Le Livret A finit 2025 en décollecte nette, une première depuis 2015, plombé par la baisse du taux et la concurrence de l’assurance vie.
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Sommaire
En bref
– Pour la première fois depuis 2015, le Livret A termine l’année sur une décollecte nette, avec plus de retraits que de dépôts.
– En 2025, les épargnants ont retiré 2,12 milliards d’euros de plus qu’ils n’ont versé, malgré un mois de décembre correct.
– La baisse successive du taux du Livret A (3% → 2,4% puis 1,7%) a réduit son attractivité face à l’assurance vie.
– Les fonds euros de l’assurance vie ont offert un rendement moyen estimé à 2,65%, malgré une fiscalité possible jusqu’à 30%.
– Une nouvelle baisse du taux du Livret A vers 1,5% attendue en février risque d’accentuer la perte d’intérêt.
– Le LDDS résiste un peu mieux avec une collecte nette positive, tandis que le LEP subit aussi une décollecte liée à des radiations d’éligibilité.
– Seuls 12 millions de Français détiennent un LEP, alors qu’environ 31 millions pourraient y avoir droit.
L’année 2025 marque un tournant discret mais hautement symbolique pour l’épargne réglementée. Après plusieurs exercices de collecte dynamique, le Livret A bascule dans une zone rarement observée en année pleine : celle où les sorties dépassent les entrées. La Caisse des dépôts (CDC) l’affirme : les Français ont retiré davantage qu’ils n’ont déposé, une première depuis 2015 pour ce placement considéré comme le thermomètre national de la prudence.
Derrière ce renversement, un signal clair : lorsque la rémunération recule, même l’épargne la plus “réflexe” perd mécaniquement son pouvoir d’attraction.
Le chiffre résume à lui seul la bascule : en 2025, les retraits ont dépassé les dépôts de 2,12 milliards d’euros. Le phénomène reste exceptionnel pour un produit détenu par 57 millions de personnes et qui concentre près de 450 milliards d’euros d’encours.
La CDC parle d’un “retour de balancier”, logique après plusieurs années où les versements avaient bondi, notamment dans le prolongement de la crise sanitaire. L’épisode Covid avait installé une forme de réflexe d’épargne de précaution, renforcé par un climat économique anxiogène et une accumulation de liquidités dans les comptes.
L’année 2025 casse ce rythme, sans effondrement brutal, mais avec une rupture nette dans la dynamique.
La capacité d’épargne n’a pas disparu. Les Français mettent toujours de côté une part importante de leurs revenus : près d’un euro gagné sur cinq selon l’Insee. Cette discipline reflète une tension persistante autour de l’avenir économique, du pouvoir d’achat, mais aussi de la stabilité politique et budgétaire.
La différence se situe ailleurs : l’argent n’est plus prioritairement orienté vers le Livret A, et une partie des flux se redirige vers des placements perçus comme plus rémunérateurs.
Autrement dit : l’épargne est toujours là, mais l’arbitrage change.
Le décrochage du Livret A en 2025 s’explique d’abord par un élément simple : la rémunération a chuté à deux reprises.
Le taux est passé :
de 3% à 2,4% en février,
puis de 2,4% à 1,7% en août.
Ces baisses ont eu un effet direct sur la psychologie des ménages. Quand le rendement s’affaisse, le Livret A redevient un simple outil de liquidité, et non un placement “rentable” à conserver par défaut.
La mécanique est connue : les hausses alimentent l’euphorie de collecte, les baisses déclenchent une rotation silencieuse vers d’autres supports.
Face à ce recul, l’assurance vie reprend mécaniquement de l’espace. Les fonds euros, proposés par les banques et assureurs, affichent sur la période un rendement moyen estimé à 2,65%.
Le différentiel est notable, surtout pour les épargnants en quête de rendement stable sans trop s’exposer aux marchés.
Un point reste déterminant : contrairement au Livret A, les fonds euros peuvent subir des prélèvements sociaux et fiscaux, pouvant atteindre 30%. Le Livret A conserve donc un avantage structurel évident, grâce à son exonération fiscale totale.
Mais l’arbitrage des ménages semble avoir retenu un autre message : même fiscalisé, le rendement facial de l’assurance vie est redevenu compétitif… et psychologiquement plus “confortable” quand le taux du Livret A décroche.
La perspective d’un taux ramené à 1,5% en février n’envoie pas un signal rassurant pour l’avenir du Livret A. Selon plusieurs analystes du secteur, ce niveau ne suffira pas à relancer une dynamique d’entrées.
Le risque est double :
poursuite des retraits ou stagnation durable,
montée en puissance d’autres circuits d’épargne, notamment l’assurance vie.
Le Livret A resterait utile… mais avec un rôle plus réduit, centré sur l’épargne de court terme et la disponibilité immédiate.
Selon notre expert : Pendant que les marchés font semblant de respirer, l’or réagit déjà comme si une nouvelle secousse financière était imminente.
Un autre facteur, plus discret, pèse sur cette érosion : l’appétit limité des établissements bancaires à promouvoir ce type de produit.
Le Livret A coûte cher aux banques, et ne constitue pas un relais rentable comparable à d’autres supports. Résultat : l’épargne réglementée bénéficie rarement d’un effort commercial massif.
À l’inverse, les réseaux bancaires et certaines institutions ont davantage mis en avant des placements orientés vers le financement des entreprises, plus risqués, mais plus rémunérateurs… et souvent plus intéressants commercialement.
L’épargne réglementée conserve une spécificité : une partie de ses encours contribue au financement de l’économie, notamment via la CDC. Mais une question revient régulièrement sur la table : l’utilisation exacte des fonds.
La CDC est attendue sur davantage de transparence, notamment concernant les investissements au capital d’entreprises réalisés avec une part du Livret A et du LDDS, dont la liste n’est pas publique.
Ce sujet devient particulièrement sensible au moment où la collecte ralentit : lorsque l’argent se fait moins abondant, la manière dont il est alloué attire mécaniquement plus d’attention.
Tous les livrets réglementés n’ont pas connu la même trajectoire. Le LDDS s’en sort mieux en 2025 avec une collecte nette positive de 1,65 milliard d’euros.
Au total, Livret A + LDDS représentaient 615,2 milliards d’euros fin décembre. Les intérêts versés aux détenteurs atteignent 12,64 milliards d’euros, selon la CDC.
La baisse du Livret A ne signifie donc pas un effondrement général : elle illustre plutôt un repositionnement, où certains produits amortissent mieux la rotation des flux.
Le cas du LEP reste particulièrement révélateur. Malgré un taux annoncé à 2,5% à partir du 1er février, le livret réservé aux ménages modestes a aussi connu une décollecte nette : 840 millions d’euros.
Le recul provient surtout de radiations : certains titulaires ne sont plus éligibles à cause de la hausse de leurs revenus.
Le paradoxe est frappant : seulement 12 millions de personnes détiennent un LEP, alors que 31 millions seraient éligibles. La CDC évoque un problème clair d’information, beaucoup de ménages concernés n’ayant tout simplement pas ouvert ce livret pourtant plus rémunérateur.
Les chiffres du LEP montrent que la performance du produit ne suffit pas. Quand la diffusion reste faible, ce sont la compréhension, la communication et la simplicité d’accès qui deviennent les leviers décisifs.
Et dans les périodes d’arbitrage, ceux qui connaissent les bons supports prennent une longueur d’avance.
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