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L’appareil électronique que nous jetons tous et qui contient 450 milligrammes d’or 22 carats

Une méthode suisse extrait 450 mg d’or 22 carats de 20 cartes mères grâce à des protéines laitières. Une révolution dans le recyclage électronique.

Temps de lecture : 2 minutes

L’appareil électronique que nous jetons tous et qui contient 450 milligrammes d’or 22 carats

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En bref

• Une tonne de déchets électroniques peut contenir plus d’or que le minerai extrait d’une mine.
• 20 cartes mères permettent d’obtenir 450 mg d’or 22 carats.
• Une innovation suisse repose sur des protéines issues du lactosérum pour extraire l’or sans produits toxiques.
• La technologie ouvre la voie à une filière industrielle circulaire rentable, écologique et stratégique.
• L’extraction traditionnelle, polluante et coûteuse, pourrait perdre sa pertinence face à ce modèle.

 


Une concentration en or plus élevée que dans les mines

 

L’industrie électronique produit environ 50 millions de tonnes de déchets par an. Ces rebuts regorgent de ressources stratégiques sous-utilisées. Une tonne de ces déchets peut contenir jusqu’à 400 grammes d’or, soit une teneur bien plus élevée que celle des minerais extraits dans les mines industrielles, où le rendement dépasse rarement 5 grammes par tonne.

Malgré ce potentiel, 80 % des déchets électroniques échappent encore au recyclage structuré, et sont souvent traités dans des conditions dangereuses, via le mercure ou le cyanure, au détriment de l’environnement et de la santé publique.

 

A lire aussi : Les banques centrales achètent de l’or par tonnes pendant que les particuliers vendent : erreur historique en cours ?

 


Une avancée suisse révolutionne le recyclage de l’or

 

Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich) ont mis au point une technologie de rupture pour extraire l’or présent dans les circuits électroniques. Leur méthode repose sur l’utilisation de fibrilles issues du lactosérum un sous-produit de l’industrie fromagère transformées en éponges protéiques.

Ces structures biologiques capturent sélectivement les ions d’or dissous dans une solution métallique obtenue après traitement des cartes mères. Le matériau est ensuite chauffé à haute température pour produire des pépites solides d’or 22 carats, sans recours aux agents chimiques habituels.

 

Rendement et durabilité : un rapport inédit

Méthode Rendement Impact environnemental Coût
Extraction minière traditionnelle 1 à 5 g/tonne Très élevé Élevé
Extraction chimique classique 300 à 400 g/tonne de déchets Élevé Moyen
Méthode suisse (lactosérum) 450 mg pour 20 cartes mères Faible Faible

Ce modèle dépasse la logique de rendement au kilo. Il repose sur un paradigme économique plus résilient et circulaire, fondé sur la valorisation de ressources dormantes et sur un procédé neutre pour l’environnement.

 


Vers une économie circulaire des composants électroniques

 

L’objectif est clair : réduire la dépendance aux exploitations minières en développant une industrie du recyclage capable de récupérer, purifier et revaloriser les métaux contenus dans les appareils obsolètes.

Le traitement suit une chaîne structurée :

  • collecte des appareils,

  • démontage manuel,

  • traitement des composants par voie protéique,

  • récupération sélective des métaux,

  • reconditionnement en lingots ou en pépites valorisables.

D’autres matières comme le cuivre, le palladium, le nickel ou l’argent sont également récupérables, en combinant cette méthode à des techniques de pyrométallurgie ou d’hydrométallurgie, déjà connues dans l’industrie.

 

Selon notre expert : L’or pourrait redevenir la seule monnaie de confiance mondiale avant 2030 selon plusieurs analystes stratégiques.

 


Repenser la valeur des déchets numériques

 

Ce changement de paradigme révèle un enjeu géoéconomique majeur : les métaux contenus dans les millions d’appareils dormants ou usagés représentent un gisement alternatif considérable.

L’or, contenu dans les circuits imprimés et connecteurs, n’est qu’un exemple. En recyclant correctement ces composants, les États, les entreprises et même les particuliers peuvent participer à une stratégie plus autonome et durable de gestion des ressources.

 


L’investissement dans les métaux physiques : un choix stratégique

 

Dans un environnement économique marqué par l’instabilité géopolitique, la dette et les risques bancaires systémiques, investir dans l’or physique demeure une stratégie de préservation patrimoniale pertinente. Lingots, pièces d’or historiques, argent d’investissement, tous ces actifs tangibles permettent une diversification hors système bancaire.

Ils représentent non seulement une réserve de valeur, mais également un levier de débancarisation partielle, dans un monde où les actifs numériques et les produits dérivés déconnectés du réel exposent l’épargne à une volatilité extrême.

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

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