La DGFiP a réclamé 17,1 milliards en 2025 mais n'en a récupéré que 11,4. Effectifs en baisse, IA en hausse, millionnaires épargnés : le bilan du fisc français.
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Sommaire
En bref
Le ministère des Finances affiche 17,1 milliards d'euros de droits notifiés en 2025, en hausse de 3 %, mais les sommes réellement recouvrées stagnent à 11,4 milliards.
Les effectifs dédiés au contrôle fiscal ont reculé de 19 % entre 2015 et 2024 ; les contrôles externes en entreprise ont chuté de 18,6 % sur la seule année 2024.
La loi ESSOC de 2018 a favorisé une logique d'accompagnement des contribuables aisés au détriment des redressements fermes.
Sur les 3 millions de millionnaires recensés en France, seuls 250 000 sont assujettis à l'IFI, héritier allégé de l'ISF.
Depuis janvier 2026, dix tentatives de suicide d'agents de la DGFiP ont été enregistrées, dont un apprenti de 22 ans décédé.
Le 7 avril 2026, le ministère des Finances s'est félicité d'un « contrôle fiscal toujours plus efficace », brandissant le chiffre record de 17,1 milliards d'euros de droits et pénalités notifiés en 2025, soit une progression affichée de 27 % depuis 2021. Sauf que ces montants correspondent aux demandes de redressement émises par l'administration, non aux sommes effectivement encaissées.
Les recouvrements réels, eux, plafonnent à 11,4 milliards d'euros, stable par rapport à l'exercice précédent. Sandra Demarcq, secrétaire générale de Solidaires finances publiques, l'a rappelé lors d'une conférence de presse marquant le lancement de la collecte fiscale 2026 : « Bercy additionne les droits notifiés mais non recouvrés, aux crédits d'impôt et taxes non remboursées. » Un agrégat qui flatte les statistiques sans refléter la performance réelle du fisc.
La Cour des comptes avait déjà mis le doigt sur le problème fin 2025 : les résultats des contrôles fiscaux n'ont progressé que de 8 % depuis 2015, malgré l'inflation des montants réclamés. L'explication tient en partie à une évolution législative profonde.
La loi ESSOC de 2018 a réorienté la mission des agents vers un rôle d'accompagnement plutôt que de sanction, notamment vis-à-vis des entreprises et des contribuables fortunés. Cette logique s'est traduite par une multiplication des règlements d'ensemble, ces accords négociés directement entre l'administration et les gros contribuables, sans cadre réglementaire précis pour en délimiter l'usage. « Les inspecteurs notifient un redressement. Ensuite, les personnes concernées vont négocier, non pas avec l'agent lui-même, mais avec son supérieur, souvent le directeur des finances publiques local », résume Sandra Demarcq.
Ce traitement différencié nourrit un sentiment croissant d'injustice fiscale, qui érode le consentement à l'impôt et génère une agressivité accrue envers les agents du fisc de la part de contribuables ordinaires.
L'affaire dite des 13 000 millionnaires ne payant aucun impôt sur le revenu, révélée en janvier 2026 dans Libération par Éric Lombard à son départ du ministère des Finances, illustre cette asymétrie. Après plusieurs semaines de dénégations de la part de sa successeure Amélie de Montchalain, la DGFiP a finalement annoncé début avril que 58 % des personnes de ce groupe ayant fait l'objet d'un contrôle ont donné lieu à un redressement.
« Preuve que l'optimisation agressive a ses limites et n'est pas toujours légale », ironise Sandra Demarcq. Ce chiffre ne concerne toutefois que les contribuables soumis à l'Impôt sur la fortune immobilière (IFI). Or, sur les 3 millions de millionnaires que compte la France, seulement 250 000 relèvent de cet impôt. Le remplacement de l'ISF par l'IFI en 2018 a donc considérablement réduit le périmètre de taxation des grandes fortunes, sans que la progressivité de l'impôt sur le revenu ne compense cet allégement.
Entre 2015 et 2024, les effectifs dédiés au contrôle fiscal ont diminué de 19 %. Sur la seule année 2024, les examens de situations fiscales de particuliers ont reculé de 22 %, tandis que les contrôles externes en entreprises, les plus efficaces selon la Cour des comptes, ont chuté de 18,6 %.
Aurélie Barraud, secrétaire nationale de Solidaires finances publiques, pointe une contradiction budgétaire : « L'administration utilise tous les fonds pour la mise en place de l'IA au détriment du nombre d'agents, qui, selon la Cour des comptes, permettent de réaliser trois fois plus de contrôles. » La numérisation progressive des procédures ne compense pas la perte de compétences humaines dans les dossiers complexes, notamment ceux qui impliquent des montages patrimoniaux sophistiqués.
La taylorisation croissante des tâches, découpées en séquences déconnectées au détriment d'un suivi global par dossier, aggrave la situation. Ce mode d'organisation éloigne les agents des usagers et génère une perte de sens documentée. Depuis le début de l'année 2026, la DGFiP a enregistré dix tentatives de suicide parmi ses agents, dont le décès d'un apprenti âgé de 22 ans.
Selon notre expert : Pendant que Bercy comptabilise des milliards non recouvrés, les investisseurs avisés arbitrent vers des actifs physiques que l'administration fiscale ne peut ni diluer ni annuler.
Face aux tensions croissantes sur la fiscalité du patrimoine et à la remise en cause progressive du consentement à l'impôt, de nombreux épargnants cherchent à sécuriser une partie de leurs avoirs hors du circuit bancaire classique. L'or physique sous forme de lingots ou de pièces d'or (Napoléon, Krugerrand, Philharmonique de Vienne), tout comme l'argent métal, offrent une protection tangible contre la dépréciation monétaire et les aléas d'un système fiscal jugé opaque. Cette stratégie de débancarisation partielle, qui ne se substitue pas à une gestion patrimoniale globale, répond à une logique de préservation à long terme, indépendante des marchés financiers et des décisions administratives.
Sources : BDOR / Humanité
Partager l'article :
Découvrir aussi

ACHAT D’OR EN LIGNE - AGENCE BDOR
L’Agence BDOR, experte en métaux précieux vous informe sur l’actualité de l’or, le cours de l’or, de l’argent ainsi que sur les pièces et lingots d’or d’investissement. Vous souhaitez acheter de l’or, rendez-vous dans notre rubrique d’achat d’or en ligne.
NOUS SOMMES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX
À PROPOS
L’Agence BDOR est une agence privée et indépendante, experte en achat et vente d’or - Gold & Silver. Nous proposons le cours de l’or et le prix de l’or en direct, ainsi que la valeur des lingots d’or et des pièces d’or comme le Napoléon d’or (Louis d’Or), le 50 Pesos ou encore le Souverain. Nos experts en numismatique sont là pour vous aider à valoriser votre pièce d’or ou d’argent. Bénéficiez des meilleures offres de rachat d’or et d’argent pour vos bijoux ou vieil or afin d’obtenir la meilleure cotation de l’or et ceci au meilleur moment.
ACHAT VENTE OR
- Fiscalité Or
- Lutte contre le blanchiment d'argent et financement du terrorisme (LCB-FT)
- Fraude et sécurité bancaire
- Comment acheter de l'Or ?
- Pourquoi acheter de l'Or ?
- Reconnaître de l'Or
- Achat Or et Argent Strasbourg
- Achat Or et Argent Colmar
MON COMPTE
- Acheter or en ligne
- Guide d’achat d’or
- Livraison
- Conditions générales des ventes
- Créer mon compte
INFORMATIONS
- Cours de l’Or
- Cours de l’Argent
- Avis Clients
- Espace Presse
- FAQ
- Lexique Métaux Précieux
- Transmettre de l'Or
- BDOR France
- Guide Or
- Carrière
- Conditions générales d'utilisation
- Mentions légales
- Plan du site
AGENCE BDOR 67000 STRASBOURG 2 Rue du Travail (Place des Halles) - AGENCE BDOR 68000 COLMAR 24 Avenue de la République (en face du manège)
Suivez-nous sur Google News