L'inflation américaine reste à 2,6 % en juillet, mais la Fed envisage une baisse des taux face aux tensions politiques et économiques.
Sommaire
En bref
L’inflation américaine reste à 2,6 % en juillet, selon l’indice PCE.
L’inflation sous-jacente accélère à 2,9 %, son plus haut niveau depuis février.
La Fed envisage une baisse des taux en septembre, face aux menaces économiques.
La consommation résiste, mais la confiance des ménages recule.
Donald Trump tente de prendre le contrôle de la Fed, créant un climat de forte instabilité.
Les données publiées vendredi par le département américain du Commerce confirment une inflation globale stable à 2,6 % sur un an en juillet. Un niveau conforme aux attentes du marché, dans un environnement marqué par les nouveaux droits de douane imposés par Donald Trump sur les importations.
En parallèle, l’inflation sous-jacente, qui exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation, affiche une légère accélération à 2,9 %, contre 2,8 % le mois précédent. Ce chiffre, le plus élevé depuis février, ravive les interrogations sur la direction future de la politique monétaire américaine.
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Les nouvelles taxes douanières n’ont pas encore été entièrement répercutées sur les prix à la consommation. Selon Heather Long, économiste à la Navy Federal Credit Union, les entreprises prennent soin d’éviter toute hausse brutale, conscientes que la classe moyenne dispose de peu de marge budgétaire pour absorber des coûts supplémentaires.
Cette retenue dans la transmission des hausses s’accompagne néanmoins d’un maintien de la consommation, avec une progression des dépenses de 0,5 % en rythme mensuel. Un chiffre encore en zone positive, mais en net ralentissement par rapport à l’année précédente, comme le souligne Samuel Tombs chez Pantheon Macroeconomics.
Si les dépenses résistent, le moral des consommateurs américains enregistre un repli en août. L’indice de l’Université du Michigan révèle une confiance affaiblie, bien qu’en amélioration par rapport au creux du printemps, lorsque Trump avait annoncé une salve de nouvelles taxes. Ce climat d’incertitude pèse sur les anticipations des ménages.
Objectif officiel de la Réserve fédérale américaine, une inflation à 2 % semble désormais hors de portée à court terme. Après avoir flirté avec cette cible en début d’année, la dynamique s’est inversée avec l’entrée en vigueur des mesures tarifaires de l’administration Trump.
Malgré cette situation, la Fed a maintenu ses taux d’intérêt inchangés depuis décembre. Mais Jerome Powell a récemment laissé entendre qu’une réduction des taux pourrait être envisagée en septembre. Non pas en raison d’un apaisement de l’inflation, mais plutôt en réaction à des signes de tension sur le marché du travail.
En toile de fond, le climat politique devient de plus en plus pesant pour la banque centrale. Donald Trump, depuis son retour au pouvoir en janvier, ne cache pas son intention d’influencer directement la politique monétaire. Il cherche à nommer des personnalités alignées sur ses positions économiques à des postes-clés au sein de la Fed.
La tentative la plus visible : une procédure de révocation lancée contre la gouverneure Lisa Cook, dont les avocats réclament désormais la protection des juges. L’audience se tient ce vendredi à Washington.
La sénatrice Elizabeth Warren a vivement réagi : « Trump cherche des boucs émissaires. Sa tentative illégale de contrôle de la Fed pourrait aggraver les conditions de crédit pour les ménages américains », a-t-elle déclaré.
Selon notre expert : Dans un contexte financier mondial sous tension, chaque décision de Powell devient un pari à haut risque pour les marchés.
L’indépendance de la Fed, pierre angulaire de la politique économique américaine, est de plus en plus remise en question. Dans ce contexte tendu, toute décision de baisse des taux pourrait être perçue comme une réponse à la pression politique, affaiblissant la crédibilité de l’institution face aux marchés.
Alors que la consommation ralentit, que la confiance vacille et que les tensions politiques s’intensifient, l’arbitrage de Jerome Powell pourrait bien façonner les prochains mois de l’économie américaine et au-delà, réorienter les flux mondiaux de capitaux, y compris ceux se portant sur les valeurs refuges.
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