EUR/USD recule face à un dollar soutenu par les tensions Iran-États-Unis et la hausse du pétrole. La nomination de Warsh à la Fed fragilise le billet vert à moyen terme
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Sommaire
En bref
Le dollar enregistre sa première progression hebdomadaire en trois semaines, soutenu par l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran et la remontée des cours du pétrole.
La saisie de pétroliers iraniens et le blocage partiel du détroit d'Ormuz maintiennent le brut à des niveaux élevés, renforçant temporairement le billet vert.
La nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed soulève des interrogations sur l'indépendance de l'institution, avec un risque de pression baissière durable sur le dollar.
L'EUR/USD présente une configuration technique haussière après la sortie par le haut d'un triangle symétrique, avec un objectif à 1,19-1,20 dollar.
Le yen poursuit sa glissade vers 160 pour un dollar, seuil que les autorités japonaises surveillent de près.
L'EUR/USD recule depuis le début de la semaine dans le sillage de la remontée des cours du pétrole, alimentée par un regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Après trois semaines de relative accalmie, la saisie de pétroliers iraniens par les États-Unis, suivie du blocage du détroit d'Ormuz, puis de l'annulation des pourparlers au Pakistan ont ravivé les craintes d'une prolongation du conflit.
L'indice dollar a progressé de 0,01 % à 98,84, s'orientant vers un gain hebdomadaire de 0,62 %. L'euro a légèrement reculé à 1,1682 dollar, tandis que le Brent progressait à 105,52 dollars le baril et le WTI à 95,99 dollars. « Le pétrole et le dollar continuent d'afficher une corrélation étroite », a relevé Sho Suzuki, analyste chez Matsui Securities.
Des à-coups dans les négociations restent inévitables. Le pivot coordonné de Washington et de Téhéran depuis le début du mois suggère que le seuil de tolérance mutuelle a probablement été atteint, et que les deux camps privilégient désormais une désescalade à une escalade incontrôlée. Cette lecture rend peu probable un retournement baissier durable de la paire EUR/USD.
L'audition de Kevin Warsh devant le Sénat pour sa nomination comme successeur de Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale américaine renforce les interrogations sur l'indépendance de l'institution. L'enjeu dépasse la simple question du changement de ton sur l'inflation.
Le parcours public de Warsh dessine le profil d'un responsable dont les positions monétaires ont souvent évolué au gré de l'alternance politique à la Maison-Blanche. En 2008-2009, sous Obama, il affichait une vigilance marquée sur le risque inflationniste, alors que l'économie américaine traversait sa pire crise depuis les années 1930, avec un chômage en forte hausse et une inflation quasi nulle. Plus récemment, il se disait « puzzled » par les baisses de taux de 2024. Aujourd'hui, il plaide pour de nouvelles baisses alors que l'inflation repart à la hausse sous l'effet des droits de douane, de la politique migratoire et du conflit avec l'Iran.
Cette politisation perçue risque d'éroder la confiance des investisseurs internationaux envers le dollar et les Treasuries. La tâche de Warsh au sein de l'institution s'annonce par ailleurs délicate : les décisions monétaires sont prises à la majorité, et il devra convaincre des collègues qui ne partagent ni son historique intellectuel ni sa lecture favorable des effets désinflationnistes de l'intelligence artificielle. Entre les anticipations accrues de baisses de taux et l'affaiblissement institutionnel perçu, le billet vert reste exposé à une pression structurelle à moyen et long terme.
Sur le plan graphique, la structure de l'EUR/USD reste haussière à court terme après la récente sortie par le haut d'un triangle symétrique. Le retour de la paire sur sa moyenne mobile à 200 jours offre un point d'entrée acheteur en vue d'un rebond vers les sommets à 1,19-1,20 dollar.
En revanche, une réescalade incontrôlée des tensions géopolitiques pourrait ramener l'EUR/USD à 1,14 dollar. À court terme, l'évolution de la paire dépendra davantage des développements au Moyen-Orient que des décisions de la Réserve fédérale.
Le yen enregistre sa cinquième séance consécutive de baisse face au dollar, s'affaiblissant à 159,77 pour un dollar. La ministre des Finances japonaise, Satsuki Katayama, a réitéré ses avertissements verbaux, évoquant des mesures « décisives » contre les mouvements spéculatifs et rappelant que le Japon dispose de « carte blanche » pour intervenir.
Selon Akihiko Yokoo, analyste senior chez Mitsubishi UFJ Bank, un franchissement brutal des 160 reste difficile à anticiper à court terme. Une intervention directe serait envisagée uniquement si la paire dollar/yen dépasse son sommet de juillet 2024 à 161,95.
L'inflation de base au Japon a ralenti sous l'objectif de 2 % de la Banque du Japon pour le deuxième mois consécutif en mars. La BoJ, dont la réunion s'achève mardi, devrait s'abstenir de relever ses taux dans l'immédiat, tout en signalant sa disposition à durcir sa politique pour contrer les pressions inflationnistes liées à la hausse des coûts du carburant.
La Banque centrale européenne devrait maintenir son taux de dépôt le 30 avril. Une majorité d'économistes interrogés par Reuters anticipent une hausse en juin, afin de prévenir qu'un choc énergétique lié au conflit ne fragilise l'économie de la zone euro.
Du côté des devises émergentes, le peso philippin a atteint son plus bas niveau depuis fin mars à 60,755 pour un dollar, le ringgit malaisien a cédé 0,1 % à 3,9660 et la roupie indienne a glissé à 94,29. Le bitcoin a reculé de 0,23 % à 77 740 dollars et l'ethereum de 0,73 % à 2 309 dollars, une correction limitée sur fond de regain d'aversion au risque.
La remise en question de l'indépendance de la Fed et la persistance des tensions inflationnistes mondiales rappellent l'intérêt de diversifier son épargne hors du circuit bancaire classique. Les lingots d'or, les pièces d'or et les lingots d'argent constituent des réserves de valeur éprouvées face aux politiques monétaires accommodantes et aux dépréciations de devises. Dans une période où le dollar fait face à des pressions structurelles, où les banques centrales naviguent entre inflation et ralentissement, et où les grandes devises subissent les contrecoups des crises géopolitiques, détenir une fraction de son patrimoine en métaux physiques reste l'une des stratégies les plus solides pour sécuriser son pouvoir d'achat sur le long terme.
Sources : BDOR
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