Cours de l’or et de l’argent, prix de pièces d’or, lingots d’or & bijoux en or - Gold & Silver - Agence BDOR : achat, vente & rachat d’or

Ligne directe : 03 88 234 234

Pourquoi l’or atteint-il à nouveau des sommets records ?

Le cours de l’or a atteint un sommet historique, porté par la demande des ETF et des banques centrales de Chine et de Russie.

Temps de lecture : 2 minutes

Pourquoi l’or atteint-il à nouveau des sommets records ?

Abonnez vous à nos actualités - Google News & Google Discover

En bref

• Le cours de l’or a atteint un sommet historique à 4 381 $ l’once le 20 octobre• Il a reculé de 5,5 % en deux jours, sa plus forte chute depuis 2020• Ce retrait est lié au rebond du dollar, à l’attente du CPI US et à des prises de bénéfices techniques• La demande structurelle des banques centrales (Chine, Russie) reste forte• Les ETF adossés à l’or captent des milliards, malgré la volatilité• Les tensions USA–Chine, le shutdown américain et la Fed entretiennent l’incertitude

Un record historique atteint le 20 octobre

Le cours de l’or a inscrit un sommet historique à 4 381 dollars l’once le 20 octobre 2025, alimenté par une accumulation continue de la part des banques centrales émergentes, notamment la Chine et la Russie, et par les flux massifs vers les ETF.

A lire aussi : Le dollar monte, l’or plonge : voici pourquoi les banques centrales ne paniquent pas… et ce que cela signifie pour vous.

Un retrait brutal en deux jours : –5,5 %

Mais cette hausse a été immédiatement suivie, le mardi suivant,  d’une correction violente. En l’espace de 48 heures, l’or a chuté de 5,5 %, revenant à 4 114 dollars l’once. En euro, cette baisse représente une perte de 9 902,40 € par kilo, le cours passant de 120 788,72 € à 110 886,32 €. Une telle variation en si peu de temps n’avait plus été observée depuis août 2020. Cette dégringolade s’est produite dans un climat de forte tension macroéconomique :

  • Le rebond du dollar a rendu l’or plus cher pour les acheteurs étrangers.

  • Les investisseurs ont réduit leur exposition à l’approche du CPI américain (indice des prix à la consommation), attendu comme un signal sur la trajectoire de la Fed.

  • La fin de Diwali en Inde a freiné la demande physique, dans le deuxième pays consommateur mondial.

  • L’annonce d’un possible détente commerciale entre Washington et Pékin a temporairement affaibli la demande d’actifs de protection.

La Fed et l’inflation sous surveillance

Le marché anticipe désormais deux baisses de taux d’ici la fin 2025, la première étant attendue dès la prochaine réunion de la Réserve fédérale. L’environnement reste toutefois incertain, en raison du shutdown américain qui entre dans sa 24e journée sans avancée.

Malgré un recul des taux réels à 10 ans et un marché obligataire plus favorable à l’or, les arbitrages sont dominés par la prudence. Le rôle de l’or comme actif non rémunérateur mais résilient reste central, même dans cette phase de consolidation.

La demande structurelle reste solide

Au-delà des mouvements à court terme, la demande mondiale d’or reste soutenue par des facteurs structurels. Les banques centrales émergentes poursuivent leurs achats stratégiques. Depuis 2006, leurs réserves officielles ont bondi de 161 %, atteignant plus de 10 300 tonnes selon le FMI.

Ces achats ne répondent pas à une logique de valorisation, mais à une volonté de s’affranchir des devises occidentales. Depuis l’exclusion de la Russie du système Swift, l’or s’impose comme un outil de souveraineté monétaire, difficile à sanctionner.

ETF : un afflux massif malgré la volatilité

Les fonds indiciels cotés adossés à l’or (ETF) continuent d’attirer des flux massifs. Au troisième trimestre 2025, ils ont enregistré 26 milliards de dollars d’entrées nettes, selon le Conseil mondial de l’or. Sur neuf mois, ce total grimpe à 64 milliards de dollars, un sommet historique.

Ces instruments offrent une alternative à l’or physique, avec une grande liquidité boursière, ce qui accentue leur attrait en période d’incertitude.

Tensions géopolitiques et trêve commerciale fragile

Si le recul récent du cours s’explique en partie par les discussions commerciales USA–Chine, la situation reste fragile. Un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping est prévu en marge de l’APEC, tandis que des négociations bilatérales se déroulent à Kuala Lumpur.

L’éventuelle reprise des achats chinois de soja et l’arrêt des exportations illégales de fentanyl sont au cœur des échanges. En parallèle, les États-Unis envisagent de limiter l’accès chinois à certains logiciels stratégiques. Ce climat hybride continue d’entretenir une forte demande de couverture sur les marchés.

Analyse technique : la dynamique haussière reste intacte

Malgré la violence du repli, le marché reste techniquement haussier. Les principaux niveaux de support à surveiller se situent à :

  • 4 100 $ : seuil testé après la correction

  • 4 000 $ : moyenne mobile 20 jours

  • 3 947 $ : plus bas du 10 octobre

Les résistances à franchir pour relancer la dynamique sont situées à :

  • 4 218 $ : sommet du 15 octobre

  • 4 330 $ : plus haut intermédiaire

  • 4 365 $ : bande supérieure de Bollinger

Perspective : une consolidation, pas un retournement

Le cours de l’or pourrait rester volatil dans les prochains jours, au gré des publications macroéconomiques et des annonces de la Fed. Mais les fondamentaux restent bien orientés, entre achats stratégiques, flux ETF et incertitude géopolitique persistante.

Goldman Sachs maintient d’ailleurs son objectif à 4 900 $ d’ici fin 2026, confirmant la solidité du mouvement structurel.

Sources : BDOR

Prenez en main votre patrimoine : que faire maintenant ?

Partager l'article :

Découvrir aussi

La Russie vend 6 tonnes d'or : les sanctions poussent Moscou à liquider
23 octobre 2026
L'argent tombe à 47,89 euros l'once, au plus bas depuis novembre 2025, en deux semaines de chute
23 octobre 2026
L'or recule de 4,1 % en une semaine, la Fed et le pétrole pèsent sur les cours
23 octobre 2026