L’or consolide après un record à 4 643 $ : Iran plus calme, Fed prudente et données US solides. Le marché reste suspendu aux annonces.
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Sommaire
En bref
• Le cours de l’or consolide autour de 4 610 $ après un sommet historique récent proche de 4 643 $, dans un marché devenu plus sélectif.
• L’accalmie relative liée à l’Iran réduit la demande de refuge, sans effacer totalement le risque géopolitique.
• Des indicateurs américains robustes limitent les anticipations de détente monétaire rapide, malgré une inflation qui ralentit.
• La Fed conserve une posture restrictive, et le calendrier des baisses de taux glisse vers le milieu de 2026.
• Techniquement, l’once reste enfermée entre 4 580 $ et 4 640 $, avec un support stratégique autour de 4 550 $.
Le cours de l’or a signé en début de semaine une nouvelle accélération spectaculaire, propulsant le XAU/USD vers un sommet historique proche de 4 643 $ l’once. Une progression fulgurante, nourrie par deux moteurs bien identifiés : la tension géopolitique et les interrogations sur la trajectoire de la politique monétaire américaine.
Pourtant, l’euphorie n’a pas duré. Dès la fin de semaine, la dynamique s’est transformée en phase de digestion, avec une stabilisation autour de 4 610 $. La performance hebdomadaire reste positive, mais le marché montre une hésitation nette. Derrière cette pause, un arbitrage permanent se dessine entre la prime de sécurité d’un côté et la contrainte des taux de l’autre.
A lire aussi : L’or explose encore et les marchés cachent une fracture que presque personne ne veut regarder en face.
Les derniers mouvements du marché ont été fortement dictés par les signaux venant du dossier iranien. Un reflux du risque immédiat provoque mécaniquement un allègement de la composante refuge, ce qui limite la capacité de l’or à prolonger son envolée.
Le ton plus modéré en provenance de Washington, notamment dans la rhétorique associée au président américain Donald Trump, a également été interprété comme un frein à l’hypothèse d’une escalade rapide. Pour les opérateurs, moins de tension instantanée signifie moins de ruée défensive.
La prudence demeure, car la détente ne ressemble pas à une normalisation. De nouvelles sanctions américaines visant des responsables iraniens et des entités liées à la gestion des protestations internes entretiennent une pression politique persistante.
Cette nuance est décisive : le risque recule à court terme, mais reste présent en toile de fond, ce qui empêche un reflux agressif des prix et maintient l’or dans un équilibre instable.
Le second pilier de la consolidation provient directement des États-Unis. Les chiffres récents dessinent une économie résiliente, une configuration rarement favorable à l’or quand les rendements restent élevés.
Les publications les plus marquantes de la semaine confirment cette robustesse :
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ressortent à 198 000 (contre 215 000 attendues).
La moyenne sur quatre semaines recule à 205 000, contre 211 500 auparavant.
Les indicateurs manufacturiers régionaux se redressent :
Empire State à 7,7 (contre -3,7)
Philly Fed à 12,6 (contre -8,8)
L’idée qui s’impose est simple : tant que l’activité tient et que le marché du travail ne casse pas, la banque centrale peut rester ferme, sans pression immédiate.
Inflation : ralentissement visible, mais insuffisant pour crier victoire
Les chiffres CPI confirment une décélération, mais à un rythme trop lent pour déclencher une bascule rapide :
Inflation globale : +0,3 % sur un mois en décembre, rythme annuel à 2,7 %
Inflation sous-jacente : +0,2 % sur un mois, 2,6 % sur un an
Le marché voit bien la désinflation. Le problème n’est pas son existence, mais sa vitesse : elle ne justifie pas, à ce stade, une détente monétaire précipitée.
Les prises de parole des responsables de la Fed agissent comme un plafond sur l’or. Le message global se ressemble : oui, des baisses de taux sont envisageables, mais le scénario de bascule rapide s’éloigne.
Austan Goolsbee (Fed de Chicago) reste favorable à des baisses plus tard dans l’année, mais conditionne tout à une confirmation des données. De son côté, Raphael Bostic (Fed d’Atlanta) maintient une ligne stricte : politique restrictive tant que l’inflation reste jugée trop élevée. Jeffrey Schmid (Kansas City) et Mary Daly (San Francisco) s’inscrivent également dans une logique de stabilité avec une politique « modestement restrictive ».
La réunion des 27–28 janvier apparaît largement verrouillée : le statu quo est presque entièrement intégré par les investisseurs.
Le calendrier d’un premier mouvement se décale désormais, avec juin comme fenêtre centrale, une probabilité estimée autour de 46,6 % selon les anticipations. Deux baisses restent envisagées sur l’ensemble de 2026, mais l’hypothèse d’un cycle rapide perd du terrain.
L’or ne distribue pas de rendement. Sa force se nourrit surtout de certains ingrédients :
détente des taux réels,
affaiblissement de la devise de référence,
montée du risque géopolitique,
doute sur la solidité institutionnelle.
Le problème actuel tient au mélange des signaux : la géopolitique continue de soutenir, mais les statistiques américaines et la posture de la Fed empêchent toute extension continue. Résultat : une consolidation sous tension, avec des réactions immédiates au moindre titre.
Selon notre expert : Le système financier vacille sous la pression des taux et l’or commence à envoyer un signal que Wall Street redoute.
L’argent a connu une respiration violente, alimentée par des prises de profits après une hausse de plus de 25% depuis le début de l’année. Après une glissade rapide (avec un recul intraday supérieur à 7% selon les séances), le métal a rebondi et revient autour de 91,29.
Sur le plan technique, le biais haussier reste présent, mais l’essoufflement apparaît :
RSI qui commence à se retourner après excès,
MACD pouvant dessiner une divergence baissière si les prix ne confirment pas.
Les zones techniques clés restent :
Supports : 84 puis 76,30 (21 DMA)
Résistances : 98,70 puis 103,20
Du côté du cuivre, la logique repose davantage sur l’industrie : électrification, transition énergétique, centres de données, véhicules électriques. L’offre reste contrainte par des rendements miniers en baisse et un pipeline de projets insuffisant. Ce déséquilibre durable suggère une tension structurelle sur les prix, ce qui renforce l’attrait des actifs tangibles dans les portefeuilles.
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