Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Corée du Sud : le Kospi perd 8 % et efface 150 milliards de dollars en une heure de panique

Le Kospi s’effondre de 8 % à Séoul, emporté par les semi-conducteurs, le pétrole et les doutes entourant la valorisation de l’intelligence artificielle.

Temps de lecture : 2 minutes

Corée du Sud : le Kospi perd 8 % et efface 150 milliards de dollars en une heure de panique

Abonnez vous à nos actualités - Newsletter BDOR Kessel

En bref

  • Le Kospi a abandonné environ 8 % lors de la séance du 13 juillet 2026.

  • Près de 150 milliards de dollars de capitalisation auraient disparu en une heure.

  • Samsung Electronics et SK Hynix ont entraîné le marché dans leur chute.

  • La hausse du pétrole et les doutes sur les valorisations liées à l’intelligence artificielle accélèrent les ventes.

  • L’indice sud-coréen paie aussi la concentration extrême de sa récente progression sur quelques géants technologiques.

La séance a tourné à la débâcle à Séoul. La chute du Kospi a atteint environ 8 % lundi 13 juillet 2026, effaçant près de 213 500 milliards de wons de capitalisation, soit approximativement 150 milliards de dollars, en l’espace d’une heure. Ce n’est plus une simple prise de bénéfices. Le mouvement ressemble à une liquidation accélérée de positions devenues trop lourdes, trop concentrées et souvent trop dépendantes du crédit.

L’indice sud-coréen a reculé de plus de 580 points au cours de la séance, déclenchant un mécanisme de suspension des échanges destiné à calmer les ordres de vente. Un garde-fou utile, mais incapable de réparer en vingt minutes une confiance déjà fracturée. Les précédentes secousses de juin et juillet avaient préparé le terrain. Cette fois, la peur a pris le dessus.

 

A lire aussi : Le cours de l’or recule alors que la planète financière s’embrase et ce paradoxe pourrait piéger de nombreux épargnants.

 


Samsung et SK Hynix entraînent tout le marché

 

La violence du repli s’explique d’abord par la place occupée par les fabricants de semi-conducteurs. Samsung Electronics et SK Hynix représentent une part considérable de la capitalisation et des volumes négociés à Séoul. Lorsque ces deux titres reculent simultanément de 10 % à 15 %, le reste du marché dispose de peu de moyens pour amortir le choc.

SK Hynix a été particulièrement touché après une période d’euphorie alimentée par les mémoires utilisées dans les infrastructures d’intelligence artificielle. Samsung subit la même remise en question. Les bénéfices restent élevés, mais les investisseurs ne jugent plus seulement les résultats publiés. Ils évaluent désormais la capacité des groupes technologiques à justifier des cours multipliés en quelques mois.

Voilà le vrai malaise. Le marché coréen n’est pas sanctionné parce que ses entreprises auraient brusquement cessé de gagner de l’argent. Il chute parce que les anticipations étaient devenues presque irréprochables. Or aucune industrie, même portée par l’IA, ne peut tenir indéfiniment un rythme de croissance fixé par l’enthousiasme boursier.

 


Le pétrole ranime la peur de l’inflation

 

La technologie n’explique pas tout. La reprise des affrontements entre les États-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz a provoqué une hausse de plus de 4 % du Brent, revenu près de 79 dollars le baril. Pour la Corée du Sud, grande importatrice d’énergie, cette progression représente une menace directe sur les coûts industriels, la balance commerciale et le pouvoir d’achat.

Le raisonnement des marchés est brutal. Une énergie plus chère peut ralentir l’économie tout en alimentant l’inflation. Les banques centrales auraient alors moins de liberté pour réduire leurs taux, voire pourraient être contraintes de les relever. Les valeurs technologiques, dont le prix repose largement sur des profits futurs, deviennent les premières victimes de cette remontée des rendements obligataires.

 

Selon notre expert : L’or perd plus de 1 % malgré la crise au Moyen-Orient et la véritable raison se trouve du côté des taux américains.

 


Une correction logique devenue incontrôlable

 

Le Kospi avait figuré parmi les indices les plus performants de 2026, porté par les semi-conducteurs et les flux étrangers. Cette avance spectaculaire cachait une fragilité. Une poignée de sociétés concentrait l’essentiel des gains, tandis que les produits à effet de levier encourageaient les investisseurs particuliers à amplifier leurs positions.

Lorsque les cours ont commencé à reculer, les appels de marge et les ventes automatiques ont accéléré le mouvement. La baisse nourrit alors la baisse. Le ministère sud-coréen des Finances et la Banque de Corée surveillaient déjà les risques associés aux ETF à levier liés à une seule action. Leur inquiétude n’était pas théorique.

L’épisode de Séoul rappelle qu’une hausse boursière spectaculaire n’efface jamais le risque. Elle le déplace, parfois jusqu’au moment où tout le monde tente de sortir par la même porte.

Face à ces épisodes, certains épargnants réduisent leur dépendance aux actifs financiers traditionnels. Les lingots d’or et d’argent, les pièces d’or d’investissement ou d’autres supports tangibles peuvent participer à une stratégie de débancarisation et de sécurisation de l’épargne. Cette approche ne supprime ni la volatilité ni les risques de perte, mais elle permet de répartir le patrimoine entre plusieurs formes de détention, sans dépendre exclusivement d’une banque, d’une devise ou d’un indice boursier.

 

Sources :  BDOR

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

Cet appareil que nous jetons tous cache de l’or 22 carats : jusqu’à 450 mg à l’intérieur
7 septembre 2026
« Taxe attentat » : elle passerait de 6,50 € à 8,50 € en 2027 et toucherait des millions de contrats
7 septembre 2026
Le cours du pétrole WTI : les frappes en mer d'Ormuz propulsent le brut vers 90,50 dollars
7 septembre 2026