Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Moody's : une récession américaine devient de plus en plus difficile à éviter avec la guerre en Iran

Risque de récession aux États-Unis au plus haut selon Moody’s, dopé par la guerre en Iran et la flambée du pétrole.

 

Temps de lecture : 2 minutes

Moody's : une récession américaine devient de plus en plus difficile à éviter avec la guerre en Iran

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

  • Moody’s évalue désormais à plus de 50 % le risque de récession aux États-Unis

  • La hausse du pétrole liée à la guerre en Iran accélère la dégradation économique

  • Le marché du travail américain montre des signes de faiblesse persistants

  • Le détroit d’Ormuz bloque près de 20 % du pétrole mondial

  • Une récession américaine pourrait freiner l’économie mondiale et européenne

  • Le seuil de 140 $ le baril pourrait déclencher une contraction globale


Une probabilité de récession désormais au-dessus du seuil critique

 

Le diagnostic s’alourdit pour l’économie américaine. Le modèle prédictif de Moody’s Analytics, alimenté par intelligence artificielle, estimait déjà à 49 % la probabilité d’une récession américaine sur douze mois avant l’escalade militaire en Iran. La flambée récente des prix de l’énergie fait désormais basculer ce risque au-delà des 50 %, un niveau rarement atteint ces dernières années.

Mark Zandi, chef économiste de l’institution, souligne une dégradation progressive enclenchée bien avant les tensions géopolitiques. Les indicateurs se détériorent depuis plusieurs mois, dessinant une trajectoire plus fragile qu’anticipé.

 

A lire aussi : L’or accélère brutalement alors que les tensions explosent sur les marchés énergétiques mondiaux.

 


Le pétrole, catalyseur historique des crises économiques

 

La sensibilité du modèle à l’énergie repose sur un constat récurrent. Chaque récession américaine depuis la Seconde Guerre mondiale, à l’exception de l’épisode Covid-19, a été précédée d’un choc pétrolier.

Le baril américain évolue actuellement autour de 94 dollars, porté par les tensions au Moyen-Orient. Le blocage du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour près d’un cinquième du pétrole mondial, amplifie les incertitudes sur l’offre.

Malgré une production domestique élevée, les États-Unis restent exposés. La hausse des prix frappe immédiatement les ménages, réduisant leur pouvoir d’achat, alors que les producteurs tardent à augmenter leurs investissements, jugeant le mouvement temporaire.

 


Un marché du travail qui perd de sa solidité

 

La dynamique de l’emploi constitue le cœur du signal d’alerte. Les créations de postes stagnent depuis près d’un an, avec un recul enregistré en février.

Les révisions successives des statistiques du Bureau of Labor Statistics accentuent les inquiétudes : 16 des 19 derniers rapports ont été corrigés à la baisse, un record depuis la crise financière de 2008.

Cette tendance suggère une réalité plus dégradée que les données initiales ne le laissent apparaître. La consommation, pilier de l’économie américaine, pourrait en subir rapidement les conséquences.

Une mécanique économique auto-entretenue

La combinaison de coûts énergétiques élevés et d’un marché du travail affaibli enclenche un enchaînement classique. Les ménages réduisent leurs dépenses, les entreprises ajustent leurs investissements, puis les licenciements apparaissent, alimentant un cercle baissier.

Zandi précise qu’une résistance du marché de l’emploi pourrait encore contenir le choc. Sans ce soutien, la trajectoire devient nettement plus fragile, surtout avec une politique monétaire restrictive maintenue par la Réserve fédérale.

 

Selon notre expert : Un mouvement discret sur le pétrole pourrait déclencher une envolée historique du cours de l’or.

 


Une onde de choc potentielle sur l’économie mondiale

 

Une contraction aux États-Unis ne resterait pas isolée. L’Europe verrait ses exportations ralentir, tandis que les conditions financières se durciraient à l’échelle du continent.

Les estimations du Fonds monétaire international apportent un ordre de grandeur : une hausse de 10 % du pétrole sur une période prolongée entraîne une augmentation de 0,4 % de l’inflation mondiale et une réduction de la croissance jusqu’à 0,2 %.

Oxford Economics fixe un seuil critique à 140 dollars le baril. Au-delà, une récession mondiale modérée deviendrait probable, avec une contraction du PIB global estimée à 0,7 % et un basculement en territoire négatif pour plusieurs grandes économies, dont la zone euro et le Japon.

 


Des marges de manœuvre de plus en plus limitées

 

La situation actuelle place les autorités économiques face à des choix restreints. Sans soutien budgétaire ou détente rapide des tensions géopolitiques, l’économie américaine évolue vers une zone de vulnérabilité accrue.

Le facteur temps devient déterminant. Une persistance des prix élevés de l’énergie sur quelques semaines supplémentaires suffirait à accentuer les déséquilibres déjà visibles.

 


Métaux physiques et logique de sécurisation de l’épargne

 

Face à ces dynamiques instables, certains investisseurs se tournent vers des actifs tangibles. L’achat de lingots d’or, de pièces d’or ou d’argent physique s’inscrit dans une logique de diversification et de réduction de l’exposition au système bancaire.

Cette approche repose sur la recherche de valeur indépendante des politiques monétaires et des cycles économiques. Elle attire une part croissante d’épargnants soucieux de préserver leur capital face aux tensions inflationnistes et aux incertitudes financières.

 

Sources :  BDOR - ComBourse - BFM - Euronews

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

« Macron » : neuf ans après 2017, François Fillon règle brutalement ses comptes
17 septembre 2026
Michel-Édouard Leclerc veut taxer robots et IA : son idée choc pour augmenter le salaire net
17 septembre 2026
85 % des Français sont désormais inquiets de la dette : ce niveau record révèle un profond malaise
17 septembre 2026