, dans une logique de débancarisation. Cette diversification patrimoniale ne remplace pas une pension, mais elle offre une marge de manœuvre concrète lorsque les calculs de la retraite réservent de mauvaises surprises.

Sources : BDOR - Assurance Retraite - CPAM - Service-Public.fr

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