Dollar à 98,30, Brent à +5 % : les tensions américano-iraniennes relancent la demande refuge et compliquent les perspectives de la Fed et de la BoJ.
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Sommaire
En bref
Le dollar a atteint un plus haut d'une semaine avant de céder une partie de ses gains lundi, porté par la demande d'actifs refuges.
Les États-Unis ont saisi un cargo iranien ; Téhéran a refusé de reprendre les négociations avant l'expiration du cessez-le-feu mardi.
Le Brent a progressé de plus de 5 % à 95,2 dollars le baril, le WTI de plus de 6 % à 88,99 dollars.
L'indice dollar (DXY) s'affiche à 98,30, en baisse de 1,5 % sur avril malgré le rebond du jour.
Le yen s'approche du seuil critique de 160 pour un dollar, seuil surveillé en vue d'une éventuelle intervention de la Banque du Japon.
Le dollar américain a progressé lundi jusqu'à un plus haut d'une semaine face aux principales devises, avant de rendre une partie de ses gains lors des échanges matinaux en Asie. Le catalyseur : une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran survenue pendant le week-end, qui a redirigé les flux vers les actifs refuges.
Les États-Unis ont annoncé dimanche avoir saisi un cargo iranien ayant tenté de forcer leur blocus naval. L'Iran a aussitôt averti qu'il riposterait, tandis que son ministère des Affaires étrangères qualifiait le blocus américain sur ses ports et son littoral d'acte d'agression violant le cessez-le-feu en vigueur. Le porte-parole Esmail Baghaei est allé plus loin, évoquant des "punitions collectives" infligées à la population iranienne.
Téhéran a par ailleurs confirmé qu'il ne participerait pas à la deuxième série de négociations que Washington espérait lancer avant l'expiration, mardi, du cessez-le-feu de deux semaines. Les espoirs d'un règlement rapide se sont donc dissipés.
A lire aussi : L'or profite de chaque regain d'incertitude géopolitique pour affirmer son rôle de valeur refuge face aux monnaies sous pression.
Sur le marché des changes, la réaction est restée mesurée. L'indice dollar (DXY) s'établissait à 98,30 en séance asiatique, proche de son plus haut hebdomadaire, mais toujours en recul de 1,5 % sur le mois d'avril — après une hausse de 2,3 % en mars, portée par la demande refuge au déclenchement du conflit.
L'euro s'échangeait à 1,1757 dollar après avoir touché un plus bas à 1,1729 en début de séance. La livre sterling reculait de 0,11 % à 1,3503 dollar. Le dollar australien, devise traditionnellement sensible à l'appétit pour le risque, perdait 0,17 % à 0,7155 dollar. Le dollar néo-zélandais cédait également du terrain à 0,5876 dollar.
Charu Chanana, stratégiste en chef des placements chez Saxo, résume la dynamique du moment : "L'escalade du week-end ravive la prime de risque géopolitique alors que les marchés commençaient à intégrer un dividende de paix." Elle précise que la hausse des prix du pétrole dépasse le seul cadre énergétique : ce n'est pas seulement une histoire d'énergie, c'est une histoire de croissance et de taux.
Le conflit, entré dans sa huitième semaine, continue de perturber les marchés de l'énergie de manière substantielle. Le détroit d'Hormuz, par lequel transite environ un cinquième des expéditions pétrolières mondiales, reste effectivement fermé sous l'effet combiné du blocus américain et des restrictions iraniennes sur le trafic maritime.
L'Iran avait brièvement laissé entendre vendredi que le détroit pourrait rouvrir, avant de faire marche arrière samedi, après que le président Donald Trump a refusé de lever le blocus sur les ports iraniens. Les forces militaires iraniennes ont ensuite indiqué que les États-Unis avaient violé le cessez-le-feu en ouvrant le feu sur un navire commercial iranien.
Le Brent a bondi de plus de 5 % à 95,2 dollars le baril. Le West Texas Intermediate (WTI) a progressé de plus de 6 % à 88,99 dollars. Ces niveaux alimentent directement les inquiétudes sur l'inflation mondiale, au moment où les banques centrales cherchent encore à calibrer leur politique monétaire.
Le yen japonais s'est affaibli à 159,06 pour un dollar, se rapprochant du seuil de 160 que les opérateurs surveillent de près comme déclencheur potentiel d'une intervention de la Banque du Japon. Le gouverneur Kazuo Ueda a évité de s'engager sur une hausse des taux en avril, tout en laissant entrevoir une posture légèrement plus restrictive après les réunions du FMI la semaine dernière. Les marchés anticipent désormais qu'un resserrement pourrait intervenir d'ici juin.
Du côté de la Réserve fédérale américaine, le membre Christopher Waller a estimé vendredi que le taux d'équilibre pour le marché de l'emploi se situait vraisemblablement autour de zéro, et que la persistance du conflit au Moyen-Orient faisait croître les risques inflationnistes et sur l'emploi. La présidente de la Fed de San Francisco, Mary Daly, a indiqué surveiller si la hausse des prix du pétrole se transmettait aux autres biens et services.
Les traders attendent également les données américaines sur les ventes au détail de mars, attendues en hausse de 1,3 % en rythme mensuel après 0,6 % en février — un chiffre qui pourrait consolider le scénario "taux élevés plus longtemps" de la Fed.
Selon notre expert : Quand le dollar doute et que le pétrole flambe, les marchés redécouvrent les fondamentaux qui soutiennent l'or depuis des décennies.
Les épisodes de tensions géopolitiques majeures, comme celui qui agite aujourd'hui le Moyen-Orient, rappellent régulièrement les limites des actifs libellés en monnaies fiduciaires. Quand le dollar fluctue au gré des déclarations de Téhéran ou de Washington, et que les prix de l'énergie s'emballent, les investisseurs soucieux de préserver leur capital se tournent vers des actifs tangibles : lingots d'or et d'argent, pièces d'or de référence comme le Krugerrand ou le Napoléon. Ces supports physiques, détenus en dehors du système bancaire, constituent une réponse concrète à la volatilité monétaire et à l'érosion du pouvoir d'achat. Dans une stratégie de débancarisation progressive, ils jouent le rôle de socle patrimonial stable, indépendant des aléas des marchés de changes et des décisions des banques centrales.
Sources : BDOR / Reuters
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