L'EUR/USD recule pour la troisième session consécutive, pénalisé par un billet vert revigoré et des risques inflationnistes liés à la flambée de l'énergie.
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Sommaire
En bref
L'EUR/USD a glissé sous le seuil de 1,1550, enregistrant sa troisième session de baisse consécutive face à un dollar américain revigoré.
La flambée du pétrole WTI, alimentée par le conflit iranien, exacerbe les risques inflationnistes des deux côtés de l'Atlantique malgré des libérations coordonnées de réserves stratégiques.
L'IPC américain de février affiche +2,4% sur un an, en ligne avec les prévisions, ce qui réduit les anticipations de baisses de taux de la Fed à court terme.
Isabel Schnabel et Joachim Nagel, membres de la BCE, ont chacun signalé leur vigilance face aux chocs énergétiques persistants et la disponibilité de l'institution à agir si nécessaire.
Selon ING Group, les taux en euros restent fortement corrélés aux prix de l'énergie, avec des effets directs attendus sur la courbe des taux swap.
L'EUR/USD prolonge sa série de pertes pour la troisième session consécutive, évoluant autour de 1,1540 lors des échanges asiatiques de jeudi. Le billet vert profite d'un regain de vigueur nourri par la flambée des prix de l'énergie, laquelle réactive les craintes inflationnistes et réduit les probabilités d'une prochaine réduction des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).
La paire souffre d'un double effet ciseau : d'un côté, un dollar qui capitalise sur les incertitudes géopolitiques mondiales ; de l'autre, un euro fragilisé par des signaux de vigilance de plus en plus explicites en provenance de Francfort. Le repli sous le niveau psychologique de 1,1550 marque une nouvelle étape dans la correction entamée en début de semaine, témoignant d'un retournement de sentiment notable sur le marché des changes.
A lire aussi : L'or franchit un nouveau seuil historique et les épargnants qui avaient anticipé le mouvement sourient aujourd'hui.
Les données de l'indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de février, publiées mercredi par le Bureau of Labor Statistics, ont affiché une progression de 0,3 % en glissement mensuel et de 2,4 % en rythme annuel des chiffres globalement conformes aux prévisions des marchés. L'IPC core, qui exclut les composantes volatiles de l'alimentation et de l'énergie, a progressé de 0,2 % sur un mois et de 2,5 % sur un an.
Ces résultats relativement stables ont dissipé les craintes d'un emballement soudain des prix et ont consolidé le scénario d'un maintien des taux directeurs à leur niveau actuel pour les prochains mois. Les investisseurs scruteront vendredi la publication des dépenses personnelles de consommation (PCE), l'indicateur de référence privilégié par la Fed pour évaluer la pression inflationniste réelle sur l'économie américaine.
Les analystes soulignent une limite notable dans cette lecture rassurante : les données de février n'intègrent pas encore pleinement l'envolée récente des cours du pétrole, déclenchée par l'escalade des tensions géopolitiques au Proche-Orient. La véritable jauge de l'impact inflationniste de ce choc restera à mesurer dans les prochaines publications, ce qui maintient un niveau d'incertitude résiduel non négligeable sur les marchés obligataires.
Le pétrole WTI a progressé nettement ces dernières séances, porté par un resserrement de l'offre directement imputable au conflit impliquant l'Iran. Cette dynamique haussière a prévalu malgré les efforts coordonnés de plusieurs grandes économies, qui ont procédé à des libérations de réserves stratégiques d'urgence pour tenter de modérer la flambée des cours.
Ce renchérissement de l'or noir constitue un signal d'alarme pour les banques centrales des deux côtés de l'Atlantique. L'énergie alimente directement la composante la plus volatile de l'inflation celle-là même qui échappe au contrôle direct des politiques monétaires ce qui complique considérablement le travail des décideurs en matière de pilotage des anticipations.
Du côté de la Banque centrale européenne (BCE), les messages se font de plus en plus clairs. Isabel Schnabel, membre du directoire de l'institution, a rappelé la nécessité pour les décideurs de suivre attentivement les chocs énergétiques persistants et de rester alertes face aux risques haussiers pesant sur l'inflation en zone euro.
Joachim Nagel, président de la Deutsche Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a pour sa part affirmé que l'institution est prête à intervenir si la hausse des coûts énergétiques liée à la guerre contre l'Iran devait engendrer une inflation durablement plus élevée en zone euro. Ces prises de position conjuguées témoignent d'un positionnement ferme, loin de tout assouplissement monétaire précipité, et rappellent que la BCE surveille de très près l'évolution du contexte géopolitique.
Selon notre expert : Pendant que les monnaies vacillent face aux chocs géopolitiques, l'or physique s'impose comme le seul actif que personne ne peut effacer d'un trait de plume.
Michiel Tukker et Benjamin Schroeder, analystes chez ING Group, rappellent que les taux en euros conservent une sensibilité marquée aux variations des prix de l'énergie. Les marchés continuent d'intégrer des hausses de taux de la BCE pour 2026 dans leurs anticipations. Dans ce schéma, un repli durable de l'énergie pourrait effacer ces anticipations de resserrement et entraîner un recul des rendements à deux ans.
À l'inverse, une persistance des coûts énergétiques élevés devrait, dans un premier temps, accentuer la pentification de la courbe des taux swap en euros, avant de peser sur les maturités longues. Cette mécanique illustre la complexité de la situation pour la BCE, prise entre des pressions inflationnistes liées à l'énergie et la nécessité de préserver une économie européenne exposée à des vents contraires de plus en plus puissants.
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