Villeroy alerte sur le déficit public et réclame un budget 2026 sous 5 % du PIB. Livret A, marchés, impôts et crédit au cœur du débat.
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Sommaire
En bref
• La Banque de France alerte sur un risque d’« étouffement » si le pays ne réduit pas son déficit.
• François Villeroy de Galhau réclame un budget 2026 avec un déficit public limité à 5 % du PIB maximum.
• L’objectif passerait par une stabilisation des dépenses et une ligne plus prudente sur la fiscalité.
• Le gouverneur évoque un risque de correction brutale des marchés, malgré un calme actuel sur la dette française.
• Il pointe aussi le facteur géopolitique et l’impact possible d’une dérégulation financière américaine.
• Le taux du Livret A pourrait reculer, tout en restant au-dessus de l’inflation selon lui.
• Les conditions de crédit immobilier lui paraissent favorables, avec une forte reprise des volumes en 2025.
Le débat budgétaire prend une tournure plus préoccupante à mesure que la France avance dans l’année sans texte définitivement adopté pour 2026. Ce blocage parlementaire, alimenté par des oppositions franches sur la dépense et la fiscalité, inquiète la Banque de France.
Intervenant sur France Inter, François Villeroy de Galhau a choisi une formule forte : la France ne serait pas menacée de faillite, mais pourrait connaître un étouffement si elle échoue à réduire son déficit public. Son propos vise autant la trajectoire financière immédiate que le risque de dégradation progressive du moteur économique.
Dans sa lecture, l’avertissement porte sur plusieurs plans, avec une dynamique qui deviendrait difficile à inverser une fois enclenchée.
A lire aussi : L’or s’emballe alors que la tension financière mondiale monte d’un cran et les investisseurs paniquent déjà.
Le gouverneur de la Banque de France décrit une pression cumulative, structurée autour de trois dimensions.
L’idée centrale est simple : plus le déficit reste élevé, plus l’État se prive de marges de manœuvre. À mesure que les charges augmentent et que les besoins de financement persistent, l’équilibre du budget devient mécaniquement plus fragile, notamment face aux imprévus.
Une trajectoire jugée instable finit par peser sur la confiance, sur l’investissement et sur la capacité globale à financer l’activité. Les finances publiques ne sont pas un sujet uniquement technique : elles conditionnent aussi la perception du risque France.
C’est le volet le plus politique, mais aussi le plus structurant. François Villeroy de Galhau estime que l’arbitrage implicite se fait au détriment des jeunes, par la combinaison « davantage de dépenses de retraite » et « davantage de déficit ». Autrement dit : l’effort serait repoussé dans le temps… et reporté sur les générations suivantes.
Pour 2026, le gouverneur fixe un objectif clair : un déficit public plafonné à 5 % du PIB.
Ce niveau n’est pas présenté comme idéal, mais comme un maximum permettant d’éviter l’entrée dans une « zone rouge de danger ». Derrière cette expression, une crainte apparaît : celle d’une perte progressive de contrôle, qui pourrait accélérer le coût du financement et refermer les options disponibles.
La Banque de France insiste aussi sur un impératif : un pays ne peut pas durablement fonctionner avec une incertitude prolongée sur sa stratégie budgétaire, car le doute devient lui-même un risque.
François Villeroy de Galhau ne se contente pas d’un constat. Sa ligne consiste à demander une sortie des affrontements politiques et une recherche active de compromis.
Deux points reviennent dans son raisonnement :
la nécessité de stabiliser les dépenses, en refusant une trajectoire d’augmentation automatique
une attitude plus mesurée sur la fiscalité, formulée comme « de la sagesse sur les impôts »
Le message est double : il ne s’agit pas d’augmenter les impôts sans doctrine, mais la période ne permet plus de promettre des baisses à répétition.
Le gouverneur estime que le pays doit reconnaître une contrainte devenue structurante : « nous n’avons plus d’argent pour baisser les impôts ». Il ajoute que certaines mesures seraient justifiées au nom de l’équité.
Parmi les pistes évoquées figure la prolongation d’une surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises. Le sujet illustre la difficulté du moment : droite et gauche se heurtent sur le niveau d’effort à imposer aux acteurs les plus solides, alors que l’exécutif cherche une trajectoire tenable.
Un point retient particulièrement l’attention dans l’intervention du gouverneur : la stabilité actuelle des marchés vis-à-vis de la France ne serait pas une garantie durable.
François Villeroy de Galhau rappelle un mécanisme classique : les marchés peuvent donner une impression de sérénité avant un ajustement rapide. En clair, une correction brutale n’est jamais impossible lorsque la confiance se fragilise, surtout si plusieurs facteurs se combinent.
Le contexte géopolitique est présenté comme un accélérateur potentiel de volatilité. Les tensions internationales pèsent sur l’énergie, les flux commerciaux et la stabilité financière, ce qui peut modifier brutalement le comportement des investisseurs.
Selon notre expert : Le cours de l’or pourrait surprendre tout le monde si la prochaine secousse économique frappe plus vite que prévu.
Le gouverneur souligne aussi un point rarement détaillé dans le débat public français : la dérégulation financière américaine pourrait accroître les risques de crise.
Le raisonnement sous-jacent repose sur un principe : lorsque les règles se relâchent dans un système financier majeur, la probabilité d’excès augmente. Et ces excès ne restent pas toujours localisés.
Sans dramatisation, François Villeroy de Galhau appelle l’Europe à maintenir une ligne stable : garder le cap, préserver une discipline collective et maintenir un dialogue exigeant avec les États-Unis.
Autre dossier sensible : la rémunération du Livret A. Une baisse est attendue pour tenir compte du reflux de l’inflation, même si la décision officielle n’est pas encore actée.
Le gouverneur rappelle un point clé : même en cas de baisse, le taux resterait significativement supérieur au niveau actuel de l’inflation.
Aujourd’hui, le Livret A rémunère à 1,7 % pour une inflation autour de 0,8 %. Les scénarios évoqués par plusieurs économistes anticipent une baisse vers 1,3 % ou 1,4 %, ce qui maintiendrait un rendement réel légèrement positif.
Sur l’immobilier, le message est plus direct : selon François Villeroy de Galhau, la période est favorable à l’emprunt.
Il cite des taux moyens autour de 3,1 % pour un crédit à vingt ans. Surtout, il met en avant un chiffre marquant : sur les onze premiers mois de 2025, les montants de crédits accordés seraient supérieurs de 35 % à ceux de la même période en 2024.
Cette progression confirme un redémarrage du marché du crédit après une phase de blocage liée à la hausse des taux et au durcissement des conditions d’emprunt.
Face à un déficit public élevé, à des marchés capables de changer de régime rapidement et à une visibilité budgétaire encore fragile, une partie des épargnants cherche des stratégies de protection patrimoniale plus indépendantes.
Dans cette logique, les investissements alternatifs axés sur la détention directe d’actifs tangibles attirent l’attention, notamment les lingots d’or, les lingots d’argent et les pièces d’or. Ce type d’allocation répond à plusieurs objectifs : diversification, recherche de stabilité à long terme, et démarche de débancarisation pour sécuriser une fraction de l’épargne hors du système financier.
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