CAC 40 sous les 8 000 points le 30 avril, brent à 122 $. Fed divisée, Stellantis chute de 10 %, Technip avertit. Bilan complet de la séance parisienne.
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Sommaire
En bref
Le CAC 40 recule de 1,12 % à 7 980 points ce jeudi, sa cinquième séance consécutive en territoire négatif.
Le brent monte à 122 dollars le baril, son plus haut depuis 2022, après les déclarations de Trump sur un éventuel blocage prolongé du détroit d'Ormuz.
La Réserve fédérale laisse ses taux inchangés entre 3,50 % et 3,75 %, avec un vote 8 contre 4, dissensions internes inédites depuis 1992.
Stellantis chute de 10 % malgré un retour aux bénéfices au T1 ; Technip Energies perd 9 % après avoir abaissé ses prévisions annuelles.
Capgemini (+2,5 %) et Aperam (+4 %) tirent leur épingle du jeu grâce à des résultats trimestriels au-dessus des attentes.
Jerome Powell quittera la présidence de la Fed le 15 mai ; son successeur Kevin Warsh hérite d'une institution fracturée.
La Bourse de Paris entame la séance du 30 avril 2026 sous pression, le CAC 40 affichant un recul de 1,12 % à 7 980 points. L'indice phare français enchaîne ainsi une cinquième journée consécutive de baisse, fragilisé par la montée des tensions géopolitiques et l'envolée des prix de l'énergie.
Le cours du brent atteint 122 dollars le baril, au plus haut depuis 2022. Le contexte diplomatique entre Washington et Téhéran reste bloqué, Donald Trump ayant déclaré sur son réseau Truth Social que l'Iran serait "incapable de signer un accord non nucléaire", accompagnant son message d'une image générée par IA et de la mention "FINI D'ÊTRE GENTIL !". Le président américain a par ailleurs évoqué un possible blocage du détroit d'Ormuz s'étalant sur plusieurs mois, ce qui alimente directement la pression sur les cours du brut.
La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, une décision sans surprise pour les marchés. La surprise est venue du vote : 8 voix contre 4, un niveau de dissensions au sein de l'institution sans équivalent depuis 1992.
Trois présidentes et présidents régionaux de la Fed (Beth Hammack à Cleveland, Neel Kashkari à Minneapolis, Lorie Logan à Dallas) ont refusé toute orientation accommodante dans le communiqué officiel. Une quatrième voix dissidente réclamait au contraire une baisse d'un quart de point. La banque centrale pointe une inflation "élevée", qu'elle relie en partie à la hausse mondiale des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient. Elle précise que "le taux de chômage a peu évolué" et que l'économie progresse "à un rythme soutenu".
Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin le 15 mai, a annoncé qu'il entendait "faire profil bas" en tant que gouverneur jusqu'en janvier 2028. Son successeur désigné, Kevin Warsh, prendra les rênes d'une institution profondément divisée, alors que Donald Trump réclame des baisses de taux depuis de longs mois. Ce matin, l'euro évolue sous 1,17 dollar ; le bitcoin recule à 75 588 dollars.
Côté statistiques, les marchés suivront ce jeudi le PIB américain du premier trimestre, les inscriptions hebdomadaires au chômage, les revenus et dépenses des ménages, l'indice du coût de l'emploi, le PMI de Chicago et les indicateurs avancés du Conference Board.
Capgemini (+2,5 %) publie un chiffre d'affaires de 5,94 milliards d'euros au T1 2026, en progression de 11 % à taux de change constants, avec des prises de commandes à 6,05 milliards. Le groupe confirme une croissance annuelle de 6,5 % à 8,5 % à changes constants.
Aperam (+4 %) affiche un Ebitda ajusté de 90 millions d'euros, contre 67 millions au T4 2025, grâce à la hausse des expéditions en Europe et à une gestion rigoureuse des coûts. Son directeur général évoque "le meilleur début d'année depuis trois ans".
Air France-KLM (+1 %) publie une perte opérationnelle de 27 millions d'euros au T1, très inférieure aux 389 millions attendus par les analystes. Le groupe revoit toutefois sa cible de capacité à +2/+4 % pour 2026 (contre +3/+5 % auparavant), et anticipe une facture carburant de 9,3 milliards de dollars sur l'exercice, en hausse de 2,4 milliards par rapport à 2025.
Stellantis chute de 10 % malgré un bénéfice net de 377 millions d'euros au T1, contre une perte de 387 millions un an plus tôt. Le chiffre d'affaires avance de 6 % à 38,1 milliards. Confronté à des problèmes de qualité sur certains moteurs et à une révision de ses ambitions électriques, le groupe présentera sa stratégie long terme le 21 mai.
Technip Energies recule de 9 % après un avertissement sur résultats. Son chiffre d'affaires ajusté au T1 ressort à 1,78 milliard d'euros (-4 % sur un an). Le groupe révise à la baisse ses prévisions 2026, estimant que 500 à 600 millions d'euros de chiffre d'affaires seront reportés au-delà de 2026 en raison des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.
Du côté bancaire, Crédit Agricole (-6 %) voit son coût du risque bondir de 32 % à 547 millions d'euros, dont 100 millions en provisions préventives, malgré un résultat net en légère hausse à 1,68 milliard. BNP Paribas (-3 %) dépasse les attentes avec un bénéfice net de 3,22 milliards (+9 %), mais sa banque d'investissement reste à la traîne des grands établissements anglo-saxons. Société Générale (-4 %) publie un résultat net de 1,7 milliard, supérieur au consensus, porté par la maîtrise des coûts et la reprise de la banque de détail en France (+8,9 % de revenus).
Michelin (-3 %) délivre des ventes stables hors effet de change au T1, avec un chiffre d'affaires de 6,2 milliards (-5,4 % publié). La forte appréciation de l'euro pèse sur les performances reportées. La guidance 2026 reste inchangée à ce stade.
La chute du CAC 40, la hausse du pétrole et les divisions au sein de la Fed illustrent une instabilité financière qui pousse les épargnants à revoir leur allocation patrimoniale. Dans ce type de configuration, les lingots d'or, les pièces d'or et les lingots d'argent physiques retrouvent tout leur attrait : décorrélés des marchés actions, affranchis du risque de contrepartie bancaire, ils constituent une réserve de valeur tangible face à l'inflation énergétique et à l'incertitude géopolitique. La débancarisation d'une partie de son épargne, via des métaux physiques stockés hors du système financier, reste l'une des stratégies les plus accessibles pour sécuriser un patrimoine sur le long terme.
Sources : BDOR
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