CAC 40 en recul le 21 mai : Elior chute de 24%, Nvidia bat les attentes. Guerre commerciale et risque de change fragilisent les marges des entreprises européennes.
Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Sommaire
En bref
Le CAC 40 ouvre en recul de 0,20% à 8.100 points, après un rebond de 1,70% la veille en clôture
Elior plonge de 24% après avoir abaissé ses prévisions annuelles : croissance organique ramenée à 1-2%, marge d'EBITA ajustée autour de 3%
Ubisoft cède 5,3%, avec une perte nette IFRS de 1,475 milliard d'euros sur l'exercice 2025-2026
Nvidia publie un chiffre d'affaires de 81,62 milliards de dollars (+85%) et un BPA ajusté de 1,87 dollar, au-dessus du consensus
Les droits de douane américains effectifs ont grimpé de 2% à 8%, auxquels s'ajoutent des barrières non tarifaires croissantes pour les entreprises européennes
Trois facteurs menacent la stabilité des changes dans les prochains mois : divergence monétaire entre banques centrales, retour du protectionnisme américain avant les mi-mandat, débouclement du carry trade en yen
Le CAC 40 démarre la séance du 21 mai 2026 en repli de 0,20% à 8.100 points, marquant une pause après le net rebond de 1,70% enregistré la veille. Deux publications concentrent la pression vendeuse dès l'ouverture.
Elior s'effondre de 24% à 2,14 euros. Le groupe de restauration collective publie un premier semestre 2025-2026 fortement dégradé : chiffre d'affaires de 3,179 milliards d'euros (+1,3% organique), EBITA ajusté à 95 millions d'euros contre 132 millions un an plus tôt, marge ramenée à 3%. Le ratio d'endettement remonte à 3,6x fin mars 2026. Elior revoit ses objectifs annuels à la baisse : croissance organique entre 1% et 2% (contre 3% à 4% précédemment), marge d'EBITA ajustée autour de 3% (contre 3,5% à 3,7%), levier financier autour de 3,5x. La direction impute cette révision au déploiement décalé de nouveaux contrats, aux pressions inflationnistes et à l'impact exceptionnel d'un contrat italien.
Ubisoft recule de 5,3% à 4,53 euros. L'éditeur affiche un chiffre d'affaires de 419,5 millions d'euros au quatrième trimestre 2025-2026, en chute de 47,3%, pour une perte nette IFRS de 1,475 milliard d'euros sur l'exercice complet, soit -11,16 euros par action. Un retour au free cash-flow positif n'est anticipé qu'à partir de l'exercice 2027-2028.
Les résultats de Nvidia publiés après la clôture américaine ont offert un contrepoids positif. Sur son premier trimestre fiscal, le groupe de Jensen Huang affiche un chiffre d'affaires de 81,62 milliards de dollars (+85%), dépassant le consensus de 78,86 milliards. Le BPA ajusté ressort à 1,87 dollar contre 1,76 dollar anticipé. Le segment centres de données génère 75,2 milliards (+92%), la marge brute ajustée atteint 75% et le free cash-flow s'établit à 48,55 milliards sur trois mois. Malgré ces chiffres, le titre reculait légèrement en post-séance.
La veille, les indices américains avaient nettement rebondi après plusieurs séances de pression : Dow Jones +1,31% à 50.009 points, S&P 500 +1,08% à 7.432 points, Nasdaq +1,54% à 26.270 points.
La journée sera rythmée par les indices PMI manufacturiers et services en France, Allemagne, zone euro, Royaume-Uni et aux États-Unis. Ces indicateurs permettront de mesurer l'état réel de l'activité dans un contexte de taux obligataires élevés et de pressions inflationnistes persistantes. Des statistiques américaines sur l'emploi, les mises en chantier et les indices de la Fed de Philadelphie et de Kansas City s'ajoutent au calendrier.
Sur le front géopolitique, la situation autour du détroit d'Ormuz reste surveillée. Donald Trump a maintenu la pression sur l'Iran, évoquant de possibles frappes militaires tout en laissant quelques jours à Téhéran pour répondre. Le passage de pétroliers asiatiques dans la zone a partiellement rassuré les opérateurs. L'euro s'échange à 1,1624 dollar, le Brent se négocie à 106 dollars, l'once d'or à 4.528 dollars.
La guerre commerciale entre l'Union européenne et les États-Unis pèse sur les entreprises cotées au CAC 40, même si les tensions avec l'Iran ont éclipsé ce dossier ces dernières semaines. Selon Alexandre Schont, directeur des revenus chez Ibanfirst, le taux de droits de douane américain effectif est passé de 2% à 8%. Mais les barrières non tarifaires — normes techniques, réglementaires et administratives — rendent certains marchés publics américains pratiquement inaccessibles aux acteurs européens. Du côté chinois, des droits antidumping atteignant 35% frappent les brandys français, pénalisant directement des groupes comme Rémy Cointreau ou Pernod Ricard.
La volatilité des devises représente un danger potentiellement dévastateur sur les marges des entreprises, selon l'expert d'Ibanfirst. Trois facteurs pourraient l'amplifier dans les prochains mois.
La divergence des politiques monétaires est le premier. L'Australie et la Norvège ont déjà relevé leurs taux pour contenir l'inflation liée au conflit iranien. La BCE pourrait suivre le même chemin en juin. À l'inverse, la Fed devrait maintenir ses taux inchangés, tout comme plusieurs banques centrales d'Europe de l'Est. Ces écarts de rendement croissants pourraient relancer des mouvements spéculatifs sur les changes.
Le retour du protectionnisme américain représente un deuxième vecteur. À l'approche des élections de mi-mandat de novembre, Donald Trump pourrait relancer une offensive tarifaire contre l'Europe pour mobiliser son électorat.
Enfin, le débouclement des positions de carry trade en yen constitue le risque le plus préoccupant. Depuis 2024, la Banque du Japon normalise progressivement sa politique monétaire après des décennies de taux zéro. Si le yen se renforce et que les coûts d'emprunt augmentent, de nombreux investisseurs pourraient être contraints de liquider rapidement leurs actifs étrangers. L'été 2024 avait illustré la brutalité de tels ajustements : en quelques séances, le yen s'était fortement apprécié face au dollar, provoquant une onde de choc sur les marchés mondiaux. Un épisode similaire, dans un environnement de fragmentation commerciale et de tensions géopolitiques, exposerait les entreprises européennes à une triple pression simultanée.
Quand la volatilité des devises menace les marges des entreprises et que la divergence des politiques monétaires entre grandes banques centrales s'accentue, la question de la protection du patrimoine devient concrète pour les épargnants. L'or physique, dont l'once dépasse les 4.528 dollars, et l'argent métal offrent une alternative tangible aux incertitudes du système financier mondial. Lingots d'or, lingots d'argent ou pièces d'or de référence comme le Napoléon ou le Krugerrand permettent de sécuriser une partie de son épargne en dehors du circuit bancaire traditionnel. Dans un contexte où les taux obligataires flambent, où le yen se normalise et où les droits de douane redistribuent les cartes du commerce mondial, diversifier son patrimoine en métaux physiques reste une stratégie de débancarisation éprouvée, indépendante des cycles boursiers.
Sources : BDOR / LeRevenu / Capital
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