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Le cours de l'argent rebondit à 74$ mais les vendeurs gardent toujours le contrôle du marché

Le cours de l'argent XAG/USD tente un rebond autour de 74$ après un plongeon vers 64$. Analyse technique et impact de la politique monétaire mondiale sur le XAG/USD.

Temps de lecture : 2 minutes

Le cours de l'argent rebondit à 74$ mais les vendeurs gardent toujours le contrôle du marché

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En bref

  • Le cours de l'argent (XAG/USD) se maintient autour de 74 dollars l'once lors des échanges asiatiques de vendredi, après avoir touché un plancher proche de 64 dollars, son plus bas depuis février.

  • Le repli du dollar américain plus de 1% perdu sur l'indice DXY, tombé vers 99,00 a offert un souffle de répit au métal blanc.

  • La Fed reste ferme sur les taux : Jerome Powell a exclu toute baisse tant que l'inflation ne reprend pas sa trajectoire vers les 2%.

  • La BoJ, la BoE et la BCE envoient des signaux identiques de maintien des conditions restrictives, ce qui réduit la prime de divergence monétaire favorable au dollar.

  • Sur le plan graphique, la tendance reste baissière : le XAG/USD évolue sous la moyenne mobile exponentielle à 20 jours (81,30$) et le RSI vient de passer sous les 40 pour la première fois en onze mois.

  • Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient freinent la pression vendeuse, l'argent conservant son statut de valeur refuge sur fond de conflit persistant.


Le rebond de l'argent : une respiration dans une structure baissière bien installée

 

Le cours de l'argent (XAG/USD) s'accroche aux gains de la session précédente autour de 74 dollars l'once lors des échanges asiatiques de vendredi. Ce rebond survient après que le métal blanc soit allé revisiter ses plus bas niveaux depuis le mois de février, aux alentours de 64,00 dollars l'once. Si la récupération est notable, elle n'efface pas pour autant la configuration graphique fondamentalement dégradée qui caractérise le marché depuis plusieurs semaines.

L'élan haussier à court terme puise sa source dans la nette faiblesse du billet vert jeudi. La logique est mécanique et bien connue des opérateurs : un dollar américain qui se déprécie rend automatiquement les matières premières libellées en USD plus accessibles pour les acheteurs étrangers, stimulant la demande et soutenant les cours.

 

A lire aussi : Le prix de l'or envoie un signal d'alarme que peu d'analystes osent interpréter à voix haute, alors que les banques centrales accumulent des réserves à un rythme jamais vu depuis des décennies.

 


Pourquoi le dollar a-t-il vacillé ?

 

L'indice DXY, qui mesure la valeur du dollar américain face à un panier de six grandes devises, a cédé plus de 1% pour s'établir aux environs de 99,00 jeudi avant de remonter légèrement vers 99,35 en fin de séance. Ce repli s'explique par une révision à la baisse des anticipations de divergence de politique monétaire entre la Réserve fédérale américaine et ses homologues internationaux.

Les marchés avaient jusqu'ici parié sur une Fed structurellement plus hawkish que le reste du monde un différentiel de taux favorable au dollar. Or, des signaux venus simultanément de Tokyo, Londres et Francfort sont venus perturber cette équation.

Les grandes banques centrales maintiennent le cap restrictif

La Banque du Japon (BoJ), la Banque d'Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE) ont chacune signalé qu'un assouplissement monétaire n'était pas envisageable à court terme. La justification est commune : des anticipations d'inflation mal ancrées à l'échelle mondiale, en partie alimentées par la persistance de prix élevés sur le marché pétrolier. Tant que cette dynamique inflationniste perdure, les instituts monétaires maintiennent des conditions restrictives.

La veille, la Fed avait elle-même réaffirmé cette posture. Lors de l'annonce de la politique monétaire américaine, Jerome Powell a été explicite : une baisse des taux d'intérêt ne sera envisageable que si l'inflation reprend sa progression vers la cible des 2%. Le dollar avait d'abord bondi sur ces déclarations avant de rendre ses gains le lendemain, face à la réalisation que les autres banques centrales jouaient dans le même registre.

 


Un contexte structurel peu favorable aux actifs sans rendement

 

Le maintien de conditions monétaires restrictives par l'ensemble des grandes banques centrales constitue théoriquement un terrain peu propice aux actifs non rémunérateurs comme l'argent. Sans rendement propre, le XAG/USD perd de son attrait relatif lorsque les taux restent élevés les obligations et autres instruments à revenu fixe capturant alors l'essentiel des flux d'investissement institutionnels.

La géopolitique vient pourtant contrebalancer cette mécanique. Les conflits en cours au Moyen-Orient, impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran, maintiennent une prime de risque sur les valeurs refuges. En période de turbulences internationales, les investisseurs se repositionnent traditionnellement sur des actifs comme l'argent ou l'or, ce qui limite mécaniquement la pression vendeuse sur le marché.

 

Selon notre expert : Les marchés actions jouent les funambules sur des valorisations historiquement élevées pendant que l'or et le contexte financier mondial dessinent en silence un tout autre scénario.

 


Analyse technique du XAG/USD : les vendeurs restent maîtres de la situation

 

Sur le plan graphique, le tableau reste défavorable aux acheteurs. Le XAG/USD évolue légèrement en hausse autour de 74 dollars, mais la dynamique dominante reste orientée à la baisse avec conviction.

Le cours a franchi à la baisse la moyenne mobile exponentielle à 20 jours (EMA 20), qui gravite désormais aux alentours de 81,30 dollars et joue le rôle de résistance dynamique. La séquence de clôtures en recul depuis les sommets proches des 90 dollars jusqu'aux planchers actuels illustre une pression vendeuse continue et organisée, sans véritable accroc haussier significatif.

 

cours de l'argent - 20 mars 2026cours de l'argent - 20 mars 2026

 

Les niveaux techniques à surveiller de près

L'indice de force relative (RSI) vient de franchir le seuil des 40 à la baisse pour la première fois en onze mois signal d'un momentum baissier prononcé, sans atteindre pour autant la zone de survente. Cette configuration maintient les vendeurs en position de force tant que les cours ne parviennent pas à se réinstaller durablement au-dessus de l'EMA 20.

Du côté des résistances, le premier obstacle se situe à 76,50 dollars, correspondant à un ancien sommet réactionnel sur la structure baissière de court terme. Au-delà, la barrière majeure se positionne à 81,00 dollars, au niveau même de la moyenne mobile exponentielle à 20 jours. Un franchissement convaincant de ce seuil fragiliserait le scénario baissier actuel et ouvrirait la voie vers les 84,00 dollars.

À la baisse, le premier support se trouve au niveau psychologique des 70 dollars, avant le plancher inscrit jeudi à 65,51 dollars, qui constitue désormais le point bas de référence à court terme sur le marché de l'argent.

 

Sources :  BDOR

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