Clôture automatique des PEL en 2026 : 5 idées pour placer l’argent récupéré sans prendre de risques
PEL 2011 fermés dès mars 2026 : 5 placements sans risque pour replacer votre épargne, du Livret A aux fonds euros en assurance-vie, avec taux comparés.
Par Victor KOSTIK
Temps de lecture : 2 minutes

Sommaire
- Les PEL de 2011 en fin de vie : ce qu'il faut savoir
- Option 1 : orienter l'épargne des actifs tangibles hors système bancaire
- Option 2 : bloquer l'épargne sur un compte à terme
- Option 3 : saturer les livrets réglementés
- Option 4 : ouvrir un nouveau PEL
- Option 5 : conserver son épargne sur un livret bancaire ordinaire
En bref
Les Plans d'épargne logement ouverts en 2011 arrivent à leur terme légal de 15 ans et sont fermés d'office par les banques à partir du 1er mars 2026.
Les fonds basculent automatiquement sur un livret ordinaire, fiscalisé à 31,4 %, avec des taux souvent inférieurs à 1 % brut.
Cinq alternatives sans risque permettent de réorienter cette épargne : livret bancaire ordinaire, compte à terme, livrets réglementés, nouveau PEL à 2 % brut, ou fonds euros en assurance-vie.
Le Livret A et le LDDS servent 1,50 % net ; le LEP 2,50 % net, réservé aux ménages sous conditions de ressources.
Les fonds euros ont affiché un rendement moyen de 2,65 % nets de frais en 2025, certains dépassant les 3,5 %.
Les titulaires d'un Plan d'épargne logement souscrit en 2011 font face à une échéance automatique depuis le 1er mars 2026. La loi fixe la durée maximale d'un PEL à 15 ans pour tous les contrats ouverts à partir de cette date. Passé ce délai, les établissements bancaires procèdent à la fermeture d'office et transfèrent les fonds vers un livret ordinaire peu avantageux. Avec des encours pouvant atteindre le plafond de 61 200 €, la question du replacement devient prioritaire pour les épargnants concernés.
Les PEL de 2011 en fin de vie : ce qu'il faut savoir
Avant 2011, les Plans d'épargne logement n'avaient pas de durée de vie légalement limitée. La règle des 15 ans s'applique uniquement aux contrats ouverts à compter du 1er mars 2011, ce qui fait des titulaires concernés les premiers à vivre cette clôture forcée cette année. À la fermeture, les intérêts accumulés sont versés mais intègrent immédiatement le régime fiscal du Prélèvement forfaitaire unique (PFU), soit 30 % d'imposition auxquels s'ajoutent 1,4 % de prélèvements sociaux, pour un total de 31,4 %.
Option 1 : orienter l'épargne des actifs tangibles hors système bancaire
Face aux incertitudes pesant sur les marchés financiers et à l'érosion progressive du pouvoir d'achat, un nombre croissant d'épargnants cherche à ne pas concentrer l'intégralité de leur patrimoine dans le circuit bancaire traditionnel. Les lingots d'or, les pièces d'or de collection ou d'investissement et les lingots d'argent répondent à cette logique de débancarisation : leur valeur ne dépend d'aucun établissement, d'aucun taux directeur, d'aucune politique monétaire. Pour les titulaires de PEL clôturés disposant d'une capacité d'épargne à long terme, allouer une fraction du capital récupéré vers des métaux physiques constitue un outil de préservation de la valeur éprouvé, complémentaire aux placements réglementés ou aux fonds euros.
Option 2 : bloquer l'épargne sur un compte à terme
Le Compte à terme (CAT) s'adresse aux épargnants prêts à immobiliser leur capital pour une période fixe, allant de quelques mois à plusieurs années. La rémunération augmente avec la durée d'engagement : Klarna affiche par exemple 2,90 % bruts sur quatre ans. Ce placement convient à une épargne dont on n'anticipera pas le besoin à court terme.
Option 3 : saturer les livrets réglementés
Les livrets réglementés disposent d'un avantage fiscal qu'aucun autre placement bancaire sécurisé ne peut égaler : leurs intérêts sont intégralement exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le taux affiché est donc net de toute fiscalité.
Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) servent actuellement 1,50 % net. Le Livret d'épargne populaire (LEP), accessible sous conditions de ressources, offre 2,50 % net. Ces enveloppes restent toutefois plafonnées : 22 950 € pour le Livret A, 12 000 € pour le LDDS et 10 000 € pour le LEP. Pour un PEL au plafond, plus de 16 000 € demeurent à placer une fois ces trois livrets saturés.
Option 4 : ouvrir un nouveau PEL
La fermeture d'un PEL n'interdit pas d'en souscrire un nouveau immédiatement. Depuis le 1er janvier 2026, le taux d'un nouveau PEL est fixé à 2 % brut. La différence avec les anciens contrats porte sur la fiscalité : les PEL ouverts depuis 2018 sont soumis au PFU dès la première année de détention, sans la période d'exonération fiscale de douze ans dont bénéficiaient les contrats antérieurs. À 2 % brut, le rendement net après PFU s'établit autour de 1,38 %, ce qui reste compétitif face aux livrets ordinaires.
Option 5 : conserver son épargne sur un livret bancaire ordinaire
La solution par défaut consiste à laisser l'argent là où la banque l'a déposé. Les rémunérations affichées restent très modestes : 0,10 % brut à BNP Paribas, 0,30 % chez Société Générale, 0,35 % chez LCL. La Banque Postale et la Caisse d'Épargne Aquitaine Poitou-Charentes proposent le meilleur taux de cette catégorie avec 1 % brut, loin derrière les autres supports disponibles. Seuls les livrets bancaires à taux boostés, proposés ponctuellement par certains établissements, peuvent offrir une alternative acceptable sur une durée de quelques mois.
Sources : BDOR
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