EUR/USD sous pression face au blocage des négociations Iran-États-Unis. Dollar en hausse, pétrole à 107 dollars: les perspectives de la BCE se compliquent en 2026.
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Sommaire
En bref
La paire EUR/USD s'échange autour de 1,1524 dollar, peinant à dépasser la résistance des 1,16 face aux tensions géopolitiques persistantes.
Les négociations entre Washington et Téhéran sont dans l'impasse: un responsable iranien a jugé la proposition américaine contraire aux exigences minimales de son pays.
Le baril de WTI bondit de 5,34% à 107,68 dollars, alimentant les craintes inflationnistes mondiales.
L'indice dollar progresse de 0,35% à 99,97, porté par la demande pour les valeurs refuges.
La Fed devrait maintenir ses taux inchangés, tandis que la BCE envisage une hausse en avril face au risque inflationniste.
Techniquement, un franchissement de 1,1667 serait nécessaire pour confirmer un retournement haussier sur l'EUR/USD.
L'EUR/USD peine à stabiliser ses gains dans un environnement marqué par une profonde divergence diplomatique entre Washington et Téhéran. Jeudi, le taux de change oscillait autour de 1,1524 dollar, après avoir effleuré les 1,16 en début de semaine. Le rebond technique observé depuis le creux de mi-mars reste fragile, suspendu à l'évolution d'un dossier géopolitique qui refuse de se dénouer.
Les marchés des changes ont clairement pris acte du fossé séparant les deux parties. Un responsable iranien a publiquement rejeté la proposition américaine en 15 points (portant sur l'allègement des sanctions, les restrictions nucléaires et la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz), la qualifiant de texte servant exclusivement les intérêts américains et israéliens. De son côté, le président Donald Trump a reconnu ne pas être certain de vouloir aboutir à un accord, laissant les marchés sans visibilité sur l'horizon diplomatique.
Selon Karl Schamotta, stratège de marché en chef chez Corpay à Toronto, "les deux parties semblent très éloignées sur les conditions de base de la négociation, et Téhéran a tout intérêt à maintenir le détroit d'Ormuz de fait fermé au trafic des pétroliers pour le moment."
La stratégie iranienne repose sur une équation simple: laisser les prix de l'énergie grimper constitue un outil de négociation contre les économies importatrices. Le baril de WTI a bondi de 5,34% à 107,68 dollars jeudi, une progression qui traduit directement l'inquiétude des marchés face à la continuité des approvisionnements.
Cette dynamique pénalise tout particulièrement les zones économiques dépendantes des importations énergétiques. La zone euro, le Royaume-Uni et le Japon se retrouvent exposés à une double pression: le renchérissement des coûts de production et l'anticipation d'une inflation persistante, qui contraint les banques centrales à repousser tout assouplissement monétaire.
À l'inverse, les États-Unis, exportateurs nets d'énergie, tirent un avantage relatif de la situation. Cette asymétrie fondamentale entre les deux rives de l'Atlantique renforce mécaniquement le dollar face à l'euro.
Sur le plan graphique, la paire a consolidé une partie de son rebond hebdomadaire, se maintenant au-dessus des 1,15 après la publication sur Truth Social du président Trump, qui avait déclenché un mouvement d'appétit pour le risque en début de semaine.
Le niveau de 1,16 joue un rôle pivot. Précédemment zone de résistance lors du repli de la deuxième semaine de mars, il doit être franchi de façon convaincante pour que les acheteurs d'euros puissent envisager une continuation haussière. Un dépassement du sommet du 10 mars à 1,1667 constituerait un indicateur technique plus solide, ouvrant la voie vers la zone 1,1750-1,1800.
À la baisse, une clôture quotidienne sous 1,15 et plus encore sous le plus bas de lundi à 1,1485 dégraderait rapidement les perspectives, avec un objectif potentiel vers les 1,14, voire les 1,10 en cas de nouvelle escalade régionale.
L'indice dollar a progressé de 0,35% à 99,97 jeudi, porté par la combinaison de la demande pour les valeurs refuges et du repricing des anticipations de taux. Les marchés ont pratiquement abandonné l'hypothèse d'un assouplissement de la Réserve fédérale en 2026. Au contraire, selon Uto Shinohara, stratège d'investissement senior chez Mesirow Currency Management à Chicago, "les marchés anticipent désormais un resserrement de la Fed d'environ 10 points de base cette année, un changement notable par rapport aux baisses de taux qui étaient encore intégrées la semaine dernière."
Les données hebdomadaires sur les inscriptions au chômage aux États-Unis, légèrement en hausse mais sans rupture majeure, confirment la solidité du marché du travail américain. La Fed dispose ainsi de la latitude nécessaire pour maintenir son cap restrictif sans déclencher d'inquiétude sur la croissance.
Face au yen japonais, le dollar gagnait 0,22% à 159,81 yens, tandis que la livre sterling reculait de 0,35% à 1,3319 dollar. Sur le marché offshore, le yuan chinois s'échangeait à 6,922 contre le dollar, en repli de 0,29%.
La Banque centrale européenne se retrouve dans une position délicate. Les marchés intègrent désormais pleinement trois hausses de taux en 2026, une projection qui aurait semblé excessive il y a encore quelques semaines. Joachim Nagel, membre du Conseil des gouverneurs, a déclaré à Reuters que la BCE dispose d'"une option" pour relever ses taux lors de sa prochaine réunion si la guerre au Moyen-Orient fait peser un risque inflationniste supplémentaire sur la zone euro.
L'indice Ifo allemand a reculé en mars, confirmant la détérioration du moral des entreprises face à la hausse des coûts énergétiques. L'incertitude porte désormais sur l'ampleur du choc: s'agit-il d'un simple ralentissement temporaire de la reprise allemande, ou d'un déraillement plus profond?
La semaine économique se révèle peu chargée en publications, ce qui amplifie mécaniquement le poids des prises de parole des banquiers centraux. Les données PMI manufacturières ont apporté un encouragement modeste, mais la confiance des entreprises reste fragilisée par la durée des tensions régionales.
Du côté de la Banque d'Angleterre, la vice-gouverneure Sarah Breeden a nuancé le tableau, estimant que le risque d'effets de second tour sur l'inflation lié à la hausse des prix de l'énergie serait moindre qu'en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en raison d'une plus grande fragilité du marché du travail britannique.
Au-delà du dossier iranien, Donald Trump a annoncé une réunion avec le président chinois Xi Jinping les 14 et 15 mai, après report dû aux tensions au Moyen-Orient. Cette séquence diplomatique élargie ajoute une dimension supplémentaire à la lecture des marchés de changes, qui doivent désormais anticiper l'impact d'éventuelles avancées ou reculs sur les relations sino-américaines.
Jane Foley, responsable de la stratégie de change chez Rabobank à Londres, a résumé avec précision l'état d'esprit des opérateurs: "Dans ces circonstances, il est tout à fait compréhensible... que nous observions une certaine anxiété, que les actifs risqués et les marchés boursiers soient dans le rouge, et que les marchés retirent une partie de l'optimisme précédent."
Les chocs géopolitiques qui secouent les marchés de changes en 2026 rappellent à quel point les monnaies fiduciaires restent exposées aux aléas politiques et aux décisions des banques centrales. Face à la volatilité de l'euro et du dollar, à l'inflation énergétique et à l'incertitude sur les trajectoires de taux, de nombreux épargnants se tournent vers des actifs tangibles pour sécuriser leur patrimoine.
L'or et l'argent physiques, qu'il s'agisse de lingots d'or, de lingots d'argent ou de pièces d'or comme le Napoléon ou le Krugerrand, offrent une protection éprouvée contre l'érosion monétaire. Dans une logique de débancarisation progressive, ces supports permettent de détenir une réserve de valeur indépendante des systèmes bancaires et des politiques monétaires des grandes banques centrales. À l'heure où la BCE envisage de relever ses taux pour contenir une inflation alimentée par le pétrole, et où la Fed repousse tout assouplissement, l'investissement dans les métaux physiques constitue une stratégie de diversification pertinente pour ceux qui cherchent à préserver leur pouvoir d'achat sur le long terme.
Sources : Zonebourse / Reuters / Investing
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