Commerzbank prévoit une inflation américaine proche de 4 % si le conflit iranien dure jusqu'en mai. Détail des chiffres et agenda macro de la semaine.
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Sommaire
En bref
L'essence a bondi d'environ 20 % par rapport à février aux États-Unis, ce qui devrait porter l'inflation IPC à +3,3 % sur un an en mars.
Commerzbank prévoit une inflation proche de 4 % dans les prochains mois si le conflit iranien se prolonge jusqu'à fin mai.
Le taux PCE, baromètre de la Fed, affichait déjà 2,8 % en rythme annuel avant le choc énergétique.
En Allemagne, plus de 90 % des industriels anticipent un impact majeur de la guerre, selon l'Institut Ifo.
La semaine du 6 avril sera marquée par la publication de l'inflation IPC américaine de mars et des minutes de la Fed.
Les prix à la pompe aux États-Unis ont progressé d'environ 20 % par rapport à février en données corrigées des variations saisonnières. Ce choc, alimenté par les tensions autour de l'Iran, sera pleinement visible la semaine prochaine lors de la publication des chiffres de l'inflation IPC américaine pour le mois de mars.
Selon les économistes Christoph Balz et Ralph Solveen de Commerzbank AG, les prix à la consommation devraient avoir progressé de 0,9 % en mars par rapport à février, portant le taux d'inflation annuel à 3,3 %. Un écart notable face aux 2,4 % enregistrés en février. L'inflation sous-jacente, hors énergie et alimentation, est attendue à +0,3 % sur le mois et +2,7 % sur un an.
La banque allemande note que la hausse des coûts énergétiques ne s'est pas encore diffusée à la majorité des biens et services, à l'exception possible du transport aérien. Mais les premiers signes de contamination inflationniste sont apparus dès février au niveau des producteurs et dans les prix à l'importation. Les hausses récentes des prix des puces informatiques et des métaux industriels devraient, à terme, renchérir certains produits électroniques et informatiques.
Le scénario central de Commerzbank table sur un conflit iranien se prolongeant jusqu'à fin mai. Dans cette hypothèse, l'inflation américaine pourrait approcher les 4 % dans les prochains mois, selon les deux économistes. La banque précise par ailleurs que les prix à la consommation sous-estiment les risques inflationnistes réels depuis plusieurs trimestres.
La situation est d'autant plus délicate que l'objectif de 2 % fixé par la Réserve fédérale repose sur le déflateur PCE (dépenses de consommation personnelle), un indicateur historiquement inférieur à l'IPC. Or, avant même le choc iranien, le PCE global atteignait déjà 2,8 % et le taux sous-jacent 3,1 %, laissant peu de marge à la Fed.
La dynamique inquiète au-delà de la seule inflation. Si les premières préoccupations portaient sur la hausse des prix, un nombre grandissant d'investisseurs s'alarme désormais de la pression que ce choc exerce sur la croissance. Les craintes de récession gagnent du terrain alors que l'économie américaine absorbait déjà des tensions structurelles.
L'onde de choc se propage jusqu'en Europe. Une enquête de l'Institut Ifo révèle qu'au moins 90 % des entreprises industrielles allemandes anticipent un impact majeur du conflit, principalement via la hausse des prix de l'énergie. L'ampleur finale reste difficile à quantifier, tributaire de la durée des hostilités.
Les données publiées la semaine prochaine sur les commandes, la production et les exportations allemandes n'éclaireront pas encore cette nouvelle donne : elles couvriront le mois de février, période antérieure à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Elles offriront néanmoins une photographie précieuse de l'état de l'économie allemande avant la guerre, notamment pour détecter d'éventuels signes de reprise dans les secteurs non défensifs.
Commerzbank anticipe une progression de 1 % en rythme mensuel pour les commandes industrielles et la production industrielle allemande. Les températures froides de février auraient pesé négativement sur certains segments, ce qui implique une croissance manufacturière de base potentiellement plus soutenue. Pour autant, la banque juge peu probable qu'une tendance haussière durable se dessine dans les chiffres à venir.
La semaine du 6 avril s'annonce techniquement chargée malgré les jours fériés de Pâques. Lundi, les marchés européens et chinois seront fermés, tandis que Wall Street publiera l'ISM des services américains pour mars. Mardi, les PMI définitifs des services en zone euro, en France et en Allemagne donneront le pouls de l'activité tertiaire européenne.
Mercredi, les investisseurs analyseront les minutes de la Fed, dont les discussions sur la politique monétaire prendront une résonance particulière dans ce contexte inflationniste. Jeudi apportera les chiffres du PCE américain pour février, avant la publication vendredi de l'inflation IPC de mars, donnée phare de la semaine. Les résultats de Delta Airlines et de Sodexo complèteront le calendrier côté entreprises.
Face à un environnement marqué par une inflation américaine structurellement au-dessus des cibles et des risques géopolitiques qui s'accumulent, les épargnants cherchent des refuges tangibles. L'or physique, qu'il s'agisse de lingots ou de pièces d'or, reste l'un des actifs les plus recherchés dans une logique de débancarisation et de préservation du patrimoine. L'argent métal suit une dynamique similaire, avec une exposition supplémentaire à la demande industrielle. Dans un contexte où les banques centrales peinent à ramener l'inflation sous contrôle, diversifier son épargne en dehors du système bancaire classique représente une stratégie de plus en plus adoptée par les investisseurs soucieux de protéger leur pouvoir d'achat sur le long terme.
Sources : BDOR / ABCBourse
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