Oxfam révèle que les 0,1 % les plus riches cachent 2 840 milliards de dollars offshore, plus que les avoirs de 4,1 milliards de personnes les plus pauvres.
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Sommaire
En bref
Les 0,1 % les plus riches du monde détiennent environ 2 840 milliards de dollars dans des comptes offshore non imposés, une somme supérieure aux avoirs cumulés de la moitié la plus pauvre de l'humanité.
La richesse offshore non déclarée atteint au total 3 550 milliards de dollars, soit l'équivalent de l'économie britannique.
Oxfam réclame des impôts progressifs sur la fortune des ultra-riches et la création d'un registre mondial des actifs.
Les pays en développement restent largement exclus du système d'échange automatique d'informations, faute de capacités techniques suffisantes.
Au sein de l'UE, la Grèce affiche la richesse offshore la plus élevée rapportée à son économie (80 % du PIB) et perd 47 % de ses recettes d'impôt sur les sociétés.
Un rapport publié jeudi par Oxfam révèle une disparité saisissante : les 0,1 % les plus riches de la planète dissimulent environ 2 840 milliards de dollars (2 470 milliards d'euros) dans des paradis fiscaux offshore, une somme supérieure aux avoirs cumulés des 4,1 milliards de personnes les plus pauvres. Dix ans après les Panama Papers, les élites financières mondiales continuent d'exploiter un système fiscal international fragmenté pour soustraire d'immenses fortunes à l'impôt et à tout contrôle public.
La richesse offshore non imposée et non déclarée s'élève à 3 550 milliards de dollars (3 080 milliards d'euros), soit presque l'équivalent de l'économie britannique et plus du double du PIB cumulé des 44 pays les moins développés du monde. La richesse financière totale placée offshore atteignait 13 250 milliards de dollars en 2023, représentant 12,48 % du PIB mondial. La concentration est particulièrement marquée au sommet : les 0,1 % les plus riches accaparent 80 % de ces fonds non imposés, tandis que la strate la plus étroite, les 0,01 %, concentre à elle seule 1 770 milliards de dollars (1 530 milliards d'euros).
Pour Christian Hallum, responsable de la fiscalité chez Oxfam, la solidité de ce système tient moins à ses failles techniques qu'à une logique de pouvoir. « Les ultra-riches ont les moyens de s'offrir les services de gérants de fortune et de comptables capables d'imaginer des montages toujours plus sophistiqués pour échapper à l'impôt », a-t-il déclaré. Ces montages fiscaux offshore ne relèvent pas de la simple optimisation comptable, mais d'une « question de pouvoir et d'impunité ».
Oxfam appelle les gouvernements du G7 à instaurer des impôts permanents et progressifs sur la fortune des ultra-riches. L'organisation soutient que les recettes ainsi récupérées permettraient de financer la lutte contre la pauvreté mondiale, d'accélérer la transition énergétique et de restaurer des services publics dégradés. Hallum précise qu'un impôt sur la fortune seul ne résout pas le problème offshore, mais qu'il est indissociable de la question des inégalités extrêmes : « Lorsque les 0,1 % les plus riches détiennent 80 % de toutes les richesses non imposées offshore, nous estimons que nos pertes liées aux paradis fiscaux sont indissociables de l'extrême inégalité. »
L'un des principaux freins à la lutte contre l'évasion fiscale offshore réside dans la mise en œuvre asymétrique du système d'échange automatique d'informations (EAI). En 2024, 126 juridictions avaient adhéré à la norme commune de déclaration (CRS), dont des centres financiers majeurs comme Singapour et les Îles Vierges britanniques. Pourtant, de nombreux pays du Sud global demeurent exclus de ce réseau.
La condition de réciprocité imposée par le dispositif constitue un obstacle structurel : les pays doivent d'abord démontrer leur capacité à transmettre des données avant de pouvoir en recevoir. Le Ghana, signataire de la CRS en 2014, n'a commencé à recevoir des informations qu'en 2022, après avoir investi environ 1 million de dollars pour développer les infrastructures nécessaires. Ce fardeau technique prive régulièrement des administrations fiscales sous-dotées d'informations susceptibles de leur permettre de récupérer des recettes perdues.
L'ampleur persistante de l'évasion fiscale internationale a accéléré les discussions sur une refonte de la gouvernance fiscale mondiale. En novembre 2024, les États membres des Nations unies ont approuvé les termes d'une Convention-cadre de l'ONU sur la coopération fiscale internationale. Les négociations, ouvertes début 2025, doivent se poursuivre jusqu'en 2027, avec l'ambition de construire un cadre plus inclusif que le dispositif piloté par l'OCDE.
Les gouvernements du Sud global se montrent, selon Hallum, plus offensifs que ceux du Nord pour réclamer davantage de transparence fiscale, notamment parce que les richesses dissimulées offshore tendent à affluer vers les pays les plus riches. Oxfam réclame également la création d'un registre mondial des actifs cartographiant les bénéficiaires effectifs entre juridictions, ainsi que l'ouverture de registres publics permettant d'identifier les sociétés écrans et les trusts dissimulant biens immobiliers et actifs financiers.
À l'échelle européenne, l'Atlas du monde offshore, élaboré par l'Observatoire européen de la fiscalité et le Centre norvégien de recherche sur la fiscalité sur la base des travaux de l'économiste Gabriel Zucman, offre un éclairage complémentaire. La Grèce affiche le volume de richesse offshore le plus élevé parmi les membres de l'UE rapporté à la taille de son économie, à environ 80 % de son PIB, et perd 47 % de ses recettes d'impôt sur les sociétés, le niveau le plus élevé d'Europe, devant l'Allemagne (29 %) et l'Estonie (24 %). La France et le Royaume-Uni complètent le classement avec chacun environ 16 % de pertes estimées. La majeure partie des avoirs grecs serait détenue en Suisse, au Luxembourg, à Chypre et dans les îles Anglo-Normandes.
Sources : BDOR
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