Portes de rachat fermées chez Blackstone, Apollo et BlackRock, défauts à 9,2 % : le marché du crédit privé inquiète malgré les assurances de la Fed.
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Sommaire
En bref
Le taux de défaut du marché du crédit privé américain a atteint 9,2 % en 2025, bien au-delà de la moyenne historique de 2 à 3,5 %.
Les principaux fonds (Apollo, BlackRock, Blue Owl, Blackstone) ont activé ou renforcé leurs gates de rachat, bloquant des milliards de dollars.
Blackstone a injecté 400 millions de dollars de sa propre trésorerie pour faire face aux demandes de retrait.
L'exposition des banques américaines au crédit privé s'élève à près de 300 milliards de dollars selon Moody's.
Steve Eisman et le comptable forensique Tom Gober dénoncent un montage offshore potentiellement frauduleux impliquant des réassureurs aux Bermudes, à la Barbade et aux îles Caïmans.
Jerome Powell assure que le système bancaire n'est pas contaminé, une posture qui rappelle les déclarations de Ben Bernanke en mars 2007 sur les subprimes.
La question mérite d'être posée sans détour : le marché du crédit privé est-il vraiment sous contrôle ? Selon Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, la réponse est oui. "Nous cherchons des connexions avec le système bancaire, et des choses susceptibles d'entraîner une contagion. Nous n'en voyons pas pour l'instant. Les taux d'intérêt sont à un bon niveau." Une déclaration qui passe mal au regard des données réelles de 2025.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Chez Morgan Stanley North Haven BDC, les investisseurs ont réclamé 10,9 % de leurs fonds. Ils n'ont récupéré que la moitié. Cliffwater a plafonné les rachats à 7 % alors que les demandes atteignaient 14 %. Le fonds HPS de BlackRock, capitalisé à 26 milliards de dollars, a atteint sa limite de rachat de 5 %. Blue Owl a tout simplement supprimé les rachats trimestriels de son fonds OBDC II.
Chez Apollo, les investisseurs ont demandé le rachat de 11,2 % de leurs parts. La société a plafonné à 5 %, ne versant que 730 millions de dollars sur les plus de 1,5 milliard réclamés. Quant à Blackstone, le plus grand gestionnaire d'actifs alternatifs au monde, il a dû injecter 400 millions de dollars de sa propre trésorerie pour contenir une ruée bancaire naissante. Quand les grands prêteurs piochent dans leurs propres réserves pour honorer les retraits, ce n'est pas de la générosité.
Le taux de défaut du crédit privé américain a atteint 9,2 % en 2025. Pour comparaison, la moyenne historique oscille entre 2 % et 3,5 %. Ce niveau dépasse désormais celui enregistré lors de la crise LTCM de 1998 et le choc Covid de 2020.
L'explication structurelle est simple. Ces portefeuilles surendettés reposaient sur un crédit bon marché et des dettes à taux variable. Le maintien de taux relativement élevés a fait doubler la charge d'intérêts pour une entreprise logicielle de taille intermédiaire ou une usine de fabrication. Ajoutez à cela la disruption liée à l'IA, qui détruit les valorisations SaaS, secteur de prédilection de fonds comme Blue Owl, et la base s'effondre.
Les structures de remboursement en nature (PIK) aggravent le tableau. Ces montages permettent aux emprunteurs de régler leurs intérêts en émettant davantage de dette plutôt qu'en versant du cash. Résultat : des piles de créances qui grossissent mécaniquement.
La contamination ne se limite pas aux investisseurs directs. Selon Moody's, l'exposition des banques américaines au crédit privé approchait 300 milliards de dollars à l'automne dernier. Votre banque en fait peut-être partie. Les fonds de pension et les compagnies d'assurance figurent également dans la chaîne d'exposition.
Steve Eisman, célèbre pour avoir parié contre les CDO avant la crise des subprimes de 2008, tire la sonnette d'alarme sur le secteur de l'assurance-vie. Il le qualifie de "scandale à combustion lente" qui pourrait "un jour déclencher une grande crise financière". Le comptable forensique Tom Gober a documenté comment les grands gestionnaires de crédit privé utilisent des filiales d'assurance captives pour racheter leurs propres actifs, tout en transférant des milliards de passifs vers des réassureurs offshore aux Bermudes, à la Barbade et aux îles Caïmans, qui ne déposent aucun état financier aux États-Unis. Dans un cas analysé, 7 milliards de dollars de passifs étaient couverts par environ 200 millions de dollars d'actifs réels, le reste étant adossé à des instruments contingents.
La posture de Powell n'est pas sans précédent. Le 28 mars 2007, son prédécesseur Ben Bernanke déclarait que les tensions sur les subprimes sembleraient "susceptibles d'être contenues" sans toucher l'économie au sens large. Les grandes banques étaient alors gorgées de ces actifs toxiques. Un an plus tard, Bear Stearns s'effondrait. Le 15 septembre 2008, après 158 ans d'existence, Lehman Brothers disparaissait.
Aujourd'hui, JPMorgan déprécie déjà des collatéraux de crédit privé et restreint l'accès aux lignes de pension dont certains fonds dépendent pour leur survie. D'un côté, Powell affirme qu'il n'y a aucun lien avec le système bancaire. De l'autre, le livre de dépréciation de JPMorgan raconte une tout autre histoire.
Selon notre expert : Les défauts record du marché du crédit privé américain alimentent une ruée vers les actifs tangibles qui propulse l'or à des niveaux inédits.
La fragilité du marché du crédit privé rappelle que les produits financiers complexes peuvent masquer des risques systémiques pendant de longues périodes avant qu'ils ne se matérialisent. Face à cette incertitude, de nombreux épargnants se tournent vers des actifs tangibles et décorrélés du système bancaire : lingots d'or ou d'argent, pièces d'or d'investissement comme le Napoléon ou le Krugerrand. Ces supports physiques, conservés hors du circuit bancaire, offrent une protection contre la dévaluation monétaire et les crises de liquidité. Dans un contexte où les banques centrales naviguent à vue et où les défauts se multiplient, la débancarisation d'une partie de son épargne redevient une stratégie de précaution légitime.
Sources : BDOR / Yahoo Finance
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