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Détroit d’Hormuz : le nombre de navires passe de plus de 130 par jour à quasiment zéro en quelques jours

Le trafic dans le détroit d’Hormuz s’effondre en mars 2026, perturbant les flux pétroliers et ravivant les tensions sur les marchés énergétiques.

Temps de lecture : 2 minutes

Détroit d’Hormuz : le nombre de navires passe de plus de 130 par jour à quasiment zéro en quelques jours

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En bref

  • Le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz chute brutalement entre fin février et début mars 2026

  • Le nombre de navires passe de plus de 130 par jour à quasiment zéro en quelques jours

  • Une reprise partielle s’observe début avril, sans retrouver les niveaux initiaux

  • Les flux énergétiques mondiaux se retrouvent perturbés, avec des implications directes sur le marché pétrolier

  • Les données reposent sur des transits AIS confirmés, avec des variations liées aux navires non signalés

Une chute brutale du trafic maritime en quelques jours

Les données issues de Windward Maritime Intelligence, croisées avec Lloyd’s List et des sources institutionnelles régionales comme PIB India, décrivent une rupture nette dans la circulation maritime au sein du détroit d’Hormuz.

A lire aussi : L’or s’approche d’un niveau que les marchés redoutent depuis des années et les flux pétroliers pourraient accélérer le mouvement

Fin février 2026, le passage quotidien dépasse encore 130 navires. Une activité conforme à ce couloir stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.Puis, en l’espace de quelques jours, les volumes s’effondrent :

  • 132 navires le 26 février

  • 128 le 27 février

  • 98 le 28 février

  • 18 le 1er mars

  • 7 le 2 mars

  • 2 le 3 mars

  • 0 le 6 mars

Cette contraction rapide traduit un changement opérationnel majeur. Les routes maritimes deviennent soudainement moins fréquentées, signe d’une forte contrainte logistique ou sécuritaire.

Un niveau d’activité historiquement bas

La période du 6 au 20 mars marque un plancher inédit. Les passages oscillent entre 0 et 2 navires par jour, un niveau quasi nul pour un axe considéré comme vital pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Même en intégrant une marge d’erreur liée aux transits non déclarés notamment les navires opérant sans signal AIS la tendance reste sans équivoque : le trafic est durablement perturbé.

La gestion du corridor maritime, notamment sous supervision iranienne, introduit également des restrictions sélectives qui réduisent la visibilité complète des flux.

Une reprise progressive mais insuffisante en avril

À partir de la fin mars, une remontée progressive s’amorce :

  • 11 navires le 28 mars

  • 16 le 1er avril

  • 17 le 11 avril

  • 14 le 12 avril

Cette amélioration reste très en deçà des standards observés avant la rupture. Les flux ne retrouvent ni leur fluidité ni leur volume habituel.

Les opérateurs maritimes semblent privilégier des itinéraires alternatifs ou ralentir leurs rotations, ce qui alimente une désorganisation durable des chaînes d’approvisionnement.

Un point de tension majeur pour le marché pétrolier

Le détroit d’Hormuz constitue un passage incontournable pour près d’un tiers du pétrole transporté par voie maritime. Une contraction aussi marquée du trafic soulève immédiatement des inquiétudes sur la disponibilité des volumes.

Les marchés de l’énergie réagissent traditionnellement à ce type de perturbation par une hausse anticipée des prix. La raréfaction des flux physiques agit comme un facteur de tension, même en l’absence d’une rupture totale.

Les acteurs financiers surveillent également les primes de risque associées aux routes maritimes. Une augmentation des coûts d’assurance et de transport pourrait amplifier l’impact sur les prix du brut.

Des données à interpréter avec prudence

Les chiffres publiés reposent sur les signaux AIS, utilisés pour suivre les navires en temps réel. Une partie du trafic peut échapper à cette surveillance, notamment via des pratiques de navigation discrète.

Les fluctuations quotidiennes peuvent ainsi varier légèrement. L’ordre de grandeur reste néanmoins fiable pour évaluer la dynamique globale.

La combinaison de restrictions locales, de routes alternatives et de comportements d’évitement contribue à brouiller la lecture exacte du trafic réel, sans remettre en cause la tendance baissière observée.

Sources : BDOR

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